BONNE ANNÉE,

BONNE ANNÉE,(Chers amis visiteurs. Des éléments mal intentionnés attaquent et perturbent le fonctionnement de ce Site. C’est la raison qui explique l’irrégularité actuelle de nos publications et le retard patent de celle-ci. Veuillez nous en excuser. LVDSV).* On a, dit-on, chers amis visiteurs, tout le mois de janvier pour présenter ses vœux. Nous sommes donc dans les tempsDans un article précédent, « Joyeux Noël », du 26 décembre, nous nous étions limités à dire notre colère et notre indignation, point final à une année qui s’achève. Mais nous souhaitons être plus constructifs au regard de celle qui commence. Nous voulons craquer quelques allumettes et apporter notre petite brassée de bois sec, tenter de réchauffer les cœurs, d’y rallumer la flamme de l’espérance qui est celle de la lutte et des peuples debout.Certes, la raison du vainqueur est toujours la meilleure. N’est-ce pas lui qui écrit, à sa convenance, sa version de l’histoire ? C’est dire que celui-ci, quel qu’il soit, détient toujours la vérité. Mais, parce que c’est l’histoire et que par-devers elle rien n’est éternel, la raison du vainqueur ne lui appartient qu’un temps. Jusqu’à la défaite prochaine que lui infligera son ennemi d’hier devenu plus fort, ou un adversaire nouveau que les circonstances lui opposeront.Ainsi, par-devant la tranche de l’histoire contemporaine qui s’est achevée avec le siècle précédent. Les « économistes », ces propagandistes patentés du système, toutes les sirènes médiatiques, sont-ils fondés à le dire : « le capitalisme est le seul système économique qui marche ». En effet ; puisqu’il a vaincu le « système collectiviste soviétique ». Cela ne saurait pas même faire débat. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement puisqu’il est le seul qui existe à présent .Nous en étions restés là. Mais nous voulons aujourd’hui examiner cette question avec lucidité et sérieux. Le système capitaliste est-il vraiment supérieur au système collectiviste ? Le système capitaliste est-il véritablement le seul système économique qui marche ?La traite négrière. À l’orée de son existence, le capitalisme a profité de la traite négrière, de deux façons. Directe, par le négoce « du bois d’ébène », c’est ainsi qu’ils nommaient les cargaisons d’esclaves africains. Cetteactivité fort rémunératrice a largement contribué « à l’accumulation primitive du capital ». Et indirecte, cela lui donnait accès de la sorte à des matières premières bon marché pour alimenter ses manufactures. Avec les produits de celles-ci, il a ruiné en sus l’artisanat des Indes, précipitant ce pays, prospère jusque-là, dans la misère endémique et les famines à répétition.Or, si on évalue la traite négrière atlantique à environ 11 millions d’individus déplacés, du fait des massacres pratiqués lors de « la collecte » des esclaves, des morts par mauvais traitement ou maladies liées aux conditions d’hygiène, dans les camps de rétention ou dans les cales des navires de transport, c’est probablement à une centaine de millions ou plus qu’il faut évaluer les victimes de cette atroce pratique sur la base de quoi ce sont établies bien des fortunes occidentales. Or nous ne nous étendrons pas là, sur les terribles conditions de vie et de travail, les humiliations, les châtiments corporels, les mutilations, le droit de mort que s’arrogeaient les maîtres, et dont furent couramment victimes ces populations.La surexploitation du travail salarié. Devenu le « mode de production dominant ». Le capitalisme se révéla être un système de brutes, faisant travailler les hommes les femmes et les enfants 12, 14 heures par jour et parfois plus, dans ses manufactures et ses mines. Donnant naissance à une population hâle d’êtres chétifs et maladifs, dans laquelle les accidents du travail, l’alcoolisme et la tuberculose faisaient des ravages considérables.Répressions bestiales. Quand les travailleurs surexploités voulurent pour se défendre, se regrouper en « unions », avisèrent de se mettre en grève ou de se révolter, c’est sans états d’âme que les