RÊVE OU CAUCHEMAR ? L’HALLUCINANT DÉBAT HAMON/VALLS

RÊVE OU CAUCHEMAR ?L’HALLUCINANT DÉBAT HAMON/VALLSJ’ai regardé mercredi soir jusqu’à l’ennui et au dégoût le « grand débat » des primaires socialistes que d’aucun s’obstinent à appeler « de la Gauche » Manuel Valls fait mine de s’accroche à la valeur travail, sans la dénommer clairement Mais en vérité il dévoie le concept à l’aune de sa culture véritable hérité des « maitres de forges ». La « gauche travail » que Manuel Valls défend, c’est l’aliénation capitaliste du travail. C’est le travail asservissement, le travail servitude, le travail humiliation C’est le travail d’autrui dont le capital s’approprie le produit. Et c’est pour cela que dans son discours, s’il évoque la productivité, la rentabilité, la compétitivité, il n’est par contre jamais question du partage de la richesse entre le travail et le capital. Le travail selon Valls c’est « l’assommoir » des classes laborieuses qui n’ont pour tout moyen d’améliorer leur revenu que de s’y verser toujours plus – heures supplémentaires défiscalisées, travail des dimanches – et plus longtemps – recul de l’âge de la retraite. Les prolétaires ne doivent pas avoir le temps de penser, de paresser, ni de rêver éveillés. Or cela, paradoxe, n’est pourtant pas incompatible avec « l’oisiveté » forcée que constitue la privation d’emploi. Pour accroitre la compétitivité, si chère à Valls, il faut un chômage de masse et la mise en concurrence des travailleurs à l’échelle planétaire afin de tirer les salaires à la baisse. Il n’y a pas lieu de craindre les « chômeurs ». Poussés au bord de l’abime de l’exclusion sociale, culpabilisés, tétanisés, déjà sortis de la société active ils ne sont jamais la colonne de tête de la protestation sociale. Non Manuel, la « gauche » ce n’est pas le travail, ce pourrait-être « la valeur travail », mais ce n’est pas la même chose; La « valeur travail », la vraie, qui est celle des classes laborieuses, issue de la culture ouvrière socialiste c’est tout autre chose. C’est le « travail partage, le travail solidaire, le travail dignité et le travail liberté » C’est le travail émancipateur, qui ne se conçoit pas sans un salaire décent en retour. C’est le travail fierté source de toute richesse dont le travailleur s’enorgueillit d’être l’origine. Qui revalorise sa place dans la société quand il découvre que c’est lui qui nourrit le patron et non l’inverse comme on voudrait le lui faire couramment admettre pour le dominer. Taciturne Manuel Valls, veut être crédible. Il ne nous fait pas moins rêver Les cauchemars ne sont-ils pas aussi des rêves ? Mais si « la gauche travail » de Valls est cauchemardesque, celle de « l’assistanat généralisé » de Hamon ne l’est pas moins. A ce qu’il dit, Benoit Hamon veut à nouveau « faire rêver « la Gauche » ; mais à défaut de contester la mondialisation libérale et ses conséquences sur l’emploi et les salaires, il nous propose de nous installer dans une société oisive où l’on serait payé juste pour exister. Benoit nous invite à le suivre dans des hallucinations où l’on croise des éléphants roses. Une injure en effet à « la valeur travail » qui devrait structurer toute véritable pensée « de gauche ». A l’écouter on se surprendrait un instant à penser que Valls avait raison; Cauchemars contre rêves artificiels, telle était donc la quintessence du débat ahurissant d’un PS en bout de course qui n’a plus rien à dire. Hamon ou Valls ? Qu’importe. Aucun ne justifie que l’on se déplace L’inanité du choix proposé, une raison supplémentaire de boycotter ce dimanche 29 janvier, le deuxième tour des primaires du PS. Hamon ou Valls, qui sera demain soir le candidat de « la gauche ? Mélenchon ! Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Samedi 28 janvier 2016.

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