• MADAME BRIGITTE S’ÉGAREUn homme, «Prince adoptif de banquier» (pâle avatar des Médicis) se pavane sous «les ors de la République» avec le titre usurpé de «Président». Cet homme, jeune encore mais né mal embouché et plein de morgue, s’exprime comme un charretier, insulte et menace les citoyens de sa principauté. Croyez-vous que ses Ministres vont s’excuser auprès du peuple, faire à l’Ostrogoth un rappel public à la bienséance et lui passer «une savonnée» en privé ? Croyez-vous qu’un adulte référent va oser moucher ce sale morveux ? Qu’un juge d’instruction ou un commissaire de police va lui faire un rappel à la loi ? Que nenni ! Que déni ! Au contraire, ils l’approuvent, le justifient, se roulent eux-mêmes dans la fange. Le Ministre de la santé (pas la mentale), le premier ministre, tous y vont de leur indécente bêtise. Quelques jours d’attente, que les choses se soient un peu apaisées, une manière de «recul» afin de paraitre plus censée (Les gens intelligents ne parlent pas à chaud) et voilà que «la dernière dame de France» entre en scène, y va-t-elle aussi de son commentaire, s’avise de disculper le garnement ? J’ai dit «la dernière dame de France» car il n’y en a jamais eu de première dans notre République, nous ne sommes pas ici aux USA. Mais j’ai dit la dernière aussi car il faut être bien médiocre pour user d’arguments aussi éculés et fallacieux. Madame Brigitte qui était «professeur», à l’âge où les démons de la ménopause frappent à la porte, s’enticha de l’un de ses élèves prépubère. La femme en ces cas joue de tous les registres. Mère poule, elle prit ce garçon sous son aile afin de soigner son «souffle au cœur» ou autre affection. Fut son guide et son initiatrice, apprit tout à son «Julot» dont elle était la «Saint Preux» et «l’Abelarde». Elle fut de ces précepteurs qui ne rechignent pas à goûter aux tendres fruits offerts si volontiers par les adolescents avides de découvertes et subjugués par leurs maîtres ou maîtresses. Elle paya de sa personne pour parfaire l’éducation de son pupille. Belle réussite à en juger par le résultat. D’autres, à ce bilan eurent hurlé de rage et de désespoir. Chargée de l’éducation d’un Télémaque, cette Fénélon nous forma un Néron. «Madame Brigitte» enseignait le Français. Comme chacun sait, cette dame est une «littéraire». C’est elle, sa «Mentore» qui a fait l’éducation du «Dauphin des tiroirs-caisses». Elle lui a, dit la légende, appris les belles lettres, audacieuse dans la métaphore elle n’hésite pas à en référer à Rabelais : «lui aussi parlait un langage fleuri». Comparaison idiote, justification obscène. Rabelais était médecin de la faculté de médecine de Montpellier et écrivain. Il n’était pas Président de la République et ses «obscénités» ne s’adressaient pas à son peuple. Rabelais était écrivain et l’on peut, en littérature, se permettre des écarts qui sont totalement prescrits dans la vie civile au demeurant à un homme qui est censé représenter «tous les citoyens», «l’unité de la nation et garantir la paix civile». Rabelais, écrivain, racontait en «langage fleuri» les querelles de voisinages alentours de «la Devinière», il était dans le récit et dans la fiction, il n’insultait ni ne menaçait personne. Veuillez donc, Madame Brigitte, remballer votre argumentaire tordu et n’essayer plus jamais d’excuser l’inexcusable. Patrick Seignon. Elavoiedessansvoix.fr ». Jeudi 20 janvier 2022. [