maitres de forges ou de mine en appelèrent à la troupe pour mâter « cette racaille ». Ils faisaient tirer à balles réelles sur « les classes dangereuses », c’est ainsi qu’ils les appelaient, sur nos grands-parents en aillions, tuant parfois plusieurs dizaines de milliers d’hommes comme au temps de l’écrasement de la révolte des canuts de Lyon (1831 et 1834) ou de la commune de Paris (1871).L’aventure coloniale. Le capitalisme mit en coupes réglées les peuples et les nations, subalternes, à son sens. Il ne recula pour les besoins de cette entreprise mafieuse, sur l’emploi d’aucunes méthode, même les plus sordides, qui pouvaient le conduire à ses fins. Ainsi, afin d’asservir la Chine, il n’hésita pas à la pervertir en y développant l’usage de l’opium, puis au nom de « la liberté du commerce » oui, vous avez bien lu, c’est au nom de la liberté du commerce de la drogue qu’il, fit à la Chine impériale, deux guerres (1839/42 et 1856/60) restées dans l’histoire sous le nom de « Guerre de l’opium ».Frappant, tuant, humiliant par dizaines de millions, les peuples d’Asie et d’Afrique le capitalisme occidental leur faisait extraire eux-mêmes les richesses de leur pays pour les charger sur ses bateaux de pirates avec lesquels ces bandits emportaient le butin chez eux : ivoires, bois précieux, café, diamants, sucre, coton, or, cacao, caoutchouc… Combien d’Africains noirs, combien d’Arabes d’Afrique du Nord, combien d’Indiens, de Chinois et de Tonkinois sont-ils morts victimes des guerres au temps de la conquête coloniale ? Combien sont tombés sous les coups de fouet, ou carrément exécutés pour insubordination ? Plusieurs milliers d’Africains moururent d’accidents et de pénibilité du travail, de mauvais traitement ou d’assassinats sous la conduite des chefs de chantier belge qui construisirent le chemin de fer du bas Congo de 1890 à 1908. Plus encore (17 à 3O milles selon les sources, furent victimes des colons français dans les années 1930, lors de la construction du chemin de fer Congo-océan » ? Combien d’Indochinois sont-ils morts victimes des tortionnaires français dans les plantations d’hévéas de l’ancien royaume d’Annam ?Enfin, vers la fin du XIXème siècle, chacun de ces larrons voulait sa part du butin, le roi des Belges et l’Empereur d’Allemagne revendiquaient leur part à la Couronne d’Angleterre à la France et au royaume des Pays-Bas qui avaient accaparé l’essentiel. Pour sustenter leurs insatiables appétits de profits, les voraces capitalistes d’Europe et d’Amérique se lancèrent ainsi dans une atroce compétition internationale de « partage du monde ». En cette fin de siècle, celui de l’Afrique était particulièrement à l’ordre du jour. Encore peu exploité, le continent martyr fut l’objet d’un partage lors de la conférence de Berlin 1884/85). Mais cette dernière n’empêcha nullement la montée des tensions entre les brigands, émaillée d’incidents et de conflits localisés (guerre du Rif 1925) dont les peuples coloniaux eurent les souffrances et qui devaient aboutir à la Première Guerre mondiale.La Première Guerre mondiale ! Oui, vous savez, cette grande boucherie, dont ils sont si fiers, encore aujourd’hui, et qu’ils appellent toujours révérencieusement : « la Grande Guerre ». Ils envoyèrent alors, pour la défense de leurs profits, toute la fine fleur de la jeunesse d’Europe s’entrégorger dans les boues fétides des tranchées. Des millions de jeunes hommes massacrés, au nom de la Patrie, à chaque peuple la sienne, « mort pour la France » dit-on chez nous, encore aujourd’hui, alors que tout un chacun sait à présent qu’ils sont morts en vérité pour le confort des De Wendel, des Krupp, des de Rostchild, des Nobel. 