ÇA SENT LE POISSON SOUS LES ORS DE LA RÉPUBLIQUE

ÇA SENT LE POISSON SOUS LES ORS DE LA RÉPUBLIQUE Avec l’adoption du quinquennat nos institutions ont voulu passer du mode « Bonapartiste » au mode « Présidentiel ». Avec les élections successives de Sarkozy et de Hollande, les deux premiers présidents de son nouvel âge, la cinquième République est en vérité entré dans un processus de putréfaction accélérée. Oui, ça sent le poisson sous les ors de la République. Origines de la pestilence Oh ! Nous ne partageons probablement pas grand-chose si ce n’est rien, des opinions politiques de Jean-Frédéric Poisson. A cette mauvaise raison nous ne saurions joindre notre voix à celles de la meute qui l’assaille. Il est possible que Jean-Frédéric Poisson ait des arrières pensés antisémites. Mais ce ne saurait être sur ses convictions intimes, que nous ignorons, qu’il faut juger un homme et sa pensée, mais sur ses écrits et ses propos qui en sont l’expression factuelle. Or, dans le propos récent de Monsieur Poisson, qui lui vaut tant d’injures et de récriminations, il n’y a rien qui les justifie. Monsieur Poisson a dit Que Madame Clinton était au service des grands financiers du monde occidental et du lobby sioniste. Il ne s’agit là que d’une réalité indéniable et glaçante dont le monde et nos politiques seraient plus avisés de se préoccuper plutôt que de s’ingénier à la nier. Le propos de monsieur poisson ne pèche que par une faiblesse. Il pointe le danger que cette dépendance fait courir à l’Amérique et à l’Europe. Mais dans le contexte actuel c’est au monde lui-même et à l’humanité toute entière que cette dépendance et la politique internationale agressive des USA qui en découle, font courir un péril majeur. Et il faudrait que l’on se taise ? Et il faudrait, comme les poilus de 14, que l’on se laisse conduire à une nouvelle apocalypse sans rien dire ? Car c’est de cela qu’il s’agit en cette affaire et non de prétendus propos antisémites. La politique agressive des USA dont la bande des Clinton/Bush sont les exécutants est une chose avéré. Le fond antisémite des déclarations de Jean-Frédéric Poisson ne l’est pas. Ce n’est pas du propos de Jean-Frédéric Poisson qu’émane la pestilence mais bien de l’interprétation qu’on voulu en faire le CRIF les médias et ses pairs en politique. Nous avons précisé dès le début de notre propos que nous ne devions porter de jugement que sur l’expression factuelle de la pensée que sont les dits et les écrits, et non sur les convictions intimes que nous ignorons, ou que l’on prête à un homme quel qu’il soit. or monsieur Poisson a parlé du lobby sioniste et non pas ‘d’un quelconque lobby juif ». Alors, comme dans sa phrase il a associé la très haute finance et le lobby sioniste, ils font semblant d’entendre « l’argent des juifs ». Mais ce n’est pas ce qu’a dit monsieur Poisson. Il a parlé de l’inféodation de la candidate à l’élection présidentielle américaine à la finance et au lobby sioniste. Or ce lobby sioniste n’est pas comme furent « les protocoles des sages de Sion » une simple vue de l’esprit, c’est aux États-Unis une réalité bien factuelle qui a pour nom « AIPAC » (American Israël Public Affairs Comettee), le lobby israélien, qui depuis plus de vingt ans déjà, avec les « néoconservateurs » (néocons.) impactent la politique internationale des USA. Mais au-delà de cette réalité factuelle, il y a une autre. L’affaire a commencé au temps où les blindés Israéliens du Général Sharon assiégeaient Yasser Arafat retranché dans son quartier général de Ramallah. L’opinion publique Française et mondiale, la rue arabe, bruissaient d’une amère réprobation. Alors, afin de se prémunir contre les manifestations de contestation et d’hostilité, sous l’impulsion d’Ariel Sharon, les dirigeants Israéliens et leurs amis de pars le monde, hurlèrent à « la montée de l’antisémitisme ». Critiquer la politique criminelle de l’Etat d’Israël, s’était de l’antisémitisme. Non disaient les opposants : « Ce que nous critiquons c’est la politique colonialiste sioniste de l’Etat d’Israël ». Alors les lobbyistes Israéliens répondirent qu’il y avait un trait d’égalité entre antisémitisme et antisionisme. L’antisionisme étant selon eux l’antisémitisme caché de ceux qui n’avaient pas assez d’audace pour se reconnaitre ouvertement antisémites. Eh bien non ! L’antisionisme ce n’est pas l’antisémitisme. J’ai écrite en 2001 une brochure intitulée « Des armes pour la Palestine », adressée à monsieur Jacques Chirac le Président de la république française de ce temps, dans laquelle je me revendiquais ouvertement « antisioniste ». Et dans laquelle d’ailleurs j’abordais cette question du trait