LE SALAIRE DE LA TENDRESSE(Petit additif à l’article d’hier : « Du pouvoir de nuisance des niais en politique. ») Un ami m’écrit par « courriel » : « Tu qualifie de niais les députés de la Gauche-Socialiste et d’autres qui adopteraient la même attitude qu’eux en cas de recours par le gouvernement à l’article 49 – 3, pour faire passer en force la loi El-Khomri. Ne crains-tu pas d’y être allé un peu fort et même d’avoir été un peu injuste aussi ? Un peu fort car à la limite de l’injure et du mépris, un peu injuste car la quasi-totalité d’entre eux possède un bagage universitaire et intellectuel peut compatibles avec « la niaiserie » que tu leur prêtes. Ne crains-tu pas d’avoir été trop dur ? » Dur ? Absolument pas. C’est au contraire la tendresse qui m’a soufflé les mots que j’ai fait miens. C’est l’empathie constitutive de mon caractère et la philanthropie de ma démarche qui m’ont fait choisir cette caractérisation pour les définir. Si l’on devait chercher une autre explication que la niaiserie à l’attitude politique de ces gens-là, songez que ce ne pourrait-être alors que le cynisme. Et face à cette alternative je ne doute pas un seul instant, même si cela les a froissé un peu, que les intéressés préfèrent en définitive se voir appliqué l’adjectif pas bien méchant de « niais » plutôt que celui de « Cynique » avec l’abjection que cela sous-entend. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Dimanche 8 mai 2016.