9 millions de morts au moins, la fine fleur de la jeunesse européenne. Mais combien de mutilés, de « gueules cassées, de veuves et d’orphelins, mais aussi d’amertumes et de rancoeurs qui seraient les ferments prochains d’un nouveau conflit pire encore ?En fin 1916 et en 1917, les fraternisations de soldats se multiplièrent sur tous les fronts ainsi que les désertions en masse, particulièrement sur le front russo-allemand. Les officiers des armées de nos pays « évolués et démocratiques », firent exécuter ou exécutèrent eux même, par centaines, ces rebelles qui ne voulaient plus mourir pour les profits des bandits capitalistes. Les peuples allaient-ils refuser de continuer à servir de chair à canon ? C’était en tout cas le message fort que délivrait la révolution victorieuse des ouvriers et des paysans russes en signant la paix séparée de Brest-Litovsk. La fermentation révolutionnaire s’emparait de toute l’Europe. La révolution de novembre 1918 en Allemagne contraignit les massacreurs à mettre fin à l’hécatombe.La curée. L’Allemagne ainsi tétanisée, la France et l’Angleterre pouvaient s’arroger la victoire. Comme d’horribles charognards, les impérialistes français et anglais fondirent alors sur les dépouilles des Empires ottoman et austro-hongrois et achevèrent le dépeçage de ceux-ci. Ils imposèrent à l’Allemagne l’inique traité de Versailles, et au reste de l’Europe continentale quelques autres traités tout aussi iniques (Saint-Germain, Trianon, Neuilly, Sèvre, Lausanne.), coupant l’Allemagne en deux par le détroit de Dantzig, amputant la Hongrie d’une grande partie de son territoire, humiliant l’Italie pourtant dans le camp des « vainqueurs », morcelant à souhait les Balkans et legrand Royaume arabe promis au shérif de La Mecque. Ils multiplièrent ainsi les rancoeurs et les humiliations, des nations et des peuples, qui allaient devenir autant de sources de conflits, et constituer le terreau de la montée du fascisme dans toute l’Europe.Agression meurtrière contre la révolution russe. La révolution socialiste des Ouvriers et des Paysans russes apparaissait comme une contestation vivante du « sacro-saint» dogme capitaliste de la propriété privée des moyens de production qui est le fondement du système d’accaparement des richesses de tous par quelques-uns. Aussi lancèrent-ils leurs forces, dites de l’entente, à l’assaut de la toute nouvelle République des soviets, ne rechignant pas à s’allier avec les généraux « blancs » réputés antibolchéviques, pourtant tout autant antisémites, les Kornilov, Dénikine, les Wrengler, les Kolchak, imposant au peuple et au pays martyr une longue et désastreuse guerre civile qui fit des millions de victimes et engendra la famine.Malgré tout, quoique fort meurtri, la révolution russe sortit victorieuse de l’épreuve de la guerre civile et de l’encerclement de « l’Entente ».Enrôlement du fascisme. Grèves en Italie, République des conseils en Hongrie, révolution spartakiste des ouvriers allemands de 1919, la mobilisation révolutionnaire menaçait d’embraser dès lors toute l’Europe. C’est la France la première, mission Berthelot, qui contribua à l’écrasement de la Révolution hongroise de 1919 et installa au pouvoir le premier régime fasciste et anti sémite, celui de l’amiral Horty. Ils ne rechignèrent pas alors, avec la bénédiction et l’aide active de « notre très sainte mère l’église romaine » à en appeler au fascisme et au nazisme pour mater la poussée révolutionnaire, exécuter des syndicalistes et des militants ouvriers par dizaines de milliers, en Italie, en Hongrie, en Russie, en Espagne, en Chine, en Allemagne, etc.Instrumentalisation de l’antisémitisme. Nombreux étaient, partout en Europe, les ouvriers et intellectuels juifs engagés dans le mouvement ouvrier révolutionnaire d’alors, dans les syndicats, dans le mouvement communiste. C’est au nom de la lutte à mort contre ceux qu’ils appelaient couramment « les judéo-bolchéviques », que commença la croisade européenne antisémite, donnant cours à une résurgence « raciste », moderne si l’on peut dire, de l’antisémitisme religieux de grand-papa, qui devait aboutir à l’horreur absolue de « la solution finale »Instrumentalisation de la machine de guerre allemande. Sous la conduite et la haute autorité morale de l’Église apostolique romaine, des papes Pie XI et surtout Pie XII, les capitalistes d’Italie et d’Allemagne, mais aussi ceux d’Angleterre, des USA et même de France, contribuèrent