« UN PETIT HOMME MÉCHANT QUI N’OFFRE AU MONDE QUE DU SANG ET DES HAINES"

« UN PETIT HOMME MÉCHANT QUI N’OFFRE AU MONDE QUE DU SANG ET DES HAINES » 61 Le premier Président noir des USA que l’on nous avait vendu comme la résurgence du rêve américain, sacré précipitamment « prix Nobel de la paix » sur la foi de la couleur de sa peau et non sur ses actes, il n’avait encore rien fait, s’est avéré être le plus hargneux des faucons, et le plus calamiteux des Présidents des États-Unis au regard de la paix du monde. Le Prix Nobel de la paix, Barak Obama qui à « désengagés » à bon compte les « boys » d’Irak – la sale besogne était faite et le pays exsangue était déjà partitionné en trois Etats ethniques de fait – a « foutu » la zizanie et la guerre, mis à feu et à sang tout le grand Moyen-Orient, mais aussi l’Ukraine, faisant croitre les tensions internationales et le risque d’un conflit majeur. C’était un grand malin Barak. Tout au moins le croyait-il. La rue arabe honnissait-elle le gendarme du monde, qui intervenait militairement pour faire la loi ? Qu’à cela ne tienne. On allait voir ce que l’on allait voir. Les États-Unis n’interviendraient plus directement, ménageant ainsi les susceptibilités. Ils allaient agir dans la coulisse et depuis le trou du souffleur : par l’intercession de leurs chiens de garde la France et l’Angleterre, en dressant au nom de leur démocratie factice les peuples arabes contre les régimes laïcs, les Monarchies du Golfe contre l’Iran, Les Sunnites contre les Chiites, les musulmans contre les chrétiens, les Kurdes contre leurs États. Ils allaient morceler tout le Moyen-Orient en une multitude d’États confessionnels ou ethniques. Ils allaient subvertir les frontières issues des accords secrets Sykes Picot de 1916 qui partageaient la dépouille de l’Empire Ottoman entre le Tigre et le Lion. Balkaniser le Moyen-Orient, la vieille recette : « diviser pour régner ». Et, faisant suite à l’opération « tempête du désert », ils baptisèrent celle-là du joli nom de code « Printemps Arabe ». Non ce ne serait pas une nouvelle ingérence américaine, ce serait la « Révolution » des peuples « webguidés ». Hier encore exécrés pour leurs soutien à Israël et aux dictatures et monarchies rétrogrades, les USA allaient ainsi se refaire une virginité, devenir, au nom de la démocratie, les plus grands amis des peuples arabes, de l’Islam sunnite et des Monarchies du golfe en guerre contre l’Iran chiite. L’intelligence (Agency) et la roublardise Allaient faire des merveilles, là où la force et l’autorité n’avait semé que du gâchis. Le Monde entier n’y verrait que du feu. Oui mais ! Comment être à la foi l’ami des peuples en ébullition démocratique et celui des Monarchies archaïques ? Comment incarner à la foi l’espoir de « libération » et l’hydre de la guerre ? Les stratèges américains avaient trop présumé de leurs forces et de leur grande finauderie et mal évalué la situation mondiale. Ils auraient dû le savoir, « qui sème la tempête – (du désert ou d’ailleurs) – ne récolte que rarement les fleurs du printemps et plus fréquemment les rigueurs de l’ouragan. Leur stratégie allait rapidement naviguer entre « Charybde et Scylla » pour finir par se fracasser sur un roc. Le premier de ces écueils était l’alliance fondamentale des USA avec les Monarchies du Golfe qui fit que les prétendues révolutions arabes ne s’en prirent qu’aux régimes laïcs en épargnant paradoxalement la Monarchie Wahhabite et ses satellites, fondées sur la Charia. Le deuxième de ces écueils était l’islam civilisationnel. La subversion des États laïques ne devait-elle pas nécessairement déboucher sur l’introspection identitaire des peuples musulmans humiliés par 150 ans de domination de l’Occident chrétien ? Et le troisième où elle devait se fracasser, d’autant plus sûrement qu’elle en niait la réalité, était la résistance des régimes attaqués et de la Russie. Et c’est là qu’eut lieu l’erreur d’évaluation fatale. Il n’y avait que quelques semaines que la subversion avait débutée en Syrie, et déjà Obama et Hollande exigeaient le départ de Bachar Al Assad ; « Bachar casse toi ». Mais comme celui-ci faisait mine de résister ils pronostiquèrent qu’il n’en avait plus que pour quelques semaines. La Russie et la Chine s’étaient fait rouler dans l’affaire Libyenne, ils étaient sûrs qu’ils allaient les rouler encore dans la question Syrienne. Ils en étaient d’autant plus persuadés qu’ils pensaient déjà, présomption coupable, « que la Russie était un petit pays incapable de s’opposer à leur volonté. Or, c’était en ce temps-là déjà une terrible erreur. Ils se sont plantés lamentablement. La Russie, épaulée par l’Iran, le Hezbollah libanais et la Chine, a relevé le gant. Ainsi étayé le régime syrien a résisté aux assauts meurtriers des hordes barbares affrétées par les Monarchies du golfe et soutenues armées, entrainées et financées par les puissances occidentales. Il a été le roc sur lequel s’est fracassée la stratégie de l’impérialisme américain. « Le printemps arabe » fut noyé dans le sang les larmes et les destructions de la guerre civile. La victoire Syro-Irano-Russe d’Alep signe la fin de l’aventure, au moins sous cette forme-là. Elle signe le désastre des diplomaties occidentales et avant tout américaines et Française. Voilà les raisons de leur mauvaise humeur. Ils éructent, ils vitupèrent, ils insultent. La défaite les rend ivres de colère à en perdre la raison et le sens de la mesure. Hollande qui depuis cinq ans sans effet, même quand celui-ci était tellement affaibli, demandait le départ d’Assad, ne trouve rien autre à faire, confirmant son impuissance, que de répéter les même antiennes, les mêmes menaces mensonges et insultes, quand Assad voit la victoire voler à son secours et alors que la diplomatie Française est hors-jeu, KO debout. Et Obama, le chef du monde, le petit malin qui a trouvé en face de lui « malin et demi », s’étrangle d’ire et de dépit. D’autant plus qu’arrivant- à la fin de son deuxième mandat il réalise qu’elle image désastreuse il va laisser dans l’histoire. Alors il se venge, il se soulage en insultant Poutine, il tient à l’égard de la Russie des propos infamants ou humiliants indignes d’un chef d’Etat quelconque, (Peut-être même de Sarkozy) à fortiori de celui de la première puissance du monde. Le prix Nobel de la paix montre son vrai visage hargneux, dévoile sa vraie personnalité belliqueuse et son immense mépris d’autrui. La Russie « un petit pays qui vend du pétrole, du gaz et des armes » ? Vous vous vouliez grinçant et humiliant ? Est-ce à dire que les États-Unis, un cinquième à peine de la Chine, est un « grand pays » ? Soit, admettons. Il n’en reste pas moins que la Russie sort grandie de la victoire syrienne, dans le temps exact où vous venez, monsieur Obama, par vos propos de rabaisser un peu plus les États-Unis, qui sortent amoindris de leur aventure syrienne. Les États-Unis un grand pays et la Russie un petit ? Vous imaginez-vous donc en Goliath ? La Russie en ce cas n’aurait pas lieu d’en tirer ombrage, ne serait-elle pas David ? Vous connaissez la suite. Interrogez vos racines. Ne craignez pas de prendre à la « Saint Bible », sur laquelle vous avez juré, les leçons qu’elle vous enseigne. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Dimanche 18 décembre 2016.

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