LES BRЀVES DE CONTEUR,L’AVOCAT ET LE MAROCAIN. Ministre du redressement productif, la « gauche » de la gauche, le nationalisateur à la petite semaine, le père Fouettard des patrons, qui menace Lakshmi Mittal, tance Pierre Peugeot et répond vertement à Maurice M Taylor. Qu’a-t-il dit Arnaud quand Renault annonça 7500 suppressions d’emplois d’ici 2016, environ 15% de son effectif. ? Il a dit à la sortie du conseil de ministres (16 janvier 2012)Pas de fermetures d’usine annoncées, pas de licenciements « Les lignes rouges que s’est fixé le gouvernement n’ont pas été franchies ». « C’est mieux que de se retrouver avec des plans sociaux, des fermetures de sites brutales qui font beaucoup de mal au moral des entreprises ».Deux phrases, deux petites phrases seulement, et tout s’effondre du portrait médiatique qu’il s’était voulu modeler. Plus de dur, plus de ferme, plus de vérités assassines, rien que du mou, du liquide même, du mensonge, de la flagornerie. 7500 suppressions d’emplois, psitt ! désindustrialisation de la France, pschitt ! Montée en puissance de la production automobile délocalisée, pschitt ! Rien à cirer, ils n’ont pas… etc. Arnaud « belle gueule » c’est rien que de la gueule des effets d’annonce sans lendemain, des effets de manche sans conséquence. Il pratique le « marocain » comme le barreau.FRANCOIS LE CONQUÉRANT. 18OO soldats français, lourdement équipés des matériels modernes les plus sophistiqués ont en quelques jours reconquis le Mali, deux fois et demie la France, presque sans tirer un coup de feu. « Les islamistes ont fui ». Je croyais pour ma part que la conquête, à plus forte raison la reconquête, était la prise de contrôle d’un territoire au terme de combats. Si les chroniqueurs avaient gardé la tête froide, ils se seraient limités à dire que la France avait pris le contrôle ou avait occupé le nord Mali. Devant l’avancée d’une armée moderne sur équipée et bien entrainée, les combattants islamiques ont opté pour la stratégie du repli tactique. Il n’y a rien de déshonorant à cela. Toutes les armées du monde optent pour cette solution face au rouleau compresseur d’un ennemi par trop puissant, pour peu que la géographie les assure de ce que l’on appelle, une certaine profondeur stratégique. C’est-ce que firent par deux fois dans l’histoire moderne de la Russie, l’armée tsariste confrontée à l’invasion napoléonienne et l’armée rouge, 129 ans plus tard, face à l’offensive hitlérienne. Or on connait le dénouement. Le repli tactique n’est pas la défaite des uns, pas d’avantage la victoire des autres. Cette page de l’histoire reste à écrire.Avancer avec des véhicules blindés, des avions, des hélicoptères, rien de plus facile. Mais le Mali, 1 241 238 KM2, pour 4000 soldats français à présent, cela fait un soldat pour 300 km2 (30 000 hectares). Tenir la place, garder le contrôle du pays sera bien moins aisé. Surtout quand on considère, à la lumière des évènements récents, que la zone à contrôler pourrait s’étendre bientôt à toute l’Afrique subsaharienne, soit environ 10 fois plus vaste. Attention, Chanteclair pourrait bien déchanter bientôt.LACHE TA CROIX ! Le pape (rétrograde) appelle à la modernisation de l’église, et il prend même les devants. Totalement à contre pied du « grand mouvement social moderniste » qui recule l’âge de la retraite des salariés et n’a de cesse de remettre « les séniors » au travail, en souhaitant secrètement que ceux-ci passent un jour directement de la vie active au tombeau, lui vient d’avancer l’âge ouvrable de la retraite des papes du tombeau à 85 ans. Vive le progrès social !ATTENTION AUX COULEUVRES EMBUSQUÉES. Le cholestérol, bon pour la santé ? Ce diable de l’alimentation humaine qui durcit et bouche les artères, fais « péter » les vaisseaux et « fusille » les coronaires, entrerait-il en grâce. C’est le professeur Philippe Even, qui vient de lancer un nouveau pavé dans la marre de la « vérité médicale révélée ». Ce ne serait pas la première fois en médecine que la vérité d’hier deviendrait le mensonge d’aujourd’hui. Comme quoi lorsque l’on est obligé d’avoir recours aux médecins, on est pas pour autant obligés de se coucher devant leur science.Il est certes remarquable que les pavés que jettent depuis quelque temps les professeurs Philippe Even et son acolyte Bernard Debré viennent à point pour justifier « les déremboursements de médicaments ». Cette circonstance jette une ombre sur leur propos et une suspicion sur les mobiles véritables de leurs sorties. À nous faire douter de leur bonne foi.Certes, qui pourrait le nier, un régime alimentaire bien équilibré et une hygiène de vie adaptée sont, sans nul doute, les meilleures assurances contre « l’hyper cholestérolémie », subséquemment un retour à de bonnes pratiques est probablement le meilleur des remèdes. Mais, n’est-ce pas dire que les malades, à l’exception des cas liés à des facteurs génétiques, le sont par leur faute. N’est-ce pas ouvrir une brèche dangereuse dans l’approche éthique des questions de santé publique ? Le tabagisme, l’alcoolisme, toutes les addictions et toutes les pathologies qui en découlent, mais aussi l’obésité, et une multitude d’autres affections pourraient un jour être réputées des « maladies que l’on peut éviter», voire même soigner tout simplement avec une bonne hygiène de vie. Plus même, ne pourrait-on pas dire dès lors que