CORRUPTION AU CŒUR DE LA RÉPUBLIQUE L’affaire Stavisky, s’était du pipi de chat, et si l’affaire Madof, plus récente, brille dans l’histoire de l’escroquerie par le caractère colossal des sommes captées, l’affaire Orgeval/Guéant, dite aussi de l’éthylotest, promet de se distinguer elle par l’implication directe de certains ministres et ministères « régaliens », dans l’organisation de l’escroquerie à l’échelle d’une nation tout entière et avec l’instrumentalisation de la loi. Vous l’aviez subodoré, la présence d’éthylotest non usagé dans chaque véhicule en circulation, ne présente pas le moindre petit début d’intérêt pour la lutte contre l’alcoolisme au volant. Rendre obligatoire l’achat d’équipements inutiles est un moyen pour réaliser un bon coup financier. Certains se sont étonnés du grand « pouvoir de persuasion » dont serait doué un certain monsieur Orgeval. Mais vous n’aurez pas de peine à comprendre que cette « persuasion-là s’apprécie en millions d’euros » et qu’on lui donne plus couramment le nom de « pot de vin » ou plus poliment « commission » pour services rendus. Songez un peu 72 000 000 d’euros la première année ! La perspective d’un tel pactole vaut bien d’acheter, 2 ou 3 millions, un décret de complaisance ? L’éthylotest obligatoire ? Il s’agit là rien moins que d’un racket organisé sous la responsabilité de l’État et avec la complicité active de la loi. Cette affaire pue la corruption au plus haut niveau de l’exécutif. Ce n’est pas la seule du genre dont l’État se soit rendu coupable, sous la présidence de Sarkozy. Il y a eu le vaccin H1N1, avec lequel certain frérot et copains des labos ont engrangé des centaines de millions d’euros. Des équipements de protections (masques) achetés par millions par les collectivités locales pour lutter contre « la pandémie », et qui n’ont servi à rien. Les gilets jaunes fluorescents obligatoires dans chaque véhicule, un joli pactole pour le fabricant, jusqu’à ce que la réalité montre qu’ils pouvaient eux-mêmes induire des dangers. S’ils ne veulent pas être souillés eux-mêmes bientôt par le plus délétère des scandales, le nouveau président et le nouveau gouvernement, seraient bien inspirés, il me semble, d’annuler sans tarder le décret Guéant et d’engager des poursuites pour corruption active et tentative de corruption des plus hauts serviteurs de l’État.En complément, nous vous invitons à lire les articles suivants empruntés à d’autres Sites. Vous trouverez aussi un lien avec le blog de Jacques Lacaze où figure un sur le même sujet.Truks en vrak Accueil du site > 2012 > avril > Éthylotest obligatoire ou le lobiing efficace de « Contralco »Éthylotest obligatoire ou le lobiing efficace de « Contralco »Lu & Christiane Bayard | lequipement.fr & liguedesconducteurs.org | vendredi 9 mars & mardi 3 avril 2012 mercredi 4 avril 2012Éthylotest obligatoire : Jackpot pour ContralcoLu | lequipement.fr | vendredi 9 mars 2012 Un éthylotest non usagé par véhicule motorisé, ça en fait des ballons à acheter. Et donc à vendre. En cherchant à savoir qui profitera de ce gâteau, on découvre un quasi-monopole mais surtout une association à but non lucratif étonnante. Surtout par la liste de ses membres. C’est officiel depuis quelques jours, dès le 1er juillet, « tout conducteur d’un véhicule terrestre à moteur, à l’exclusion d’un cyclomoteur, doit justifier de la possession d’un éthylotest, non usagé, disponible immédiatement ». On l’a déjà expliqué, ceci imposera d’en acheter deux, pour toujours pouvoir en présenter un non utilisé. Si d’un côté, les utilisateurs protestent, il y en a qui vont se frotter les mains. Car en France, ce marché est un quasi-monopole. Et le grand gagnant s’appelle Contralco.Une mesure bienvenue pour ContralcoAvec 36 millions d’automobiles à équiper ainsi que 1 à 2 millions de deux-roues, le jackpot est assuré ! En effet, il va falloir rapidement fournir plus de 72 millions d’éthylotests. Éthylotests qui périment au bout de deux ans. Avec un prix de vente moyen de 1 €, voilà 72 000 000 € que vont pouvoir se partager les acteurs du marché tous les deux ans. Et ce marché, Contralco en représente 90 %.Basée dans l’Hérault, cette société de 61 employés est la seule entreprise française à produire et vendre des éthylotests, électroniques ou à usage unique. En 2008, la vente