HAMON, C’EST FINI Invité sur la 2 du journal de 20 heures, Benoit Hamon a dit à peu près ceci, le dimanche 2 avril, que « cette question des relations avec la Russie était certainement un point d’achoppement de la campagne électorale des présidentielles ». Il tenait sans nul doute à souligner la différence qui le démarque irrémédiablement et lui interdit, au-delà de la question de la sauvegarde de ce qui reste du P.S., de se rallier à Jean-Luc Mélenchon nonobstant « l’unité de la gauche » dont il se prétendait le champion (à la condition expresse toutefois que ce soient les autres qui se rallient à lui). Or, il a raison Benoit Hamon, cette question de politique internationale explique mieux que toute autre les raisons du déroulement de cette campagne calamiteuse. Hollande son Mentor, Macron, et Benoit Hamon qui se sent en présent en charge de la liquidation de l’héritage de feue le P.S., sont tous trois les défenseurs du même cours de la politique internationale de la France, inféodée aux U.S.A. et au service de leurs desseins impériaux. Les autres candidats susceptibles d’occuper la première ou une deuxième place au premier tour des élections présidentielles, prônent un rééquilibrage de notre politique extérieure à l’égard de la Russie, la désescalade des tensions, et la sortie négociée de la crise syrienne. Il s’agit là effectivement d’un point d’achoppement majeur. N’est-ce pas ce que nous écrivions nous même à notre façon le 22 mars dans notre article intitulé « LA VÉRITABLE RAISON DU COMPLOT CONTRE FRANÇOIS FILLON » « La raison c’est la politique internationale dont François Fillon s’est fait le défenseur, de rééquilibrage à l’égard de la Russie, de désescalade des tensions, et de solution négociée de la crise syrienne. Or, il existe à présent un parti international de «la guerre » qui entend poursuivre coûte que coûte la politique de l’administration américaine initié par Georges W Bush et poursuivie par Barak Obama avec la collaboration active de François Hollande et David Caméron. »…« Le grand fiasco au sens de l’impérialisme américain ce serait si la Russie et l’Iran parvenaient à un règlement de la crise syrienne, car l’on assisterait dès lors à un grand retournement de situation historique, et une horrible débandade diplomatique de l’Occident. C’est pourquoi ces « pitbulls » ne veulent lâcher la proie à aucun prix. Ils doivent quoiqu’il en coûte aux peuples impactés et à l’humanité, parvenir à leurs fins. C’est pourquoi ils ne peuvent tolérer la moindre tentative de se mettre en travers de « leur feuille de route ». Il s’agit donc bien d’un conflit entre deux lignes et inconciliables. – Celle qui veut travailler à la paix du monde sur la base du respect de l’indépendance des nations, du droit des peuples à être maitres de leur propre destin, du droit à l’autodétermination, du « détricotage » des engagements et des alliances agressives. – Celle qui veut gendarmer le monde, lui imposer la domination d’un empire américain planétaire, et entend à cette fin, affaiblir les peuples et les nations, les humilier, les subordonner, les diviser pour régner. Hamon persiste donc et signe. Il s’était déjà emporté sur le même sujet lors du débat télévisé des 5, sur TF1, le 20 mars. Nous avions déjà relevée la chose dans notre article, du 22mars également, intitulé « Gentil Benoit, sinistre Hamon », dans lequel nous écrivions : « Or le candidat officiel du P.S. agonisant n’est pas que « gentil ». Sous ses affectations benoites il y a le sinistre Hamon. C’est ce qu’a révélé dans sa deuxième partie le débat télévisé du lundi 20 mars sur TF1. Certes, il était déjà tard et bien entendu de nombreux téléspectateurs avaient décroché, peu nombreux par conséquent sont ceux qui ont vu et entendu. Dans cette deuxième partie du débat furent abordées quelques questions internationales d’une actualité brûlante, telles que la crise syrienne, la « lutte contre Daesh », les relations avec la Russie. Les questions de politiques extérieures sont peu souvent abordées dans les campagnes électorales, et retiennent insuffisamment l’attention du public. Or, c’est bien dommage car elles sont révélatrices de la vraie