d’égalité que certains traçaient déjà entre antisionisme et antisémitisme. Et bien je réitère aujourd’hui. Je confirme et signe, et nul ne me fera taire autrement que par la mort. Je le dit, je le hurle haut et fort et à la cantonade : « JE SUIS UN ANTISIONISTE ASSUME ». Bien malin celui qui sera capable de me convaincre qu’à cette raison je suis antisémite. Qu’est-ce que l’antisémitisme ? D’ailleurs si mal nommé (les arabes musulmans ne sont-ils pas eux-mêmes des sémites ?) C’est l’exécration ethnique, raciste et religieuse du peuple juif. Or le Sionisme ne désigne ni une ethnie, ni une race, ni une religion. Le Sionisme est une doctrine politique au demeurant fort récente, née à la fin du 19ème et début du 20ème siècle et restée très minoritaire parmi les juifs eux-mêmes. Le sionisme est une doctrine politique ! Comment peut-on vouloir contraindre l’opinion publique mondiale à l’acquiescement d’une doctrine politique qui ne devrait concerner en vérité que le débat interne du petit peuple Israélien ? Comment peut-on oser dénier à quiconque le droit de ne pas être d’accord ou de critiquer « une quelconque doctrine politique », celle-là ou une autre ? Nous l’avons dit. En tirant ce trait d’égalité entre antisionisme et antisémitisme, c’est en vérité la politique criminelle de l’Etat d’Israël qu’ils nous somment d’approuver, ou à tout le moins qu’ils nous interdisent de désapprouver. L’alliance privilégiée des USA avec Israël, pour ne pas parler de tutelle ce qui serait plus juste, est la pierre angulaire et la justification morale de leur politique hégémonique. Et le monde occidental tout entier est passé sous les fourches caudines de celle-ci. Les USA s’engagèrent dans la deuxième guerre mondiale avec comme crédo celui de « la liberté » l’Amérique était le pays de la « liberté ». Elle combattait le totalitarisme nazi. Elle combattait ensuite ce qu’ils appelaient le « totalitarisme communiste ». Le nouveau crédo des USA, chef de file du clan impérialiste occidental, c’est la démocratie (à l’américaine) et la défense inconditionnelle de l’Etat d’Israël. La Shoa, la victimisation du peuple juif, constituerait la justification de l’existence d’Israël et de sa politique colonialiste et agressive et ne souffrirait donc aucune critique au risque de se voir taxer d’antisémitisme si ce n’est de négationnisme. En faisant taire la critique de la politique israélienne et donc du sionisme, c’est en vérité la politique impérialiste agressive des USA qu’ils entendent ainsi soustraire à la critique. C’est, on s’en souvient, au nom de la sécurité d’Israël que fut justifiée la guerre d’Irak en 2003. Interdire la critique du sionisme est donc une démarche dictatoriale « totalitaire » de la pensée politique du temps. Voilà pourquoi la France elle-même depuis Sarkozy aggravé par Hollande, s’est engagée dans cette voie, dans le temps précisément où elle faisait allégeance à l’oncle Sam. L’antisémitisme est chez-nous un délit condamné par la loi. Vouloir établir une égalité entre antisémitisme et antisionisme c’est donc vouloir criminaliser l’antisionisme. Cela nous venons de le dire affleurait dans les intentions des caciques du monde politique et de l’Etat. Avec « l’affaire Poisson » nous venons de franchir une étape supplémentaire dans ce processus. Parce que d’une part, l’interprétation qu’on fait ses pairs eux-mêmes du propos de Monsieur Poisson montre qu’ils se sont à présent entièrement ralliés à la thèse selon laquelle antisémitisme et antisionisme sont des choses équivalentes. D’autre part parce qu’un homme politique est déjà traité en « délinquant » sommé par « l’establishment » et ses pairs de s’excuser, et menacé de sanctions. Un homme est trainé aux Gémonies, non parce qu’il a tenu des propos antisémites avérés, mais parce qu’il a osé nommer clairement la collusion de l’équipe dirigeante américaine avec le lobby Israélien-sioniste. Cette affaire est extrêmement grave, tant du point de vue de la démocratie que de ceux de la liberté de conscience et d’expression. C’est pourquoi, quels que soient les désaccords que l’on a avec Jean-Frédéric Poisson ou les prévenances à son égard, on se doit, nous les penseurs libres les vrais démocrates, les consciences libres de ce monde muselé, de nous déclarer solidaires avec celui-ci. De l’encourager dans l’adversité à ne pas rendre raison à ses « juges ». A rester droit dans ses bottes. Ce qu’il a dit relève de la vérité et du bon sens. Ce qu’ils ont voulu entendre relève de la mauvaise foi et de la diffamation Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Samedi 22 octobre 2016.

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