LA DANGEREUSE OBSTINATION DE NATHALIE KOSCIUSKO-MORISETLoin de nous l’idée de voler au secours du nouveau Président de la République. Nous avons trop de vrais griefs à lui faire, pour accepter que certains, la dame à laquelle on s’adresse n’est ici pas seule visée, occupent le terrain avec des sujets sans fondements qui témoignent de leur grande vacuité.Non, madame Kosciusko-Moriset, il n’y a aucune commune mesure entre la sortie de Nicolas Sarkozy au salon de l’agriculture de 2008, et celle que vous voulez voir dans la répartie, en 2013, de François Hollande répondant à une petite fille. Comment comparer la grossièreté et l’injure à la phrase lisse et polie. Non, « casse toi pauv’con » n’est pas de la même nature que : « eh bien, tu ne le verras plus » quand bien même l’on prêterait à cette saillie un sens sibyllin qu’elle n’avait peut-être pas dans l’intention de son auteur..Je sais ce qui vous a blessé. Non pas la phrase elle-même, elle est tout à fait anodine, mais le fait que François Hollande ait affirmé à sa petite interlocutrice qu’elle ne le verrait plus jamais. Il a dit cela, dans le temps où une partie de l’UMP groggy, encouragée dans ses illusions par Bernadette Chirac, à défaut d’en trouver un nouveau, remède à son désarroi ,s’accroche à l’idée du retour de son ancien« champion ».François Hollande, dite vous est obsédé» par Sarkozy. Mais il semble que l’obsession soit votre fait et qu’elle vous égare. En vous acharnant, de la sorte à excuser l’inexcusable, ne voyez-vous pas que vous finirez par attirer sur vous l’opprobre que votre « Ostrogoth » avait tellement mérité ? En vous obstinant à ne pas voir la différence qu’il y a entre une incongruité et une phrase policée ne craignez-vous pas qu’à la fin les français doutent de votre bon sens ?
