ALEP : CLICHE DE LA DÉSINFORMATION PRIS SUR LE VIF

ALEP :CLICHE DE LA DÉSINFORMATION PRIS SUR LE VIF Dire tout le dégout que nous inspire la « couverture » de la victoire syrienne d’Alep par nos médias occidentaux et français est totalement impossible. Trop de mensonges, trop de mauvaise foi, trop de haine, trop de fausses nouvelles et de désinformations ont été déversées. On ne peut pas répondre à tout. Alors à défaut nous prendrons un seul exemple fort significatif qui illustre à merveille l’insanité de ces prétendues « informations » et de ceux qui nous les servent. Mercredi soir, reportage sur « France 2 ». On voit un alignement de bus verts stationnant en file ; En haut au centre du parebrise, une affiche au portrait de Bachar Al Assad. Le commentaire :Était à peu près le suivant. « Les bus étaient là mais les habitants d’Alep ne sont pas venu. » En effet, pas de file ou foule humaine visible alentour. Personne ! la chute : « Avec le portrait de Bachar Al Assad sur les parebrises, pas étonnant que les gens aient refusé de monter dedans. » Analyse :Si tel était le cas ça devraient nous interroger sur la santé mentale de ces gens « écrasés sous les tapis de bombes du régime », qui préfèrent rester là à mourir plutôt que d’évacuer la zone des combats au seul prétexte futile qu’un portrait du Président syrien orne les parebrises des bus. En fait ça nous interroge surtout sur la santé mentale des journalistes télé qui s’autorisent à débiter de telles insanités. Mais soit, dira-t-on, on pourrait comprendre que certains fanatiques hystériques fassent un tel choix irrationnel, préférant mourir les armes à la main plutôt que de monter dans les bus affrétés par leur vainqueur. Mais le problème du reportage c’est qu’il n’y avait personne, pas même ses fous hystériques qui refusaient de monter dans les bus. « Pas étonnant que les gens aient refusé de » monter dans les bus » ? Mais pourquoi ne les ont-ils pas filmés ? Pour refuser de monter dans les bus, encore fallait-il que, « les gens » selon le commentateur, quelques fous hystériques selon nous, soient là. Or, nous l’avons déjà dit il n’y avait personne. Les combattants de la liberté et de la démocratie d’Alep Est, amis de l’Occident les avaient retenus, séquestrés sous la menace. Voilà pourquoi nos journalistes n’ont pas pu filmer les gens qui refusaient de monter dans les bus. Ils les ont simplement inventés. Tout le reste est à l’avenant, ou bien pire, de la bouillie nauséabonde. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Samedi 17 décembre 2016.

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