SYRIE, GUERRE OU SOLUTION POLITIQUE ?

HOLLANDE « PÈTE LES PLOMBS » Lors de la conférence précédente, tenue à Genève le 30 juin. La Russie et la Chine avaient tenté une ouverture en adhérant à l’idée d’une possible transition politique en Syrie. À leur sens bien sûr, il s’agissait d’une authentique transition politique dans le respect de la souveraineté de la nation et du peuple syrien. Mais pour les Occidentaux cela signifiait, « virer » Bachar Al Assad et porter le CNS, leur créature, au pouvoir. C’est la raison pour laquelle les Russes et les Chinois, se rendant compte du danger qu’il y avait à poursuivre dans cette voie, ont refusé d’aller plus avant Or, au terme de la conférence internationale de Genève, un accord pour une transition politique en Syrie, ayant été signé par tous les présents, les Occidentaux pensaient avoir ferré les deux gros poissons russe et chinois, comme ils l’avaient fait avec la résolution 1973 sur la Libye. Ca y est pensaient-ils, ils ont mordu, il suffit à présent de les fatiguer et d’enrouler lentement le fil, on les tient, ils sont cuits. D’où l’agacement des mêmes dirigeants occidentaux quand la Russie et la Chine ont décliné l’invitation de se rendre à Paris quelques jours après seulement. Les « prises » avaient échappé. De dépit, François Hollande, hôte de la conférence, nous a fait un « pétage de plombs ». Est-ce le sang ou le pouvoir qui lui monte à la tête ? Voilà-t-y pas que « le tout mou » se prendrait tout à coup pour « un vrai dur », voilà-t-y pas que le filet d’eau tiède deviendrait un geyser voilà-t-y pas que le capitaine de pédalo se rêve en commandant d’« Apocalypse Boat » A la tribune de la conférence des (faux) amis de la Syrie, réunie le 6 juillet à Paris, le Président de la République française, a adopté un ton de prédicateur pour appeler le chaos sur la Syrie – la phrase est ambiguë, pleine de noirs sous-entendus – sur la Russie même, et la Chine, pourquoi pas. « Non seulement a-t-il dit, s’adressant à ces deux grandes nations, mais surtout semble-t-il en direction de la Russie, « vous aurez le plus exécrable des régimes, mais vous aurez le chaos aussi ». Promettant en outre que cela desservirait les intérêts russes dans la région. Nous appelons votre attention sur la forme. François Hollande n’a pas dit craindre, il n’a pas dit non plus qu’il s’agissait d’une hypothèse, d’un risque, il a dit « vous aurez le Chaos». Comment peut-il en être si sûr ? Pourquoi la position russe et chinoise ne serait-elle pas le bon chemin pour aboutir à une sortie de crise ? La réponse est toute simple, parce que les puissances occidentales ne le veulent pas et que ce sont-elles précisément les faiseuses de chaos. Accepter la solution russe et chinoise qui prône une sortie de crise, politique, démocratique et négociée, ce serait renoncer au plein succès de leur opération. Ce qu’ils veulent c’est la victoire totale pour eux et pour « leurs amis ». Ce qu’ils veulent c’est détricoter la République syrienne baasiste et laïque qui assurait un certain équilibre régional. Pour cela il leur faut la reddition humiliante de Bachar Al Assad. Ce qu’ils veulent, ces pitbulls, c’est la capitulation de la Russie et de la Chine. Après être venus ainsi à bout de l’allié arabe de l’Iran, ils veulent avoir les mains libres pour entreprendre l’exécution, programmée dans leurs plans, de la République islamique.

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