ÉTHYLOTEST OBLIGATOIREDÉCRÉT ANNULÉ,LA SATISFACTION DE « LAVOIEDESSANSVOIX »Dans un article, publié le 26 juin 2012 et intitulé « Scandale au coeur de la république », nous nous étions engagés sans réserve contre le décret de Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur. Notre article a eu un succès considérable. Il a été repris et publié par moult sites et blogs. Il a figuré un temps en tête des articles les plus consultés. Aussi pouvons-nous être fondés à croire que nous avons contribué, à notre échelle, au retrait de ce texte, et sommes fiers d’avoir apporté notre part modeste à cette mobilisation. Notre Site, lavoiedessansvoix.fr, est donc justifié à afficher sa grande satisfaction. Nous remercions tous nos lecteurs auxquels nous devons ce succès.Le ministre de l’Intérieur, Manuel Walls, a confirmé récemment que l’obligation faite à tous conducteur d’un véhicule routier à moteur, de détenir un éthylotest, sous peine de verbalisation, était définitivement annulée. Il n’a pas vraiment suivi en cela l’avis du CNSR (Conseil National de la Sécurité Routière) qu’il avait sollicité, Il faut dire que cette instance en recommandant la détention d’un éthylotest tout en suggérant que sa non-détention ne devait pas être verbalisée, s’en était tenu à une position « mi-figue mi-raisin » totalement impraticable. C’était dire en termes voilés que le CNSR partageait l’avis que cette obligation était sans fondement, mais ne souhaitait pas prendre la responsabilité de son annulation, laissant au ministre le soin d’endosser celle-ci. Le décret, que Sarkozy avait annoncé à grands fracas le 30 novembre 2011, dont le retrait est enfin confirmé, est une victoire pour tous ceux qui ont publiquement lutté contre son application en signifiant leur opposition à une mesure qui à l’évidence obéissait à des prises d’intérêts privés plus qu’a un souci véritable de sécurité routière.MAIS LE SCANDALE SUBSISTE « Il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages ». À qui fera-t-on croire que le décret qui instituait cette obligation, pris dans la précipitation, juste avant la date de fin de la législature précédente, et aux instances d’un certain lobby et de certains acteurs identifiés, n’a pas donné lieu à quelque « deals » ? Nous sommes fondés à subodorer qu’à l’origine de cette affaire, certains décideurs ont probablement touché de ces émoluments qu’en langue populaire on appelle plus couramment des « pots de vin ». En France, dans des cercles ministériels peut-on impunément se livrer à des pratiques que d’aucuns croyaient réservées à des « Républiques bananières « .Le décret certes est annulé, mais le scandale subsiste. S’il n’est pas extirpé, le soupçon restera comme une souillure sur nos institutions. La santé morale de celle-ci l’exige, une enquête doit être diligentée et des poursuites engagées si des faits avérés venaient donner foi à cette suspicion. Au demeurant, n’appartient-il pas à ceux qui alléchés par la perspective de gains douteux où de profits immédiats, ont pris à la légère des décisions aberrantes, de répondre de leurs responsabilités, devant les salariés de l’entreprise « Contralco », qui vont à présent subir de plein fouet les conséquences de l’abrogation.
