SYRIE : « LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE »*COMPLICE DES TERRORISTES ET DES MASSACREURS. Vous avez remarqué que, sous la houlette des États-Unis et de « son machin » l’ONU, une moitié à peine de l’humanité s’arroge le titre de « communauté internationale », reléguant l’autre moitié (Chine, Russie, Inde, Iran, Afrique du Sud, Brésil, Vénézuéla, Cuba…. ) dans nous ne savons quelle catégorie de « non » ou de « sous » humains. Toutefois, pour les besoins de cet article nous donnerons, un temps limité, crédit à cette présomption. * Mensonges, cynisme, indécence, on est tenté d’égrainer les superlatifs pour épancher sa colère et son indignation. L’occasion était trop bonne de mettre le régime syrien en accusation, les autorités et les médias français, et même occidentaux ne s’en privèrent pas. Au lendemain de la mort du journaliste Gilles Jacquier, l’Élysée penchait également pour un assassinat perpétré par le régime afin de dissuader les journalistes d’enquêter sur la révolte anti-Assad », écrivait « Le Figaro » hier 18 juillet 2012. Les choses sont en effet maintenant confirmé, le journaliste, et quelques autres ont été tués par un tir de mortier des « rebelles anti-Assad ». Le gouvernement français, les journalistes, qui ont donné foi à la thèse « d’un crime d’État », auront-ils la simple décence de présenter des excuses au gouvernement syrien ? 18 juillet, explosion à Damas dans le bâtiment de la sécurité nationale. Daoud Rajha, ministre syrien de la défense et Assef Shewkat, beau frère du chef de l’État Bachar Al Assad, ont été tué. Le groupe islamiste rebelle Liwa el Islam a revendiqué l’attentat. Avez-vous entendu les dirigeants et les médias occidentaux, champions de la démocratie et grands pourfendeurs du « terrorisme international, émettre la moindre condamnation de cet acte terroriste ? Comment peut-on, dans un même mouvement, déclarer la « guerre planétaire » au terrorisme international, envahir l’Afghanistan et l’Irak, et pis encore, provoquer des centaines de milliers de victimes et des destructions massives au nom de la lutte contre le terrorisme, et être aussi indulgent avec ces terroristes-là qui opèrent en Syrie ? Ces terroristes-là ne sont-ils pas d’ailleurs de la même veine, et n’ont-ils pas les mêmes desseins, que la plupart de ceux qui opèrent encore en Irak : dresser l’une contre l’autre les deux branches majeures, chiites et sunnites de l’islam ? Guerre de religion ? Diront certains d’un ton entendu et d’un air condescendant, « ah les pauvres bougres moyenâgeux, supériorité historiquement avérée de notre civilisation, pourrait arguer Claude Guéant, voilà 4 siècles que nous avons dépassé ce stade ». Guerres de religion ? Va donc !.. Manipulation impérialiste en vérité, avec la complicité avérée de l’Arabie Saoudite et du Qatar, pour le plus grand profit des intérêts anglo-américains. Mais il y a plus dérangeant encore. Ces terroristes-là ne sont-ils pas ceux qui appellent l’intervention étrangère. ne sont-ils pas les amis des « amis de la Syrie » ? Et comme à chaque fois, circonstance troublante, et accusatrice pour qui veut y voir clair, chaque attentat odieux, chaque massacre, celui de Houla par exemple, précède une réunion programmée du conseil de sécurité de l’ONU, censé faire plier la Russie et prendre des sanctions contre le gouvernement légal de la Syrie, voire autoriser une intervention militaire occidentale dans ce pays. Les attaques de l’ASL dans Damas, la capitale syrienne et l’attentat d’avant-hier ont eu lieu précisément la veille du jour où était convoquée une nouvelle réunion du Conseil de sécurité*. L’objectif évident de ces actions était de prouver à la Russie et à la Chine, que le pouvoir légal de Bachar Al-Assad était chancelant, que la « résistance » pouvait l’atteindre en plein cœur, et qu’il était temps pour la Russie et la Chine de le lâcher, si elles ne voulaient pas se retrouver bientôt « Grosjean comme devant ». Oui, mais !… Une telle coordination des actions sur le terrain et du « calendrier diplomatique » accuse on ne peut plus clairement, ceux qui s’appellent eux-mêmes « la communauté internationale », car elle prouve que les terroristes qui agissent à Damas le font aux instances de leurs maitres occidentaux. Ceux-là ne sont pas seulement « amis », ils s’accordent comme larrons, ils sont complices dans le forfait. * Celle-ci a été en définitive reportée à jeudi.
