DOCTEUR FOLAMOUR

DOCTEUR FOLAMOUR71C’est sur un ton humoristique, malgré la tragédie qui les avait inspirés, que nous avions voulu hier rendre compte du côté abracadabrantesque des allégations occidentales imputant, sans autres formes de procès, à Bachar AL-Assad la responsabilité de l’attaque chimique de Khan Cheikhoun. C’était avant les frappes américaines contre la base aéronavale de Shayrat. C’était surtout avant la monstrueuse intervention de notre « encore » Président de la République, François Hollande. Dans un communiqué commun Angela Merkel et François hollande avaient précédemment affirmé, sans en avoir le moindre début de preuve queAssad porte l’entière responsabilité de ce développement. Son recours continu aux armes chimiques et aux crimes de masse ne peut en effet rester impuni ». Or aucun crime de masse ni recours aux armes chimiques, imputable au régime syrien n’a jamais été démontré. Nous nageons là dans la manipulation et le mensonge d’Etat de la même nature qu’était la prétendue détention d’armes de destruction massives par Saddam Hussein, avec quoi les USA justifièrent l’invasion de l’Irak en 2003. Puis, « en déplacement en Ardèche, le président français qui est apparu en costume noir et le visage sinistre, a ajouté ceci : « que la « réponse » américaine devait être « poursuivie au niveau international », « dans le cadre des Nations unies si c’est possible », afin d' »empêcher qu’il y ait de nouveau utilisation des armes chimiques et l’écrasement par ce régime de son propre peuple ». (AFP) « La réponse américaine doit être poursuivie au niveau international » oses-t-il dire. En langage clair, François Hollande plaide à nouveau, comme il l’avait fait en 2013 pour une intervention militaire occidentale totale et massive contre le régime Syrien. Puisque les djihadistes s’avèrent incapables de renverser Assad, lui, propose rien moins que de faire la besogne à leur place, que les commanditaires occidentaux de ses incapables, écrasent enfin eux-mêmes la Syrie sous les bombes, comme ils le firent avec l’Irak. « Dans le cadre des Nations Unis si c’est possible » ajoute-t-il mielleux et « faux-cul ». Chacun sait qu’une telle action sous l’égide de l’ONU est impossible car la Russie opposera son véto et la chine probablement, et d’autres Etats membres de Conseil de sécurité peut-être aussi. Alors cette phrase n’est qu’une précaution de langage malhonnête. En vérité elle dit tout net que la coalition occidentale se passera de l’aval de l’ONU, et se mettra une fois de plus « le droit international » au coquillard. L’objectif déclaré ? « Empêcher qu’il y ait de nouveau utilisation des armes chimiques et l’écrasement pas ce régime de son propre peuple ». Encore faudrait-il avant d’empêcher qu’ils se renouvellent démontrer qu’ils se sont réellement produit, avant de vouloir les punir démontrer que ces crimes sont avérés. Une intervention militaire massive donc qui ferait des dégâts considérables aux infrastructures et aux populations, pour punir et empêcher le renouvellement de crimes qui n’existent peut-être pas. Sans compter que depuis 2013 la donne a profondément changée. A la demande du gouvernement légal de la Syrie, la Russie et l’Iran sont intervenus dans le conflit. Une intervention occidentale à présent en Syrie signifie donc la volonté claire de faire la guerre à la Russie, et à l’Iran. De quoi il est aisé de déduire les risques d’un embrasement régional généralisé, voire d’une guerre nucléaire. Eh bien qu’à cela ne tienne ! François Hollande qui se veut une « conscience du monde » qui insulte le Président Syrien en l’accusant sans preuves de tous les maux, « d’écraser son peuple », est disposé, lui, à jeter des dizaines de peuples dans le chaudron de l’enfer de la guerre. Au prétexte que la guerre en Syrie (que les Monarchies du golfe et le cartel occidental ont imposé à Bachar Al Assad) aurait fait déjà plus de 300 000 morts, François Hollande propose de venger ceux-ci en en faisant quelques centaines de mille supplémentaires, de détruire encore plus les infrastructures et le patrimoine culturel de ce pauvre pays martyr. L’homme qui se prétends un humaniste, qui se rengorge de ce qu’il considère comme le grand succès de son quinquennat, la COP 21, de quels égards se prévaut-il pour le peuple syrien ? De quels égards se prévaut-il pour l’héritage culturel et civilisationnel dont la Syrie regorge ? De quels égards se prévaut-il pour les générations montantes qui seraient cruellement impactées par un conflit international de grande ampleur ? De quels égards se prévaut-il pour la planète qu’il prétend sauver du réchauffement climatique et de la pollution au CO2, et qu’il veut livrer sans vergogne aux dangers d’une pollution nucléaire militaire bien plus grave et de plus grande ampleur ? Cet homme hargneux est dangereux, nous l’avions déjà dit. C’est le docteur Folamour qui se trimbale avec le bouton nucléaire à portée de la main. Il est grand temps que son mandat se termine. Il lui reste peu de temps pour laisser sa trace dans l’Histoire et le seul véritable pouvoir qui lui reste est le pouvoir de nuisance. Aussi faut-il espérer qu’il ne parviendra pas à provoquer une conflagration militaire majeure avant que ne s’achèvent les 30 jours qui lui restent. Mais attention Macron, à cette occasion, a pleinement assumée la même orientation de politique internationale. Virer le « sorcier c’est bien, à la condition expresse toutefois de ne pas le remplacer par son apprenti. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Samedi 8 avril 2017.

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