MADAME THATCHER IS DEAD VIVE LE PRINTEMPS

MADAME THATCHER IS DEADVIVE LE PRINTEMPSHier, Madame Margaret Thatcher, ex-premier ministre britannique, de 1979 à 1990, surnommée « la dame de fer », est décédée à Londres à l’âge de 87 ans. Cette femme, de son vivant, porté au pinacle par les possédants, ne laissera guère de regrets dans les cœurs des vivants et l’image dans la postérité d’une calamité surnaturelle dont les hommes auraient pu se passer.Le mérite insigne que « les possédants lui reconnaissent et dont ils lui savent gré, est d’avoir tordu le cou aux syndicats britanniques et par là d’avoir préparé aussi un contexte favorable à l’évolution « moderniste » du « Labour party », d’avoir ouverte la carrière aux Tony Blair et Gordon Brown.Cette victoire de la bourgeoisie anglaise sur la classe ouvrière, la « Dame de fer » l’a obtenu en faisant table rase de « l’industrie britannique » fermeture des mines, mort de l’industrie automobile même ses marques les plus prestigieuses. À la fin de l’ère Thatcher, l’Angleterre était devenue un « no man’s land » industriel. L’équation était simple : plus d’industries, plus de bastions ouvriers, plus de syndicats arrogants.La contre partie nécessaire de cette évolution ne pouvait-être que l’exportation ailleurs de l’activité industrielle et la financiarisation à outrance de l’économie britannique. C’est-à-dire, la plus totale liberté de circulation des capitaux sur la planète, et les « délocalisations industrielles » en un mot « la Mondialisation ».Eh oui, « la mondialisation » qui fait encore au présent tant de dégâts détruisant chaque jour davantage le tissu industriel des nations européennes, déstructurant les capacités de résistance sociale, précipitant les populations dans le paupérisme et la précarité, c’est pour une grande part à Madame Thatcher que nous la devons. À Madame Thatcher et à Ronald Reagan, son alter ego américain.Certes, dans un premier temps, cette évolution des structures de l’économie mondiale eut pour effet de « booster » l’activité économique et d’accélérer la concentration des capitaux à l’échelle planétaire. Mais ce ne pouvait-être qu’au détriment des « nations subalternes » réservoirs de main-d’œuvre à bas prix, interdite, de facto, sous la férule impérialiste du marché mondial, de développer leur propre agriculture vivrière, des économies équilibrées. Cela préparait surtout les conditions de la crise gigantesque que nous vivons actuellement qui répand ses souffrances à la surface du globe.Mais outre « les calamités économiques » auxquelles elle a une lourde part de responsabilité, Madame Thatcher, pour notre mémoire, c’est aussi la guerre des Malouines » (Falkland Island, pour les Britishs), la répression féroce en Irlande du Nord, le martyre horrible de Bobby Sands, mort de faim dans les geôles britanniques, et la détermination terrifiante dont elle fit preuve à cette occasion.Alors non, il ne nous vient aucune larme, aucun regret à la pensée de cette Érinye morte. Plutôt une sorte de paix intérieure et de sérénité retrouvée. L’idée fielleuse selon laquelle à l’heure fatale, « les morts sont tous des braves types » et appellent malgré tout à la réserve et au respect des vivants, est une invention de « faux-cul ». Il est au contraire, naturel et sain de se réjouir de la mort de ses ennemis. Madame Thatcher a fait trop de mal aux travailleurs et aux classes populaires britanniques, et même bien au-delà, à l’échelle planétaire pourrait-on dire. Son nuage noir disparait enfin du ciel des hommes, peut-être bien que le ciel va redevenir bleu et le soleil de l’espérance bientôt se rallumer. En tout cas, on se sent léger ce matin, les oiseaux font leurs nids, et vive le printemps des peuples.

Please follow and like us:
0
Tweet 20
Pin Share20

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

YouTube
LinkedIn
Share
Instagram
Retour en haut