VŒUX 2017 DE LA VOIE DES SANS VOIX

VŒUX 2017 DE LA VOIE DES SANS VOIX66 La calamiteuse année 2016 s’est achevée voilà une quinzaine. De profundis ! Avec elle s’achève aussi les calamiteux mandats de Monsieur Barak Obama le Prix Nobel de la Paix qui a répandu les haines le sang et les destructions dans tous le Moyen-Orient et en Europe. Avec elle s’achèvera bientôt aussi le non moins calamiteux mandat de son collaborateur et subordonné, François Hollande, le Proconsul de la « Francie » cette lointaine province outre Atlantique de l’Empire Américain. L’année 2017 commence donc pour les français par une note de bonne humeur. Dans quelques semaines en effet prendra fin l’heureusement unique quinquennat de François Hollande, l’homme qui au nom de la démocratie des droits de l’homme et de la dignité de la femme a contribué à détruire la Syrie laïque et lié des amitiés indéfectibles avec la Monarchie Wahhabite. Bon je ne vais pas m’étendre d’avantage ? Je ne passerais pas en revue toutes les calamités que l’on doit à ces deux sinistres compères. Tous deux quittent la scène dans l’opprobre et le déshonneur. Tous deux en guise de révérence administrent à la face du monde l’ultime preuve de leur petitesse minable et méchante. L’un qui pour justifier sa défaite électorale et le désastre de sa politique internationale n’a d’autre explication que le complot Russe, l’autre qui s’en va en Irak prédire à bon compte (Se sont la Syrie et la Russie qui ont fait l’essentiel des sacrifices et du boulot) « la défaite du terrorisme » dont il fut cinq ans durant un des meilleurs pourvoyeurs et soutien politique. Tous deux vous l’avez remarqué, dans une tentative désespérée de nous faire « prendre les vessies pour des lanternes », recourent à la méthode Coué, à l’autosatisfaction. Obama organise un grand show médiatique à sa propre gloire et Hollande va en Afrique où « il a fait 32 visites officielles », regretter un « certain goût d’inachevé ». Qu’il y reste donc, qu’il se fasse élire en Centre Afrique, avec quelques magouilles onusiennes, le soutien américains et quelques hélicoptères militaires, c’est tout à fait possible là-bas. Ici il est grillé. Ces deux hommes ont leurs places réservées dans l’enfer de la mémoire humaine. Libérés d’eux est-on pour autant en droit d’être optimistes ? Peut-on supputer que l’année 2017, par défaut au moins, sera meilleure ? Ne nous faites pas dire ce que nous n’avons pas dit. 2017 meilleure cela ne veut pas dire « bonne » ni sans dangers. Cela veut seulement dire que la politique internationale des USA et par induction, de la France, va changer de cap et les tensions internationales décroître un temps au moins. Mais le fond de la question c’est l’accumulation capitaliste faiseuse d’inégalités et de misère, et l’impérialisme son stade suprême de putrescence, « qui porte la guerre en lui comme la nuée porte l’orage » ainsi que l’a dit jean Jaurès. Cela c’est le fond et cela ne va pas changer et tous les maux et les dangers qui en résultent vont rester entiers. Le spectre de la guerre mondiale qu’Obama et Hollande ont réinscrit à l’ordre du jour continuera de planer encore quelques temps sur l’humanité. En France nous allons voter, certes, et nous donner un nouveau Président. Mais il est aisé de savoir par avance que celui-ci comme le précédent ne sera qu’un fondé d’affaire des mêmes pouvoirs réels, la banque et le capital, pour faire à leur profit une politique toujours semblable. Attention ! Ce n’est pas être pessimiste que de dire cela. Je n’ai nullement l’intention d’ajouter une couche d’inquiétude à la situation anxiogène que nous vivons. J’ai dit qu’il en va ainsi des élections présidentielles qui relèvent d’un système fait pour assurer la continuité du pouvoir réel au service du noyau dirigeant de la classe capitaliste. J’ai dit qu’il en serait ainsi de 2017. Je n’ai pas dit qu’il en serait toujours ainsi. L’espoir existe, il est permis, il est dans l’indignation populaire qui grandit et dans les mobilisations et les luttes qu’elle engendrera à un moment ou l’autre. Si les prochaines élections présidentielles en toute probabilité porteront au sommet de l’État, un homme du système qui assurera la continuité de celui-ci, et si à ce titre il convient de ne pas donner trop d’importance à cette nomination