SYRIE : LE PAVILLON DE LA FERMETÉ RUSSE Un Bateau, sous pavillon des Antilles néerlandaises, parti de Kaliningrad dans la mer Baltique, a été stoppé le 19 juin, au large de l’Écosse, parce qu’il transportait des armes, particulièrement, 4 hélicoptères de combat rénovées, à destination du gouvernement légal de la Syrie. Revenu en Russie, à Mourmansk, ce cargo a repris la mer, afin de livrer sa cargaison à ses destinataires, en battant cette fois pavillon russe. L’arraisonner, dès lors, équivaudrait à un acte de belligérance ouvert en direction de la Russie. Celle-ci a eu la prudence et la délicatesse de faire accompagner le « MV ALAED » par un autre navire commercial. Prudence, car ce deuxième navire-témoin est une protection pour le cargo incriminé, mais délicatesse tout de même, car cette escorte civile est un moyen d’en éviter une militaire, qui eut pu être interprétée comme par trop provocante, par les puissances occidentales. Ce détail démontre la volonté de la Russie de ne pas « jeter de l’huile sur le feu, inutilement. Le message délivré à l’impérialisme anglo-américain, Occidental en général, n’en est pas moins ferme et clair. Par l’organe de Vladimir Vlarov, son ministre des affaires étrangères, la Russie le dit clairement, elle n’entend pas se laisser dicter sa conduite. Et elle ajoute même, par des voies plus officieuses cette fois, qu’elle a équipé, et continuera de le faire, la Syrie, de systèmes de défense antiaérienne de type SA 17 Grizzly, pouvant atteindre 24 cibles simultanément : « Si vous attaquez la Syrie il y aura cette fois du dégât. » C’est en effet, parce qu’il avait la pleine maitrise de l’espace aérien, en Serbie, en Irak, en Côte d’Ivoire où en Libye que l’impérialisme occidental a pu se livrer impunément à ses rodomontades, imposer sa loi jusqu’ici. Cette maitrise pourrait bien lui échapper cette fois, ou à tout le moins s’avérer bien plus problématique. L’incident de l’avion turc abattu par la défense antiaérienne syrienne, l’incident avec le cargo MV ALAED, sont des tests grandeur nature, de la réactivité, de la valeur technique des équipements, du moral des adversaires désignés et de leur détermination. L’OTAN est entrée dans la phase de « réglage » de l’opération. Nous avions écrit (lettre ouverte à Mr Vladimir Poutine) « Nous approchons, de nombreux signaux l’indiquent, du moment où l’OTAN, la France aux avant-postes, tentera de déclencher une opération militaire en Syrie, avec ou sans l’aval du conseil de sécurité de l’ONU. » ? Qu’importent les calamités incommensurables que cela suppose pour toutes les nations et peuples de la région et peut-être même au-delà. La seule chose qui peut la suspendre, voire l’annuler définitivement, c’est la fermeté russe et chinoise. S’il s’avère que la guerre qu’ils prétendent faire à la Syrie de Bachar Al-Assad sera en vérité une guerre à la Russie et à la Chine, alors peut-être les grands stratèges internationaux rangeront-ils leurs plans d’agressions dans leurs cartons. Sinon, sous prétexte de « démocratie » des centaines de milliers d’êtres humains mourront ou seront estropiés, offerts en holocauste au Dieu Molloch, pour la gloire de l’empire du fric américain et sa domination sur les réserves pétrolières et gazéifères mondiales. C’est donc avec soulagement que nous saluons la nouvelle de la fermeté russe. Voilà des années que nous voyons la Russie humiliée, s’écraser devant le dictat américain. Nous étions ces dernières semaines, suspendus à chacune de ses réactions, craignant qu’elle se couche encore. Elle semble dire à présent : « c’est assez ! Vous n’irez pas plus loin. Nous appelions cette fermeté de nos vœux, dans notre « Lettre ouverte, déjà citée, à Mr Vladimir Poutine – en date du 31 mai 2012. Nous appelions cette fermeté, non pas comme le dirons nos détracteurs, parce que nous sommes, sans cœur, partisans d’un régime sanguinaire, et indifférent au sors des populations, mais parce que c’est la seule voie possible pour le rétablissement de la paix et la limitation des dégâts humains, que cette situation à déjà généré. Le paradoxe, est que ceux qui hurlent à la mort, plus de 14000 depuis le début de « la révolte », brûlent d’intervenir militairement en Syrie, porte de l’intervention en Iran, ne rechignant pas à provoquer des destructions massives dans ses deux merveilleux pays berceaux des civilisations méditerranéennes et occidentales et des centaines de milliers de morts. Et ce sont eux, ces brutes épaisses, si peu enclines à s’émouvoir des calamités et souffrances humaines qu’elles génèrent, qui voudraient nous donner des leçons d’humanisme, et nous faire rougir de notre volonté pugnace de résister à leur dictature sanglante. Honte à eux qui prennent comme prétexte de leurs ingérences, les crimes qu’ils ont commis eux-mêmes et qu’ils attribuent à d’autres, ceux qu’ils veulent abattre, Honte à tous ceux-là, à leurs complices et alliés, des milices paramilitaires, mercenaires et services actions des services secrets occidentaux qui sont les véritables coupables de ces crimes odieux. La Russie livre des armes au gouvernement légal de la Syrie ! Mais quel mal y a-t-il donc à cela ? Les USA, via la CIA, l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, n’inspirent-ils pas, ne financent-ils pas, ne forment-ils pas, n’arment-ils pas, n’encadrent-ils pas, ne nourrissent-ils pas, n’hébergent-ils pas la rébellion? Qu’ils cessent donc d’entretenir et d’encourager la sécession armée, et les massacres perpétrés, à des fins médiatiques, par celle-ci, dans le but de discréditer le régime et de justifier l’intervention occidentale, cesseront illico, comme par enchantement. Les assassins, les massacreurs, ceux qui devraient être passibles d’une cour internationale de justice qui n’obéirait pas aux seuls intérêts impérialistes, ce sont eux, les commanditaires et leurs sicaires. Pour notre part, aussi longtemps que les assassins impérialistes poursuivront leurs menées belliqueuses, et quelques prétextes qu’ils puissent inventer encore, nous nous considérerons fondés à nous ranger du côté de leurs victimes.
