MÉLENCHON, LE GÂCHIS

MÉLENCHON, LE GÂCHISÀ peine eut-on connaissance de l’intention de Jean Luc Mélenchon, d’être candidat aux législatives, dans la circonscription d’Hénin Beaunont, que nous nous alarmâmes de cette idée calamiteuse et tentâmes de l’en dissuader. Nous écrivîmes au leader du « Front de gauche », une lettre ouverte le 10 mai que nous lui fîmes parvenir séance tenante par le canal de son Blog. Celle-ci qui fut publiée le lendemain, 11 mai 2012 sur ce Site.Or, ce lendemain nous apprîmes que la décision qui devait être prise théoriquement deux jours après l’avait été déjà, et que le dépôt de candidature de Jean-Luc Mélenchon dans la 11ème circonscription du Pas-de-Calais n’était plus une hypothèse, mais un fait. Il n’avait donc même pas eu le temps d’avoir connaissance de notre courrier avant de prendre sa décision.Oh, certes, nous ne nous faisions guère d’illusions quant à nos chances de le convaincre. Mais nous aurions aimé tout de même savoir qu’il avait eu connaissance de nos arguments avant sa prise de décision.Comme nous le craignions, l’opération se solde par un fiasco. L’ex-candidat aux présidentielles, qui fit la tonitruante et positive campagne que l’on sait est allé fracasser son bilan et se ridiculiser dans une aventure sans lendemains.Dans cette période de « crise » et d’exacerbation des tensions sociales, certains à droite comme à gauche, et même dans son propre camp, voyaient d’un œil soucieux, la montée en puissance de ce tribun populaire. À droite l’inquiétude était grande d’assister à la résurgence du discours de la lutte des classes et du partage des richesses. Au PS, l’angoisse se précisait de devoir composer à nouveau avec une « gauche radicale et marxisante » « dans le temps qu’on croyait venu le temps » de l’effacer définitivement de la vie politique française. Et, au « Front de Gauche » lui-même, ceux qui disent « qu’ils veulent faire gagner la Gauche », c’est-à-dire qu’ils veulent le succès du gouvernement et de la Présidence, n’avaient-ils pas intérêt à neutraliser cette forte tête qui donnait corps à l’espérance d’une alternative à gauche ? Qui pouvait, les évènements aidant, devenir l’étendard d’une authentique opposition de gauche ? Il existe des tendances et courants politiques, tellement dépendants de « la stratégie d’union de la gauche » qu’ils ne peuvent se concevoir, quand bien même ils n’en seraient pas parties prenantes, autrement que solidaires et comptables de « la majorité présidentielle de gauche ».Pour tous ceux-là, de Droites et de Gauches, ce fut donc une aubaine que la prodigalité en pure perte de Jean-Luc Mélenchon qui a consenti à dilapider sa crédibilité nouvelle dans un pugilat médiatique idiot et perdu d’avance.« Périclès » s’est fait piéger par la confusion des genres. Avec le succès de sa campagne des présidentielles et le bon score du « Front de gauche », il s’était acquis un « statut » et une « responsabilité » plus même, « une mission politique ». Il avait été remarqué pour « sa grande gueule » mais il s’est laissé enfermer dans le rôle de grande gueule. Il pouvait accéder au statut de chef de file d’une opposition de gauche radicale il s’est laissé réduire à celui de « petite frappe » de la politique.

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