élective ni de crédit aux promesses et illusions sur « le changement » qui en résultera, cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a rien à attendre de ce scrutin. De grands bouleversements peuvent en résulter tout de même dans le paysage politique de notre pays et pour l’avenir de nos institutions. Cela peut advenir par l’entremise du Front National. La projection probable de celui-ci comme première force politique du pays, indépendamment de sa victoire ou pas, doit en toute logique précipiter une crise institutionnelle, ne serait-ce que parce que l’alternance pour fonctionner a besoin du bipartisme : « Bi » comme deux, et non pas « tri ». Or, dans la situation de désarroi des électeurs populaires et de désarticulation du PS et de la Gauche, la victoire électorale de Marine Le Pen, au deuxième tour n’est pas à exclure, qui rendrait cette crise institutionnelle plus probable encore*. Le grand coup de balais nécessaire et la « réinitialisation » du jeu politique français en résulterait. Ce n’est certes pas le scénario qui nous agrée. La victoire électorale de « la droite dure » ne ferait qu’accroitre le désastre de la gauche sociale et des classes populaires. Mais si l’histoire choisit d’emprunter ce chemin, il ne servira à rien d’éructer ni de gémir. Il sera dès lors bien plus utile et intelligent, de tirer toutes les conclusions qui s’imposeront de la responsabilité de « la gauche » dans cet aboutissement, et de chercher activement les voies possibles pour la recomposition d’une vraie gauche de transformation sociale apte à relever ce terrible défi. Mais un autre scénario peut se produire, l’arrivée largement en tête au premier tour des présidentielles, devant tous les autres candidats « de gauche », de Jean-Luc Mélenchon. Et s’il restait dans ce cas tout à fait improbable que Monsieur Mélenchon puisse figurer au deuxième tour, il n’en serait pas moins vrai que cela précipiterait une profonde crise du PS et peut-être même sa disparition, ouvrant grandes les portes pour cette recomposition de la vraie gauche de transformation sociale dont nous avons parlé ci-dessus. Une vrai gauche de transformation sociale, qui termine les tenailles mortifères de l’alternance politique, enterre le bipartisme, et rouvre la perspective d’une véritable mobilisation sociale « à l’étape actuelle il ne fait guère de doute que Jean-Luc Mélenchon est une composante et une chance essentielle de celle-ci. » avons-nous écrit le samedi 7 Janvier 2017 (DE LA BONNE METHODE POUR BATTRE MANUEL VALLS) Il n’y a pas de « sauveur suprême », ni Fillion, ni Marine, ni même Mélenchon. C’est sur leurs luttes, leurs mobilisations, la prise en charge de leur propre destin par eux-mêmes que les peuples doivent compter. Et si Mélenchon n’est pas plus sauveur suprême que quiconque, si le vote Mélenchon n’est pas de nature plus qu’un autre à solutionner nos problèmes, au moins est-il en mesure de donner un grand coup de pied dans la fourmilière, de mettre à l’ordre du jour le grand ménage politique dont on a un besoin urgent, de rallumer l’espérance et rouvrir la perspective d’une grande mobilisation populaire. Un vote Mélenchon, conçu non comme une fin en soi mais comme un acte et une étape de la lutte nécessaire. C’est pourquoi, comme j’en ai pris l’habitude les années précédentes, les vœux que je vous adresse à tous pour cette année 2017 sont-ils des vœux de mobilisations et de luttes. Les seuls vœux intelligents, ai-je dit, qu’un homme debout puisse adresser aux autres hommes et femmes debout. Voilà le souhait que j’adresse aussi à ceux qui se découragent ou courbe l’échine : qu’ils reprennent foi, qu’ils se redressent, qu’ils se révoltent. Tel est le chemin de la dignité humaine. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Dimanche 15 janvier 2017. · Probable et non certaine. La constitution de la 5ème République, fondée, comme se plaisent à le rappeler encore parfois certains gaullistes et Florian Phillipot, sur la rencontre « d’un homme et d’un peuple » se marie très bien avec le « culte du chef » qui anime les partis de droite extrême. Que Venue au pouvoir Marine Le Pen se coule parfaitement dans le moule institutionnel existant, cela est tout à fait possible, d’autres l’ont fait avant elle.

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