DE SARKOZY À HOLLANDE LE CHANGEMENT C’EST PAS MAINTENANT Notre denier article paru le 15 mai s’intitulait « Diplomatie française, le Test syrien ». Voilà le test est fait. En expulsant l’ambassadeur syrien, d’ailleurs comme il s’est plu à le souligner lui-même, en parfaite concertation avec le Royaume-Uni, François Hollande vient de s’aligner sur l’orientation agressive de l’impérialisme anglo-américain dont son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, s’était fait le chantre et le plus ardent défenseur. Nous voulions battre Sarkozy. Pour autant, nous n’avons, jamais cultivée la moindre illusion concernant l’élection de François Hollande et le succès d’une « gauche prétendue ». Il ne saurait donc y avoir à notre sens, ni divorce ni rupture consommée avec des gens auxquels nous n’avons jamais été ni mariés et pas même liés. Non, nous voulions seulement leur donner le temps de dire eux-mêmes qui ils étaient vraiment. Voilà que tout est déjà dit en matière de politique internationale. Hollande a choisi la solidarité impérialiste. Nous sommes nous, pour la défaite de l’impérialisme et avant tout, bien sûr, pour celle de notre propre impérialisme.
