(Réplique d’un Français de gauche athée et libre penseur à Mr Chems-Eddine)
J’entends les plaintes de femmes françaises qui subissent les sarcasmes et pressions, de leur environnement dans des quartiers à forte présence musulmane, concernant leur tenue vestimentaire ou le non port du voile. De même je ne puis ignorer, sauf à être volontairement aveugle ou ignorant, la légitimité des requêtes de ceux qui se plaignent du prosélytisme Musulman, des prières dans les rues, etc.
Athée, internationaliste, respectueux de tous les peuples, toutes les religions, toutes les cultures je ne suis en rien opposé à ce que les musulmans comme toutes les autres confessions en France puissent pratiquer librement leur culte, et en porter les attributs qui leur agréé. Et je dois l’avouer, je prenais jusque-là à la légère cette question et la crainte affiché par certain de « l’islamisation rampante de la France », me disant que « ça n’était pas pour demain ».
Or voilà quelques jours que je découvre sur « Facebook » un « post » que publie Monsieur Chems-Eddine Hafiz. Selon lequel les manifestations pantagruéliques du « Canon Français » réunies autour de la culture du cochon seraient des agressions à la conscience des musulmans français.
Alors là ça, ça commence à m’agacer moi-même, et je prends le mors aux dents.
C’est tout d’abord que Monsieur Chems-Eddine n’est pas le premier pékin venu. Ce monsieur est avocat franco-algérien, membre de la commission consultative des droits de l’homme et depuis 2020 recteur de la grande mosquée de Paris.
Or celui-ci reproche ainsi « au canon français » son ostracisme supposé à l’égard des musulmans français qui sous cette approche ne seraient plus « tout autant français que les autres. Ou pour le dire en raccourci, manger du cochon serait un manque de respect pour les musulmans.
Il y a des chasseurs et des anti chasse, lorsqu’ils vont chasser les chasseurs n’excluent pas les anti-chasse, ceux-là ne sont tout simplement pas concernés. Il y a des croyants et des non croyants. Lorsqu’ils vont prier, à l’église à la mosquée ou à la synagogue, les croyants « n’excluent pas symboliquement » les non croyants, ce n’est tout simplement pas l’affaire de ces derniers ? Il y a encore des dizaines de milliers d’imbéciles qui écoutent les balivernes de Macron, lorsque les imbéciles écoutent Macron ils n’excluent pas symboliquement » les gens censés qui refusent de l’entendre, ceux-ci ne sont tout simplement pas sensibles et ont raison de fermer leurs esgourdes.
Que Monsieur Hafiz Chems-Eddine ne veuille pas prendre part aux manifestations gourmandes du « Canon français » où l’on mange du cochon, c’est son droit et son choix le plus naturel et respectable. Mais personne ici ne lui commande de ne pas manger du cochon. Donc s’il s’en tient aux commandements de son prophète c’est son affaire. Nul ici ne l’exclu, pas même symboliquement. C’est lui-même qui n’est pas concerné.
BON, MAIS CE QUI EST GRAVE DANS CETTE AFFAIRE C’EST QU’EN VÉRITÉ MONSIEUR H.C.E. QUI PRÉTENDS SE SENTIR EXCLU VEUT IMPOSER A TOUS LE TABOU MUSULMAN DU COCHON.
Nous en voilà revenu à la question du prosélytisme musulman et de « l’islamisation rampante ».
Pas de cochon dans les cantines, pas de cochon au « Canon Français », pas de cochon bientôt, pourquoi pas, à l’étal des bouchers charcutiers ? LA ON ATTEINT LA LIGNE ROUGE. Ce post de Monsieur Chems-Eddine, que je vois depuis plusieurs jours trainer sur le fil Facebook donne raison à ceux qui mettent en garde les non-musulmans et les français attachées à leur culture et à leurs traditions, contre une entreprise d’islamisation de la société française.
Je ne prends pas part aux banquets du « Canon Français », mais je refuse que l’on insulte mes traditions, que l’on prétende me les interdire. Que serait la France sans le cochon et le vin ? –
Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Dimanche 10 mai 2026.