de 13 millions d’éthylotests a permis à Contralco d’afficher un chiffre d’affaires de près de 5 700 000 €. Fournisseur officiel de la Police et de la Gendarmerie, Contralco précise que les Forces de l’Ordre ne représentent que 35 % de son activité quand le grand public plafonne à seulement 25 %. Bonne nouvelle, le nouveau Code de la Route va changer ça, en multipliant les ventes par plus de 5.Un but non lucratif ? « Nous voulons provoquer la demande, avec de nouvelles façons de travailler le produit », résume Éric Condesse, président de Contralco. Et pour provoquer cette demande, une association à but non-lucratif a été créée en juillet 2011 : I-Tests.Sa mission est indiquée dans ses statuts : « agir en faveur du développement des systèmes et dépistages d’alcool, à toutes heures et en tous lieux » et apporter une « expertise technique au service des institutions et associations de prévention en formulant des propositions d’évolutions règlementaires et législatives pour le développement de la prévention des addictions liées à la consommation abusive d’alcool ».Ses membres ont en revanche des intérêts relativement lucratifs dans l’affaire (voir la liste en fin d’article). On y voit clairement que cette association regroupe des entreprises qui font commerce d’éthylotests, chimiques ou électroniques. On imagine mal une telle association ne pas faire son maximum pour imposer l’utilisation d’éthylotests pour chaque véhicule motorisé, malgré un statut précisant que le profit n’est pas le but premier.Un coût modéré mais régulierAlors que des voix s’élèvent déjà devant le peu d’utilité réelle de la mesure, on parle moins des soucis techniques qui vont se poser. En effet, les éthylotests à usage unique périment en 18 à 24 mois mais sont également très sensibles aux écarts de température. Dans un habitacle de voiture garée en plein soleil, la température grimpe très vite. De même sous les selles de motos ou scooter, sans parler des échappements hauts. Dans ces conditions, faudra-t-il être prudent et changer les éthylotests plusieurs fois dans l’année ? Si oui, le marché devient très juteux. Si non, les éthylotests seront inutilisables… et donc inutiles. Contralco précisait récemment travailler « avec des députés pour voir comment l’éthylotest pourrait être considéré comme un produit de prévention et se voir appliquer un taux de TVA à 5,5 %. » Car en étant taxé à 19,6 %, et bientôt 21,2 %, le jackpot est multiple.Association I-Tests, la liste des membres• Président : Daniel Orgeval, membre du comité de certification NF éthylotests. Mais aussi chargé de mission de l’entreprise Contralco• Vice-Président : Stéphane Vialettes, expert technique en matériels de sécurité routière, alcool et drogues mais aussi Directeur Général de l’entreprise Alcolock France, producteur d’éthylomètres homologués et d’éthylotests normés et certifiés• Vice-Président : Bertrand Jermann, Président de l’entreprise Ethylo, producteur de systèmes de dépistage d’alcoolémie normés et certifiés• Vice-Président : Pierre Elefteriou, Membre du comité de certification NF éthylotest, Expert du CEN éthylotests (comité européen), Président de l’entreprise Pelimex, Importateur d’éthylotests normés et certifiés• Trésorier : Patrick Deprez, Président de l’entreprise Objectif prévention, importateur d’éthylotests normés et certifiésListe des adhérents, membres actifs et suppléants :• Heinesch Claude, Vice-Président du Directoire de l’entreprise Dräger• Hetzel Bernard, Président du Directoire de l’entreprise Dräger France SAS• Haeberlé Luc, Directeur Commercial & Marketing de l’entreprise Dräger France SAS• Marchandise Jean-Pierre, Directeur Commercial de l’entreprise Alcolock• Antoine Guy, Directeur Général Délégué de l’entreprise Ethylo• Chackir Jean, Gérant de l’entreprise Alcoroute AJC Media• Condesse Eric, PDG de l’entreprise Contralco• Comeau Felix, Chef de l’entreprise ACS Corps (Canada) dont Alcolock est une filliale• Grand d’Esnon Thomas, Chef de projet EAD au sein de l’entreprise Mercura• Christophe Charruault, Responsable Marketing au sein de l’entreprise Mercura• Dominique Benezeth, Responsable formation Forces de l’Ordre et chargé de Mission régional pour Contralco https://www.jacques-lacaze.com/article-ethylotest-petits-arrangements-entre-copains-104757330.html