rembourser des traitements, chimiques ou autre pour soigner ces affections, ce serait entraver la prise en charge des patients par eux-mêmes et retarder leur retour à une hygiène de vie appropriée. Quelques fiscalistes, chambre des comptes et gouvernements, qui sont devenus propriétaires de notre santé, pourraient être tentés de trouver là quelques justifications à opérer des coupes drastiques dans « les budgets de la santé..C’est pourquoi, nous qui ne sommes ni médecin, ni biologiste et n’avons pas un bagage scientifique suffisant nous ne nous aventurerons pas à émettre un avis trop précis sur ces questions, préférant pour l’instant, bien que notre sympathie aille spontanément aux thèses du professeur Even, nous en tenir à l’observance de la neutralité qui sied aux profanes.CONFLIT D’INTÉRÊTS. Lisant attentivement le dossier du « Nouvel Obs » « Cholestérol, un ennemi imaginaire ? » notre bon sens a trébuché sur la courte phrase que voilà : « L’Amérique aura ainsi appris à l’occasion qu’au nom du droit à la propriété intellectuelle les piluliers tiennent secrète les études qui font apparaître l’inefficacité, voire la toxicité des substances testées (toutes les agences du médicament dans le monde demandent à y avoir accès, en vain) ».Les piluliers détiennent la formule, mais que sont-ils sans le marché solvable c’est-à-dire les « consommateurs » qui achètent leurs produits. Ceux-ci n’ont-ils pas le droit à toute la clarté sur les produits qu’ils achètent ? Qui ne verra qu’il y a là un conflit d’intérêt évident, entre « propriété privée intellectuelle » et « santé publique », lequel doit être à l’évidence tranché au bénéfice de la santé publique, car c’est l’intérêt collectif, commun de l’humanité.Les laboratoires, les chercheurs, peuvent protéger leurs créations par des brevets et vendre les droits d’exploitation de ceux-ci. En matière de propriété, pour faire une concession à ce concept, ce serait largement suffisant à payer lesdits laboratoires et chercheurs de leurs efforts. Le monopole de ceux-ci sur leurs création poussé jusqu’au secret, et interdisant de fait l’action préventive des agences du médicament, relève carrément de l’abus du droit de propriété et nous fait choir dans « l’horreur économique ».Nous voilà face à un cas d’école qui désacralise le fameux droit « de propriété ». Voilà qui nous fournit une illustration criante de ce principe « de droit humain » qui implique que l’intérêt social est au dessus et doit primer sur le droit de propriété. NÉPOTISME ? Ségolène Royal vient d’être nommée « Vice présidente et porte-parole de la Banque Publique d’Investissement ». Seuls des commentateurs malhonnêtes à l’esprit mal tourné voudront y voir la manifestation de l’une de ses faveurs que les pouvoirs réservent aux membres de leur famille ou à leurs proches. Qu’allez-vous donc chercher là, François et elle ne vivent plus ensemble depuis belle lurette, ils n’ont même pas le moindre lien de parenté, ils n’ont jamais été mariés. – alors, cessez vos insinuations malsaines. – D’ailleurs !- Oui, quoi ?- D’ailleurs, la fonction ne donne lieu à aucune rémunération.En son temps, Sarkozy aussi, avait eu l’intention d’assoir le « prince Jean son fils » à titre « bénévole » sur l’un de ces strapontins doré de la République. Mais nul n’osera faire la moindre comparaison avec la lourde charge qui échoit à présent à Ségolène. ÇA SENT L’ENTOURLOUPE. Première heure : deux policiers qui « participaient », nous dit-on, à une course poursuite sont morts la nuit passée dans un accident sur le périphérique nord de Paris. Bon, ce sont des choses qui peuvent arriver. Une course poursuite n’est jamais sans risques. Mais là il y a tout de même quelque chose d’étonnant. Leur voiture a été heurtée par l’arrière. Qui poursuivait qui ? Toujours plus fort, le conducteur de la voiture poursuivi a été interpelé. Par qui ? Par les morts ? Ca sent l’entourloupe vous dis-je.Premiers développements à la mi-journée. Il apparait qu’une voiture de police qui pourchassait un véhicule a été « semé ». Les policiers ont fait appel à d’autres voitures dans le secteur. C’est alors qu’un véhicule de la « BAC », avec trois policiers à bord, venant en bretelle, à surgit sur le périphérique devant le véhicule pourchassé, afin nous dit-on de le ralentir. Alors, certes, les deux jeunes gens interpellés ne sont pas « des saints », de là à dire qu’ils ont fait exprès de foncer dans le véhicule identifié police pour tuer du « flic » et les déferrer au chef d’homicide volontaire, il y a peut-être un pas qu’il ne convenait pas de franchir si vite.Les fuyards « roulaient à vive allure » comme l’on dit les policiers survivants, eux-mêmes, qui ont procédé à leur arrestation. Occupés du véhicule qui les poursuivait, ont-ils seulement vu venir le véhicule de la « BAC » ? L’on t-il vu assez tôt ? Peut-être ? Peut-être pas ? Dans l’attente des réponses à ces questions, ne faut-il pas mettre sur le compte de l’émotion, l’interprétation selon laquelle « les chauffards » auraient fait exprès de foncer sur un véhicule identifié « police ». Ne peut-on se poser cette autre question : en se jetant ainsi dans la trajectoire du 4X4 en fuite, les policiers de la « BAC », n’ont-ils pas usé d’un procédé, pour le moins, suicidaire.Nul doute que nous aurons dans les jours prochains, matière à revenir sur cette affaire.