à l’accession de Mussolini puis celle d’Hitler au pouvoir. C’est avec l’aide et la complicité active des États-Unis d’Amérique et de l’Angleterre qu’ Hitler put procéder à l’armement rapide du IIIème Reich. Alliés de Franco et du clergé ibérique ils matèrent dans le sang la République espagnole. Ils avaient une idée derrière la tête, celle de lancer la machine de guerre nazie à l’assaut de l’URSS, de finir en 1940 le boulot qu’ils n’avaient pu achever en 1919/1922. Hitler allait écraser le pouvoir des soviets, on s’occuperait de lui plus tard. Il convenait pour le moment de lui laisser le champ libre. D’où le « silence », ou pour vrai dire, la complicité active de l’Église dans le sort réservé aux Juifs d’Europe. D’où le fameux traité de Munich, d’où cette période obscure que l’on appela « la drôle de guerre » où la France et l’Angleterre, officiellement en guerre contre l’Allemagne, laissaient celle-ci dépecer la Yougoslavie, annexer l’Autriche, envahir la Pologne et les pays baltes, enfin déclencher: « l’opération Barbarrossa », la grande offensive qui aurait dû conduire les hordes hitlériennes à Moscou à travers l’Ukraine et la Biélorussie.Aurait dû !Sous le drapeau de la « liberté », le talon de fer de l’impérialisme yankee. L’URSS malgré tout, parvint à terrasser la machine de guerre nazie durant la plus terrible des batailles de l’histoire, celle de Stalingrad (960 000 morts, Soviétiques et Allemands) puis entrepris de refouler les hordes hitlériennes à travers toute l’Europe. Craignant à présent une avancée soviétique jusqu’à l’Atlantique, qui ferait basculer les pays capitalistes avancés d’Europe occidentale (Allemagne, France, Italie) dans l’escarcelle de « Staline », Les Anglos américains se décidèrent enfin à passer à l’offensive sur le front occidental. L’avancée des « libérateurs venus d’outre-Atlantique» occasionna des destructions massives, pas toujours justifiées qui donnèrent cours à des plaisanteries douces-amères sur « le coup d’œil américain » et qui préparaient en vérité le plan Marshall d’asservissement économique de l’Europe occidentale.Crime contre l’humanité. Puis, crime des crimes, qui rivalise bien par l’horreur qu’il suscite avec le degré d’amoralisme des crimes nazis, pour assoir leur domination dans cette région du monde, les USA finirent « leur guerre du Pacifique », en lâchant l2 « bombe A » sur Hiroshima et Nagasaki (probablement 250 000 morts directs, c’est sans compter ceux induits par les cancers et autres maladies, qui s’en suivirent).Tournant. Au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, tel le canard de Robert Lamoureux, l’URSS vivait encore. Elle était, au prix de 2O millions de morts, venu à bout de l’entreprise guerrière fomentée contre elle. Elle en sortait même en apparence grandie et plus forte. Eisenhower, alors commandant en chef des forces alliées en Europe, n’avait pas donné suite aux pulsions belliqueuses du Général Patton, ce grand héros de l’Amérique, qui brûlait de s’allier aux nazis pour aller décrocher Moscou, venir enfin à bout du régime soviétique qu’il considérait comme son véritable et pire ennemi. Mais le problème restait entier et la lutte antisoviétique de l’Amérique allait seulement emprunter d’autres voies. Guerre de Corée, priorité donnée au développement de l’armement nucléaire, le même Eisenhower, devenu président des États unis, fut celui qui les engagea dans « la guerre froide ».Guerres et répressions dans les empires coloniaux. Les pays coloniaux étaient entrés en rébellion Les USA soutenait souvent en sous-main les insurrections nationales qui refoulaient les anciennes métropoles et en profitaient pour étendre leur emprise sous la forme nouvelle de ce que l’on appelait alors « le néo-colonialisme ». Ce positionnement ne les empêchait pourtant nullement d’être complices, en maintes situations, des métropoles colonialistes. Ce n’est qu’en regimbant que celles-ci lâchèrent leurs proies. Si l’Angleterre opta pour un désengagement « pacifique », ce ne fut pas sans meurtres, répressions, complots