L’OFFENSIVE DU GÉNÉRAL FLAMBY

L’OFFENSIVE DU GÉNÉRAL FLAMBYEh oui, nous affublons pour la première fois le Président de la République de ce sobriquet peu flatteur. Ce n’est pas que celui-ci lui convienne parfaitement, il n’est pas si mou que çà, quand il s’agit de s’en prendre aux intérêts des salariés, des retraités du petit peuple laborieux. Il est même en ce cas plutôt raide et dur, comme un général à la bataille, prêt à sacrifier des millions d’hommes pour « sa ligne bleue des Vosges ». Le sobriquet n’est donc pas très judicieux pour décrire sa personnalité et son action, mais il est peu valorisant et même quelque peu dégradant, et c’est le mérite qu’on lui sait. Car nous avons envie, à juste raison, nous salarié, retraité, travailleur, les ennemis de classe, les cibles qu’il s’est lui-même choisies et désignées, d’être méchants avec lui. Nous avons envie d’être méchants et de l’égratigner, voire d’avantage, parce que, par son action à la tête de l’État, il en a acquis le mérite.Certes, nous ne nous faisions pas la moindre illusion. Ceux qui rendent visite régulièrement et depuis longtemps à « La voie des sans voix » le savent bien. Dès son investiture par les primaires du PS, sous le titre « Hollande Conquérant » ? « L’ENFLURE DU VERBE », lundi 24 octobre 2011, nous affirmions : « François Hollande gagnera peut-être les élections présidentielles de 2012, il ne va rien conquérir, il sera promu et devra juste gérer « le système » tel qu’il est au nom des maitres qui l’emploient.w. Et avons réitéré depuis à maintes reprises des analyses, tant sur la politique intérieure qu’internationale, qui prouvent que nous ne sommes pas dupes, que nous n’avons jamais été les jouets de « l’illusion de gauche » dont nous sommes au contraire les plus anciens et les plus obstinés pourfendeurs. Le statut de chef de l’État de la Vème république française, propulse l’élu du suffrage universel « au dessus » des classes, dans les habits du Bonapartisme institutionnel. Dans cette position Césariste, « le Président de tous les Français » semble voué à un jeu d’équilibre entre les intérêts multiples ou contradictoires des divers groupes sociaux. Mais François Hollande a rompu l’équilibre, est descendu dans l’arène, a clairement choisi son camp. Il a revêtu les habits de « général » et a pris ouvertement la tête de la grande offensive de classe du capital contre le travail.François Hollande président de la République souffre nous disent les médias et journalistes spécialisés, d’un déficit d’autorité. Dans sa conférence de presse, tenue le jeudi 16 mai à l’Élysée, c’est ce déficit d’image qu’il aurait voulu corriger. Il y serait même parvenu, si l’on en croit l’inimitable Nathalie Saint Cricq et quelques-uns de ses semblables. François Hollande a usé d’un ton offensif. 5 fois au moins il a utilisé les mots « offensifs », ou équivalents.ANI, qui signifie « flexibilité » et démantèlement du droit du travail, compétitivité des entreprises qui signifie diminution de la part des salaires dans les coûts des marchandises, deuxième étage de la réforme des retraites qui signifie travailler plus longtemps pour des pensions moindres, Oui ; c’est vrai, François Hollande à opter pour un ton offensif, et pas seulement le ton, mais la méthode aussi. Voilà deux mois environ qu’il a déclenché une offensive tous azimuts, par le front l’arrière et les ailes, contre les salariés, les retraités le petit peuple laborieux.Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». 17 mai 2013.

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