FRANÇOIS CHEREQUE EST MORT 65J’ai bien connu François Chérèque On ne peut trahir ouvertement les travailleurs un jour et se mêler à eux le lendemain comme si l’on était des leurs. En prenant parti pour le « plan Juppé » Nicole Notat, en ce temps secrétaire Générale de la CFDT, avait trahit les travailleurs. Lorsque sa présence fut signalée, une terrible rumeur glaçante monta de la foule. Nicole Notat se faisait Huer par les dizaines de milliers de manifestants réunis place de la République, auquel elle entendait se mêler. Tolérer la présence de « la traitresse » dans la manifestation du 24 novembre 1995, eut été une humiliation pour les centaines de milliers de manifestants et de travailleurs grévistes. C’est donc avec juste raison qu’elle en fut expulsé par quelque centaines de ceux-ci, pour l’essentiel d’ailleurs syndicalistes CFDT. La scène fut filmé par les télévisions et à maintes occasions diffusée des dizaines de fois sur les antennes. Puis il y eut un blanc de plusieurs années qui dura tout le temps que François Chérèque occupa le poste de secrétaire général de la CFDT (2002/2012). C’est que l’on y voyait, images peu valorisantes pour son nouveau statut, « ce grand négociateur »,«homme de compromis », tellement flatté de serrer la main des patrons et si prompt à s’entendre avec ceux-ci, faire le coup de poing contre les travailleurs (ses semblables ?) qui avaient éconduite Nicole Notat et qui enveloppaient son véhicule. J’étais de ceux-là, et j’en suis fier, et je revendique ce fait d’arme, je suis celui que l’on voit à l’image essuyer le coup de poing en revers administré par François Chérèque. Ces images ont été à nouveau diffusées hier soir, 2 Janvier 2017, lors de l’annonce de son décès probablement afin de rétablir un peu de vérité dans la peinture de son portrait. François Chérèque succéda à Nicole Notat à la tête de la CFDT. Et poursuivit dans la même ligne de trahison des intérêts des travailleurs. Il s’illustra tout particulièrement en 2003 (et 2010) durant les grèves contre la réforme des retraites où il acquit le titre de « traitre-collabo » dont le gratifièrent les opposants CFDT, et qui provoquèrent le départ de plus de 40 000 adhérents de la confédération. Tel était François Chérèque, un liquidateur des acquis sociaux, un traitre aux intérêts du monde du travail qu’il était censé représenter. Son évacuation dans l’égout de la mémoire ouvrière et syndicale n’est qu’une précaution d’hygiène élémentaire de l’Histoire. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Mercredi 3 décembre 2017.