et manœuvres insidieuses, pour sauver l’essentiel à ses yeux, le contrôle des façades maritimes et des points stratégiques de la navigation des mers du globe, ce ne fut pas sans fomenter pour régner tout de même, quelques divisions et guerres par délégation : indépendance des Émirats, sécession du Pakistan. La France et le Portugal optèrent eux pour la répression semant la mort et la désolation : Guerre d’indépendance de l’Indochine 1945/1954, guerre d’indépendance de l’Algérie (1956/1962) guerre d’indépendance de l’Angola (1961/1975) guerre d’indépendance du Mozambique (1964/1974). Mais il faut mettre aussi au bilan de cette politique des évènements tels que la guerre de Suez, Franco/Anglo/Israélienne de 1956 contre l’Égypte, le coup d’État et la répression sanglante en Iran, pour « virer » le premier ministre Mossadegh en 1953, l’assassinat au Congo de Patrice Lumumba en 1961, etc. Alors, bien naturellement, dans cette lutte, et dans le contexte de l’époque, les pays coloniaux qui aspiraient à l’émancipation se tournaient le plus souvent vers l’URSS, qui apparaissait alors comme le système socialiste, émancipateurs des peuples. C’est ainsi qu’en lutte contre l’impérialisme japonais, le peuple chinois venait (1949) de faire une révolution qui se voulait socialiste. Le parti communiste vietnamien dirigeait la rébellion Viet min contre la puissance coloniale française, sous la direction du Raïs Gamal Abdel Nasser, l’Égypte se tournait vers l’URSS, au Congo, Patrice Lumumba s’emparait du drapeau d’un anticolonialisme radical, enfin, avec la victoire de la révolution cubaine en 1959, le socialisme d’inspiration soviétique venait jusque dans la mer de caraïbes, à quelques encablures des côtes américaines, se frotter au museau sanglant du capitalisme mondial. Sous la direction d’Hamed Ben Bella, l’Algérie libérée désirait elle aussi s’engager dans la voie d’un « socialisme algérien». La conférence « tricontinentale » de La Havane en 1966 eut l’écho d’un évènement majeur.Une très meurtrière « guerre froide ». Alors, le capitalisme mondial, à présent sous la direction des USA, entreprit une guerre larvée généralisée contre cette poussée socialiste, qui paraissait menacer l’ordre capitaliste. Une guerre mondiale en vérité, qui ne disait pas son nom. Dans cette nouvelle guerre, comme dans la précédente, le capitalisme, ne lésina ni sur les moyens ni sur les méthodes, tortures assassinats, coups d’État, génocides, déplacement de population, napalm, produit orange (défoliant), armes anti personnelles. « La guerre froide » dont quelques-unes des batailles nombreuses furent la guerre de Corée (1950/53), le coup d’État et la répression sanglante en Iran (1953), la guerre de Suez (1954) la guerre du Vietnam (1964/75), le coup d’État de Suharto et le génocide anticommuniste (1 200 000 morts) en Indonésie (1965) le coup d’État des colonels grecs (1967), etc. fit en vérité des millions de victimes, de morts, mais aussi de mutilés de malades et d’orphelins. Or, la « guerre froide », eut un deuxième volet. Le centre de gravité des opérations se déplaça de l’Asie vers l’Amérique latine. Longtemps avant l’invention du concept de « guerre préventive » dans la dernière décennie du 20ème siècle, les USA avaient inventé à la fin des années 1960 et durant la décennie 70, le concept de « coup d’état préventif ».Complicité avec les plus horribles dictatures. L’Amérique latine avait une tradition déjà longue de « régimes autoritaires » et de « dictatures », d’ailleurs la plupart du temps inspirés ou au moins soutenus par les États-Unis. Tels étaient les cas à Haïti où les régimes autoritaires prirent de longtemps la succession de l’occupation américaine de 1934 à 1945 et où sévissait alors la dictature de « Papa Doc » François Duvalier. Tel était le cas au Vénézuéla (dictature de Marcos Pérez Jiménez 1948/1958.) au Paraguay dictature de Troesnner (1954), à Cuba, Junte militaire, de 1933 à 1940 puis dictature de Batista (1952/59). Tel était le cas du Salvador, régimes militaires et dictatoriaux (1931/1979) et soutien des USA au régime durant la guerre civile, de 1979 à 1992, du Nicaragua, occupation militaire quasi permanente des USA depuis l’orée du XIXème siècle jusqu’à 1933, date à laquelle ils confient leurs intérêts à la dynastie dictatoriale des Somoza (1936 à 1979). S’était également le cas du Panama où des États-Unis avait main mise depuis la fin du XIXème siècle. Or, dans les années 1960/1980, sous l’impact de la révolution cubaine et de l’activisme révolutionnaire dont Che Guevara fut la figure emblématique, l’Amérique latine que les USA considèrent comme leur arrière cours, leur profondeur stratégique économique, ne risquait-elle pas de basculer dans le camp du socialisme ? Les USA décidèrent de prendre les devants. Ce fut l’opération « Condor », nouvelles dictatures (1962/1979) en Équateur qui n’a guère connu autre chose depuis le XIXème siècle. Coup d’état et dictature militaire au Pérou,(1962/1968) Coup d’état militaire d’extrême droite au Brésil (31 mars 1964). Dictatures d’Omar Torrijos et d’Antonio Noriega au Panama (1968/1989). Coup d’État et junte militaire en Bolivie (1964/1969). Coup d’État au Honduras (1972). Coup d’État en Uruguay (juin 1973). Coup d’État de Pinochet au Chili (11 septembre1973). Coup d’État militaire en Argentine (24 mars 1976). Au Nicaragua soutien ouvert des États-Unis et de la CIA à la guérilla des « contras » (1982 1989), jusqu’au renversement du gouvernement sandiniste de Daniel Ortega. Invasion de la Grenade ( 25 octobre 1983). L’objectif était de décimer les organisations révolutionnaires, les partis communistes ou socialistes et les syndicats, de tuer dans l’œuf toute velléité révolutionnaire des peuples.Oh certes, sous la conduite de Staline puis celle de Brejnev, l’URSS s’était elle aussi rendue coupable de bien des crimes et horreurs. Mais s’il en est qui sont mal placés pour en parler et totalement disqualifiés pour les juger, ce sont bien les capitalistes et leurs affidés. Comme ils sont momentanément les vainqueurs et qu’à ce titre la raison leur appartient, ils s’efforcent, de toute la puissance de leurs médias, de faire oublier leurs crimes en agitant ceux du stalinisme qu’ils identifient au communisme. Mais ils ne peuvent y parvenir, car le crime et l’horreur sont depuis l’origine constitutifs de la réalité intrinsèque du capitalisme.Un bilan terrifiant. Nous n’avons fait pourtant ici que survoler, fort succinctement l’histoire criminelle du capitalisme. Ce n’est pas un article, mais plusieurs volumes qu’exigerait son histoire exhaustive. Nous avons visité à marche forcée, à la manière des touristes pressés, les moyens de terreur par lesquels celui-ci est venu à bout de la volonté émancipatrice des peuples de la planète, les moyens par lesquels il est venu à bout d’isoler puis de tordre le cou au système soviétique. Voilà par quels moyens il perpétue sa domination. Certes, ils peuvent dire à présent : « c’est le seul système économique qui marche », mais pourquoi interrogerons-nous ? Parce qu’il a égorgé ses contradicteurs ? Certes c’est le seul système économique qui marche, mais à quel prix ? Par quels moyens ? En se fondant sur la violence des rapports sociaux et internationaux, sur l’exploitation des peuples, sur l’humiliation des nations. Certes c’est le seul système économique qui marche, mais comment ? Mal, fort mal. En maintenant un tiers de l’humanité dans une misère endémique, en en précipitant plus qu’un autre tiers dans le paupérisme la précarité et le chômage. En pillant les ressources énergétiques, en détruisant l’équilibre écologique. Cet acharnement à subsister fusse au prix de tant d’horreurs et crimes cumulés, peut-il être tenu pour preuve de « la supériorité du capitalisme » ? Ce n’est pas notre avis. Or la carrière criminelle du capitalisme ne s’arrête pas là, on pourrait même dire qu’elle a trouvé comme un nouveau souffle avec l’effondrement de l’URSS.La mondialisation. À ceux, peu nombreux, qui osent mettre en cause le bien-fondé de la pensée unique officielle, réclamer la fin « des