MOHAMED MERAH ! Et S’IL S’AGISSAIT D’UNE MANIPULATION ?

MOHAMED MERAH,ET S’il S’AGISSAIT D’UNE MANIPULATION ? Un préalable tout d’abord. Comme d’aucuns voudront bien nous l’asséner, L’horreur suscitée par les évènements de Toulouse et Montauban rend elle indécente cette question ? Ceux qui l’affirment ont l’espoir de nous réduire au silence ou à tout le moins d’invalider notre propos. Eh bien non, pas le moins du monde, répondons-nous !. On ne compte plus à ce jour les affaires autant horribles que célèbres, attribuées à des terroristes ou groupes extrémistes, qui se sont révélées n’êtres quelques années plus tard, d’odieuses manipulations des services secrets ou manigances diverses. Nous n’en citerons qu’une, l’assassinat d’Ado Moro par exemple. Nous laissons à d’autres le soin de compléter ce chapitre, ne peut-on citer une des dernières en date et des plus odieuses, car aux plus hauts niveaux des États et du monde, qui eut pour objet d’abuser l’opinion publique mondiale tout entière, nous voulons parler des mensonges des services secrets américains pour donner aux pouvoirs matière à justifier la guerre en Irak ? Alors, non ce n’est pas indécent de se poser une telle question, c’est même un devoir aux citoyens conscients de n’écarter aucune hypothèse à priori, parut-elle une injure au sens commun. Mohammed Merah était connu de la DCRI. Dès le premier meurtre de soldat à Toulouse, son nom apparaissait dans la liste des suspects. 17e RGP = Afghanistan, comment dés cette heure ne pas faire le lien avec le profil particulier de ce garçon. Pourquoi n’a-t-il pas était au moins convoqué pour un interrogatoire de routine, sur son emploi du temps par exemple ? Toutes les réponses partielles qui ont été faites jusqu’ici à ce questionnement ne sont pas convaincantes. Nous a-t-on amusés ? Drogue, trafic d’armes, vengeance d’un candidat éconduit par l’armée. Ne s’agissait-il pas de tergiversations pour gagner du temps pour lui laisser la latitude d’agir ? Le premier meurtre à lui tout seul n’étant pas de nature à frapper les esprits. Nouveaux meurtres de soldat du 17 RGP,= Afghanistan. Cette fois à Montauban. Or, ces soldats sont d’origine maghrébine, le premier était antillais, ne s’agirait-il pas d’un acte raciste ? Nous aurait-on amusés encore, et encore gagné du temps, l’horreur n’ayant pas à ce stade saisie l’opinion ? Or, d’autres éléments laissent perplexe et renforcent la suspicion de coup fourré. La mort. On nous a dit et répété à satiété qu’on voulait l’arrêter vivant. Pour en savoir plus, pour le faire parler. On a fait durer le siège pour donner du crédit à cette ’idée qu’on voulait le prendre vivant et attester ainsi sa bonne foi. Mais n’étai ce pas pour éluder, pour anesthésier l’opinion, pourquoi, au bout de cette longue attente dont on supputait que l’objet était de l’épuiser, déclenche-t-on un assaut violent et meurtrier. « Il a sauté par la fenêtre, une arme à la main, en tirant, on l’a retrouvé mort sur le parking de l’autre côté ». Cette phrase du ministre de l’Intérieur traduit son embarras. Comment dire après avoir juré qu’on le voulait vivant, qu’on l’avait simplement abattu ? Comme si on ne savait pas de quoi il était mort, une balle en pleine tête, comme si l’on rechignait encore à reconnaitre qu’on l’avait tout bonnement exécuté. Pourtant, l’appréhender vivant était possible, le témoignage de Christian Prouteau ancien commandant et fondateur du GIGN, l’atteste de sa haute expertise. Alors, malgré toutes les professions de foi, la main sur le cœur, qu’on le voulait vivant, n’est-on pas fondés à penser qu’en vérité on avait pris de longtemps la résolution de l’abattre ? Mais dans ce cas pourquoi ? Ne fallait-il pas le tuer pour éviter qu’il ne fasse des révélations embarrassantes pour les autorités . Par exemple, pourquoi avait-il choisi d’agir maintenant, à la charnière de la campagne électorale française, quand on passait de la campagne officieuse à l’officielle ? Comment a-t-il sélectionné ses cibles ? Au journal de la 2, ce 22 mars, à 13 heures 20, un témoignage journalistique épiloguait sur des pratiques en cours aux États-Unis, pour piéger les terroristes potentiels. Ces méthodes fort contestables, « pousse au crime », disent certaines critiques, ne datent pas d’aujourd’hui, elles furent amplement utilisées par la police tsariste avant la révolution russe, ils appelaient ça « l’agrainage », mot dérivé d’une technique de chasse fort amorale. Comment, disait la reporter de la 2, les services secrets américains s’y prennent-ils pour « neutraliser » un terroriste islamiste potentiel ? Ils rentrent en contact avec lui, il croit parler à un contact d’al-Qaida, en fait il est piégé, il parle à un agent des services secrets. » Chacun a entendu parler de plusieurs affaires de ce genre ces derniers mois, ou des terroristes présumés piégés ont été arrêtés pour de prétendues tentatives de prétendus attentats en vérité montés de toutes pièces par les services secrets américains. Nous avons entendu récemment de bonnes gens s’indigner de pratiques discutables des services de polices mexicaines. Les mêmes ne seraient-ils pas bien venus de s’indigner des pratiques plus que douteuses des services secrets américains ? Mais là n’est pas notre propos. Ce témoignage, émanent d’une télévision officielle est tout à fait précieux. Il montre à quel point, l’activation « d’une bombe terroriste dormante » par des services secrets occidentaux, ne relève pas de notre esprit tordu ou malade, mais est au contraire une réalité avérée. Il existe, dans nos sociétés occidentales, résultats des rancoeurs et des haines que créent, accumulent ou entretiennent les velléités interventionnistes de l’impérialisme occidental, partout dans le monde ; et les souffrances et injustices multiformes imposées aux peuples des théâtres d’opérations, des cellules, des individus, véritables bombes terroristes dormantes qui attendent d’être activées. Dès lors, comment ne pas envisager que « la bombe terroriste dormante » qu’était Mohamed Merah, ait été activée à un moment « opportun » choisit par des services secrets, pour des motivations que nous laisserons chacun libre d’imaginer ? En tout cas, un certain nombre d’éléments convergents pourraient donner à le croire. 23 mars 2012. Patrick Seignon.

Please follow and like us:
0
Tweet 20
Pin Share20

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

YouTube
LinkedIn
Share
Instagram
Retour en haut