DE LA BONNE GESTION DE LA QUESTION KURDE.

DE LA BONNE GESTION DE LA QUESTION KURDE. Je viens de lire sur « sputniknews » la relation des déclarations de Monsieur Lavrov, ministre russe des affaires étrangères, lors d’une conférence de presse tenue avec son homologue Pakistanais. « La Russie est convaincue que les intérêts sécuritaires de la Turquie peuvent être pleinement garantis par un dialogue avec le gouvernement syrien, a-t-il dit, appelant ainsi à s’opposer aux tentatives de promotion du problème kurde, visant à approfondir le chaos dans la région. » Ce propos dans lequel nous trouvons une confirmation de notre analyse depuis presque deux ans (voir notre dernier article sur le sujet : « QUE DIRE DE L’INTERVENTION TURKE EN SYRIE ? » 28 janvier 2018. »), Résume fort bien et en peu de mots la situation. Les USA animent la question kurde afin de provoquer la sécession et l’éclatement de plusieurs Etats de la région (Turquie, Syrie, Iran et Irak), poursuivant leur objectif de « balkanisation » du Moyen-Orient, afin de promouvoir « leur poucet Israël » comme seule puissance régionale. L’intérêt bien compris de la Turquie, et réciproquement celui de la Syrie, n’est donc pas de se faire la guerre, auquel cas les USA et leurs alliés Kurdes indépendantistes ne manqueraient pas de « tirer les marrons du feu » du grand « foutoir » qui en résulterait. L’intérêt c’est de s’entendre au contraire, avec l’Iran et l’Irak aussi afin de résister au mieux à cette tentative de partition. L’interface d’une telle approche bien entendu doit passer par une politique d’intégration négociée de la question kurde dans le respect de l’intégrité territoriale des entités nationales existantes. Il est encore possible de résoudre le problème dans ce sens, pacifiquement. La Turquie, plutôt que de s’opposer à l’entrée de l’armée syrienne à Afrine doit la négocier. La Turquie n’a pas de prétentions territoriales en Syrie, elle aspire, elle l’a dit, à la restauration de l’intégrité territoriale de la Syrie. Elle doit donc s’engager à cesser son offensive sur Afrine en échange de l’entrée de l’armée syrienne et du rétablissement de l’autorité de l’État légal syrien sur cette province. Les milices kurdes devant être démembrées ou intégrées à l’armée Syrienne légale. Le danger pour la Turquie, et les autres États impactés par cette question, est l’éventuelle montée en puissance de la revendication nationale indépendantiste kurde. En se plaçant sous la protection de l’armée syrienne et en reconnaissant l’autorité de l’État syrien, les kurdes d’Afrine renonceraient de fait à cette revendication et ne constitueraient plus une menace pour l’intégrité des États de la région. Justifiant le retrait honorable de l’armée turque sur son territoire. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Mercredi 21 février 2018.

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