délocalisations », le retour à la protection des économies nationales, ils objectent couramment que ce serait un retour en arrière, la fin du marché mondial. Mais le marché mondial n’a pas attendu la « doctrine de la mondialisation » pour exister. Il s’est développé dès le XVIème siècle, avant même que le capitalisme ne soit devenu le mode de production dominant. Nonobstant les protections douanières, il a explosé aux XVIIIème et XIXème siècles. Ce qui est nouveau aujourd’hui, ce n’est pas le caractère mondial du marché, mais la libre circulation des capitaux sur toute la planète et la mise en concurrence de tous les travailleurs du monde. La libre circulation des capitaux et les « délocalisations » qu’elle engendre, loin d’être une aubaine, pour les pays « en voie de développement », comme on l’entend parfois, est une entrave en vérité au développement d’économies équilibrées et le plus sûr moyen de les maintenir sous tutelle. Quant à la mise en concurrence qui en résulte, des salariés du globe, c’est la pire des calamités économiques qui se soit abattue sur les peuples. Tout comme l’esclavage avait permis de disposer de matières premières ou produits semi-manufacturés à bas coûts, L’objet de la « mondialisation du marché du travail est de disposer au nom de « la compétitivité » d’une main-d’œuvre à bas coût afin de produire les marchandises et les services « plus compétitifs ». Or, la mondialisation est une agression, un crime même, contre l’humanité, car elle entraine sciemment, les masses salariées du monde entier, dans une terrible spirale de paupérisation généralisée et de précarisation endémique, avec au bout la misère, la désespérance, la maladie et le suicide.Le nouvel ordre mondial. Crises économiques petites et grandes, avec leurs lots de souffrances, chômage, paupérisation, guerres, coups d’État. Le système capitaliste marche certes, mais de cette façon-là. Une marche calamiteuse pour l’humanité. Or, nous n’avons pas encore parlé de la crise actuelle ni de tous ces conflits (Ex-Yougoslavie, Congo, Côte d’Ivoire, Soudan, Irak, Palestine, Libye, Syrie… Iran, demain peut-être) générateurs des pires souffrances, dont la finalité est d’instaurer « le nouvel ordre mondial » que nous annoncèrent les USA, devenu maitre du jeu planétaire par suite de l’effondrement de l’URSS, qui résulte de la volonté dominatrice « impérialiste » du capitalisme. Alors, on le voit, nous ne sommes pas rendus au bout de la carrière criminelle du capitalisme. L’avenir qu’il nous concocte est prometteur des pires souffrances et horreurs : des centaines de millions d’êtres humains acculés au chômage, privés du droit de gagner leurs vies et leurs dignités décemment, des centaines de millions d’indigents sur toute la planète, des crises sociales multiples, des émeutes de la faim, des révoltes multiples, des répressions terribles et des guerres toujours plus meurtrières, un insupportable régime d’enfermement et de privation des libertés essentielles.La flamme de l’espérance. Le capitalisme pouvait hier tenter de se dédouaner en disant que le système soviétique marchait plus mal encore. Il peut un certain temps bénéficier de la grande défiance qui s’est emparée des peuples à l’égard du système collectiviste tel qu’il était incarné alors. Mais l’URSS c’est du passé, et elle n’est plus là pour justifier par défaut les calamités capitalistes. Alors, il ne fait aucun doute que les peuples finiront par rendre à César ce qui est à César, c’est-à-dire responsable le capitalisme des calamités dont il les assaille.La crise actuelle, les crimes dont le capitalisme se rend coupable chaque jour d’avantage, débouchera nécessairement bientôt sur la résurgence des aspirations socialistes collectivistes de l’humanité. Voilà l’avenir tout prochain qui vaut bien malgré la grisaille actuelle que je vous annonce une bonne année tout de même.Patrick Seignon – 8 janvier 2013.

Please follow and like us:
0
Tweet 20
Pin Share20

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

YouTube
LinkedIn
Share
Instagram
Retour en haut