SAINT HOL…

SAINT HOL… Les premières mesures d’URgences du gouvernement Heyrault : Baisse des salaires de 30 % du président et des ministres, c’est certes moins choquant bien sûr que l’inverse, les augmentations que s’était consenti dés son investiture, l’Ostrogoth précédent, mais ce n’est en vérité que très symbolique. Cette mesure ne change rien à la question des équilibres budgétaires. Retour à la retraite à 60 ans ?.. Seulement pour une centaine de milles sur les 700 000 ayant droits, qui y postulent chaque année, et encore, sans la moindre concession sur la durée de cotisations qui reste à 41 annuités et demie. Avec l’entrée tardive des jeunes sur « le marché du travail », elle ne concernera bientôt plus personne.Encadrement « soft » des loyers qui ne pourront augmenter au prétexte de changement de locataire, mais resterons prohibitifs dans un environnement où les prix de l’immobilier sont eux-mêmes prohibitifs.Suppression des tribunaux pour mineurs.Rapatriement des unités combattantes d’Afghanistan dés 2013. Attention ! Des hommes engagés directement dans les combats, pas de la totalité du contingent français. Cela signifie que cette mesure ne s’accompagne nullement d’un changement de doctrine en matière d’ingérence extérieure. D’ailleurs, ne brulent-ils pas d’intervenir militairement en Syrie ?1000 postes créés dans l’Éducation nationale. On devrait dire maintenus, ou plus près de la réalité encore 15 000 postes supprimés au lieu des 16 000 initialement prévus.Revalorisation de 25 % de la prime de rentrée scolaire.« Coup de pouce raisonnable – 2 %. d’augmentation du SMIC» – raisonnable pour qui, pour les patrons ?Alors, premières mesures d’urgence ? À l’échelle de la société tout entière et des maux accumulés, ça n’est pas même « un filet d’eau tiède », en vérité un peu de baume répandu sur les hématomes, C’est du Saint-Hol… « Qui fait du bien là où ça fait mal. » Nous l’avons déjà signalé, il y a des similitudes étranges entre les méthodologies Hollandienne et Mitterrandienne. . Le couple exécutif, Hollande/Heyrault, d’aujourd’hui, parait se calquer sur la procédure qui fut celle du couple exécutif, Mitterrand/Mauroy, d’il y a trente ans. Le monde enseignant, celui de l’éducation nationale, avait été pour « la gauche mitterrandienne, un puissant outil de transmission de la doctrine gouvernementale à la société civile. C’est par lui, que François Hollande entend restaurer la capacité d’entrainement de l’action gouvernementale sur la société civile, d’où les soins particuliers que Vincent Peillon est chargé de dispenser à « ses ouailles ». La première année Mitterrand Mauroy, une ambiance de « révolution » s’empara des palais de la république. Nationalisations à la pelle, relance, abolition de la peine de mort, retraite à 60 ans. Le gouvernement opérait par « Ordonnances » imprimant ainsi à la situation une ambiance de grand chambardement. Le peuple qui avait voté et n’avait plus qu’à bien se tenir et observer était heureusement sidéré et conquis. Ils l’ont dit et ils le font ? Mais à peine l’avaient-ils fait qu’ils le défaisait déjà. Mise en Bourse des entreprises publiques et dénationalisations dés 82/83, suspension de la concertation sociale, désindexation des salaires sur les prix, rigueur puis austérité succédant à « la relance qui ne marchait pas », démantèlement du secteur industriel. Alors à cet éclairage, et dans le contexte actuel de crise et de grande offensive antisalariée de la finance internationale, si bien entendu nul ne connait vraiment la suite chacun peut la subodorer : l’austérité, les sacrifices consentis par le peuple. Nous avons donné l’exemple diront-ils, nous avons rétabli la justice sociale, et appelé les plus riches à plus d’efforts. Mais ce n’est pas suffisant, chacun doit s’y mettre, c’est la Nation, l’Europe tout entière qui doit se mobiliser. À cela près que 30 % en moins sur des salaires de 12 000 euros çà n’a rien de comparable avec une ponction de 30 % sur des salaires de 1500 à 2000 euros.À cela près que la rémunération des grands patrons du secteur public réglementé à 20 fois le plus petit salaire servit dans leur entreprise, pour être seulement symbolique n’en reste pas moins indécenteÀ cela près, surtout, que cela ne concerne que les entreprises de moins en moins nombreuses – privatisations obligent – où l’État est l’actionnaire majoritaire. Les autres, les patrons du CAC 4O peuvent continuer à se goinfrer de salaires colossaux, de stock-options et de parachutes dorés.À cela près que ces mesures sont faites pour abuser le brave peuple, et dissimuler l’atroce réalité, qui est la base de toutes les inégalités, et surtout la plus intolérable d’entre elles, celle des termes du partage de la richesse entre travail et capital. C’est ce partage que les « courtiers » et « chargés d’affaires » du capital, que sont les gouvernants de droites et de gauche, sont chargés de protéger en le soustrayant à la critique et à la contestation. Les prétendues mesures de justice sociale qu’ils nous servent ne sont en vérité que des leurres, pour éviter que ne soit enfin posé le problème central, celui des termes du partage capital/travail. Or, celui-ci n’a cessé depuis plus de trente ans de se dégrader au détriment du travail pour le plus grand bien des revenus du capital. C’est dire que contrairement à l’adage idiot dont Sarkozy.fut l’auteur malencontreux, ce n’est pas en travaillant plus que l’on gagne davantage, mais bien en s’endormant sur un tas d’or.

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