JOYEUX NOËL ! 0,03 euro d’augmentation ? Tout n’est-il pas dit en condensé dans cette « mesure » gouvernementale ?On ne peut pas, il ne faut pas faire d’avantage à dit le très savantissime économiste Philippe de Sartine, au risque de mettre en péril les efforts entrepris pour restaurer « la compétitivité » de nos entreprises.Économiste cette engeance ? Non ! Elle ne mérite pas d’être qualifiée ainsi. Les économistes, s’il en est encore, sont des observateurs de la vie économique qui se font un honneur de décortiquer la réalité et d’analyser les phénomènes avec l’objectivité, le recul, la rigueur qui sied à une approche scientifique.Or, ceux-là, les de Sartine, les Langlet, les de Closet, les Attali, et leurs semblables ne sont que des fantoches, les préposés à la propagande du capitalisme. Peu enclins à dire la réalité, ils sont tout occupés à justifier, coûte que coûte toutes les perversités qu’engendre le système de « l’horreur économique ». Les peuples d’Europe sont-ils précipités par millions dans la précarité et le chômage, voire la misère et l’assistanat, eux justifient encore cela « c’est le seul système qui marche », avec la même morgue qu’ils affichaient hier quand la désagrégation du « bloc soviétique » leur parut-être la preuve irréfutable de la supériorité du capitalisme.Depuis les années 80, ces charognards que leurs maîtres nourrissent avec les dépouilles du peuple n’ont eu de cesse de réclamer « moins d’État » dans la vie économique. Celle-ci, disaient-ils à son de trompe, doit être préservée de toute interférence extérieure, laissée au libre jeux du marché et des acteurs privés de l’économie. Ils se veulent fidèles à cette ligne de conduite quand ils disent que l’État ne doit pas intervenir pour soutenir les salaires ce qui fausserait le jeu de la concurrence internationale. Mais ils se dédisent honteusement quand ils bénissent et justifient,, sans avouer la moindre contradiction, les interférences étatiques dans le « jeu économique » sitôt qu’il s’agit d’alléger les charges patronales, de distribuer des milliards d’aides aux banques et aux entreprises. Selon eux, donner plus de 3 centimes de l’heure aux SMICARDS ferait courir un risque considérable à tout l’échafaudage de l’économie de marché mondialisée, mais donner des milliards aux patrons, liquider les acquis sociaux des salariés en matière de retraite ou de couverture sociale, voilà qu’à leur sens cela est tout à fait convenable du point de vue de l’économie privée et de la libre concurrence. Or, ne s’agit-il pas là, tout autant, d’interférences étatiques dans le libre jeu des acteurs privés de l’économie ?Eh oui ! Voilà la preuve, s’il en fallait une, que l’État est bien au service d’une classe contre une autre, au service de la petite minorité des accapareurs capitalistes contre la grande majorité de ses esclaves salariés.Eh oui ! Voilà la preuve, s’il en fallait une, de la servilité de ses valets de pied du capital qui se donnent des airs savants et que l’on nomme à tord : « économistes ».Odieux, cyniques, « minables », « Abo.minables ». Toutes ces épithètes nous viennent pour épancher notre indignation, oh non, pas seulement contre la bande des laudateurs soldés que sont les prétendus économistes, mais aussi contre cette autre bande celle des coquins qui sévissent sous les ors de la République, la bande des commis zélés du capital et de la Banque.Cessez amis, cessez camarades, cessez braves gens de nous parler de « gouvernement de gauche »… ou de droite, d’ailleurs. Cela nous importune, cela heurte notre bon sens. Vous voyez bien que de telles caractérisations ne sont plus pertinentes, n’apportent rien à la compréhension de la vie politique d’à présent, ne servent qu’à brouiller les pistes et à opacifier le champ de vision des analystes.