nature des candidats et de leurs programmes. C’est ce qui s’est produit ce lundi soir. Les sujets de politiques internationales ont éclairé d’une lumière crue et glaçante la véritable personnalité de Benoit Hamon, sous le masque du gentil benêt social-démocrate attardé, montré le visage hargneux de l’impérialiste occidental agressif et sûr de son bon droit à dicter sa loi au reste du monde. »« Nous ne pouvons pas ignorer les prétentions de la Russie en Syrie et aux portes orientales de l’Europe » (il ignore pourtant les manœuvres bellicistes de l’OTAN aux marches de la Russie) s’est-il enquit prenant le contre-pied des préoccupations de trois autres candidats, Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Marine Le Pen, qui plaidaient tout trois, chacun à leur manière, pour un recentrage de la politique internationale de la France avec le souci de dégager celle-ci de l’emprise américaine et de faire retomber les dangereuses tensions avec la Russie. Benoit Hamon qualifie le rattachement de la Crimée à la Russie à la suite d’un référendum d’autodétermination aux résultats incontestables, « d’annexion en violation du droit international », et il adopte un ton inquisiteur, comme si cela était infamant, lançant à plusieurs reprises à l’adresse des autres candidats qui proposent une approche différente de la crise syrienne et de la lutte contre Daesh. : « Aux côtés de Bachar Al Assad ! Aux côtés de Bachar Al Assad ! ». Eh oui, aux côtés de Bachar Al Assad c’est sans nul doute mieux que la politique de la France jusque-là aux côtés d’Al-Qaïda et du Front Al-Nosra. Nous ne nous étendrons pas ici sur le fond des sujets ainsi pointés. Nous les avons traités ailleurs en leur temps et le referont si nécessaire. Qu’il nous soit permis de nous limiter à constater que Benoit Hamon, par ce positionnement, a endosser entièrement la politique internationale aventuriste et irréaliste de François Hollande. Cet homme-là qui a martelé « « il faut maintenir les capacités opérationnelles », s’il était élu (pas de souci, il ne le sera pas) maintiendrait ou aggraverait même la stratégie de la tension pour le plus grand danger de la paix du monde. » Or disions-nous, Benoit Hamon persiste et signe. Il a re-redit, le 2 avril, que la réunion de la Crimée à la Russie était « une annexion en contravention du droit international ». Dit ainsi, en matière de langage diplomatique, cela signifie qu’il est hors de question de reconnaitre jamais le rattachement de la Crimée à la Russie, qu’il s’agit là « d’un casus belli », une cause de guerre, et que cela ne peut aboutir, à défaut de capitulation de la Russie, qu’à une confrontation militaire certaine avec celle-ci. Telle est donc la perspective guerrière qu’endosse Benoit Hamon. UNE GUERRE ! Qui pourrait dégénérer en guerre nucléaire. Mais où est donc la cohérence pour un homme qui se prétend un défenseur des énergies propres ou renouvelables, prétend vouloir protéger les peuples de la terre des pollutions générées par l’activité humaines ? Une guerre calamiteuse bien plus destructrice pour les peuples et ravageuse pour la planète, que ne le sont les conséquences prévisibles du réchauffement climatique, voilà la perspective dans laquelle Benoit Hamon n’hésite pas à se placer froidement pour rendre à l’Ukraine à laquelle IL n’a jamais apartenu vraiment un territoire dont le peuple s’est prononcé à plus de 90 % de façon toute à fait légale, lors d’un référendum d’autodétermination, pour son rattachement à la Russie, sa véritable Patrie depuis plus de 3 siècles. Benoit Hamon se range dans les pas de ses sinistres revanchards qui emmenèrent, la fleur au fusil, en chantant « nous reprendrons l’Alsace et la Lorraine » la fleur de la jeunesse française se faire décimer dans les tranchées de Verdun et du Chemin des dames. La Crimée est sa nouvelle « ligne bleue des Vosges » à lui. Voilà pourquoi il est salutaire que cet homme-là poursuive sa chute dans les sondages d’opinions jusqu’à 5 pour cent ou moins dans les intentions de vote des Français. Voilà pourquoi nous disons : « Hamon c’est fini ! » Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Mercredi 5 avril 2017.
