Bonjour Daniel Mermet, J’ai entendu, ce jour 26 novembre, un tout petit bout de votre émission. J’ai entendu Tarik Ali qui disait à peu près : « on a beaucoup parlé de la chute du bloc de l’Est (du communisme) mais il y a une autre chute dont on a pas assez parlé, celle de « la social-démocratie classique…. ». Or, c’est un sujet sur lequel je me suis penché moi-même, m’efforçant d’alerter les consciences politiques quant au sens et aux conséquences de la mutation de celle-ci, entrepris dans les années 70/80, en ce qui concerne la France, sous la direction de François Mitterrand, via le congrès d’Epinay et l’alternance politique de 81. J’ai écrit en 1986 un petit livre que je ne put publier qu’en 1997, intitulé « Social-bonapartisme et classe ouvrière » qui avait l’intention de démêler l’intrigue historique qui se jouait sous nos yeux. Mais aussi, et je suis certain que Tarik Ali sera ravi de le découvrir, j’ai complété ma réflexion sur ce thème par l’écriture d’une deuxième plaquette, au titre on ne peut plus évocateur : « la social-démocratie est morte », publié en mai 2000. Je sais, ces ouvrages n’ont eu qu’une diffusion assez confidentielle. Ils n’en sont pas moins précieux, ne serait-ce que du fait même de leur existence. Leur contenu est toutefois accessible sur mon site web « lavoiedessansvoix.fr », de plus j’en possède encore quelques exemplaires que je tiens à la disposition de ceux qui pourraient être intéressés. Bien sûr, je serai demain, toute l’heure, à l’écoute de « là-bas si j’y suis » pour entendre le propos du grand militant que j’estime que j’ai croisé, deux ou trois fois je crois, dans quelques réunions ou conférences internationales. Avec mes amitiés ouvrières Patrick Seignon.
