POURQUOI OBAMA A-T-IL CHOISI LA GUERRE ?

POURQUOI OBAMA A-T-IL CHOISI LA GUERRE ?Barak Obama vient d’opter pour la livraison d’armes à la rébellion syrienne. Mais dans le même temps, ont lieu aussi des manœuvres militaires conjointes en Jordanie, tout près de la frontière syrienne. Et la décision vient d’être prise, que les avions F 16 et les batteries de missiles « Patriot »qui avaient été acheminés là « pour les besoins de l’exercice », resteront en Jordanie.On l’a compris, qu’elle se réunisse ou pas, la conférence Genève II est condamnée « à la mort in-utéro » ou à la « mort-née ». Pour autant, n’allez pas croire qu’Obama s’est rallié à Hollande. Obama c’est l’Empereur, Hollande n’est jamais que le « proconsul de la Francie ». Si Obama après les incertitudes qu’il a laissé planer a opté pour la guerre, c’est qu’il n’a jamais envisagé sérieusement une autre option. Si l’on admet que l’objectif essentiel de toute cette offensive impérialiste au Moyen-Orient est la République Islamique d’Iran, il est bien clair que cet objectif étant loin encore d’être atteint, il n’y avait pas lieu de lâcher prise. C’est la raison pour laquelle nous restions fort dubitatifs quant à la réalité de la volonté américaine de recherche d’une voie négociée de sortie de crise. Nous avions suggéré l’hypothèse suivante (« Syrie, l’abominable double jeu de Wascgington. » 13 mai 2013), elle se confirme dans les faits récents. L’opération John Kerry, voyage à Moscou et perspective d’une nouvelle conférence internationale sur la Syrie, n’était qu’une diversion. Des manœuvres militaires en Jordanie étant programmées il fallait tempérer les Russes, les illusionner, en espérant que tout affairés à la réussite de « la conférence », il laisserait la Syrie à découvert.Obama a donc semble-t-il, opté pour la guerre ? Afin de justifier ce choix, il a fini par donner foi aux allégations fantasques, françaises et britanniques, selon lesquelles l’armée syrienne aurait fait usage d’armes chimiques, en l’occurrence du gaz sarin. Barak Obama n’avait-il pas dit, il y a déjà longtemps que le recours aux armes chimiques était « une ligne rouge à ne pas franchir » ? Le paradoxe s’est que dit ainsi, on aurait pu s’attendre en cas de transgression, à une réponse foudroyante des USA. Or celle que le président américain vient de donner, à cet aune, parait bien mesurée, quoiqu’elle ne le fût pas tant, comme nous venons de le voir. C’est que depuis, la fermeté russe et chinoise s’est confirmée et qu’il est apparu impossible de rejouer en Syrie le scénario libyen. S’il admettait que la ligne rouge avait été franchie, cela mettait Barak Obama dans l’obligation morale de déclencher une intervention occidentale en Syrie. Ce qu’il ne voulait pas en considération des risques internationaux. Il lui fallait donc admettre la transgression de la ligne rouge tout en répliquant d’une manière en apparence plus mesurée, mais sans donner l’impression de se dédire tout à fait. Après donc, un temps de « valse hésitation », accrue par la perspective de la « Conférence Genève II » sur la Syrie, Barak Obama a opté pour la solution militaire. Non pas l’intervention occidentale directe, mais le prolongement des hostilités par le soutien ouvert et massif à la rébellion et l’option de la « régionalisation du conflit, à ce stade inévitable.François Hollande, qui a milité si fort pour la solution militaire contre la Conférence Genève II, nous en avons dit ailleurs les raisons, se rendait lui en voyage officiel au Qatar, ce samedi 22 juin. La Syrie bien sûr était au menu des échanges entre l’émir et le président. L’idée d’une intervention directe occidentale étant écartée il s’agit de régler le nouveau dispositif de la guerre régionale qui s’annonce sur quatre fronts : outre le front intérieur, le front turc au nord, le front libanais au sud et un front israélien sur le plateau du Golan. Dans la foulée de manœuvres militaires jordano/américano/occidentales, ça y est, c’est convenu et dit, les batteries de missiles « patriot » et les avions F 16 resteront bien en Jordanie avec l’idée d’ouvrir au sud de la Syrie une zone d’exclusion aérienne, adossée à la Jordanie et à Israël. Du côté syrien, les engagements de plus en plus importants de l’Iran et du Hezbollah libanais dans le conflit contribuent aussi à accroître sa dimension régionale. Au demeurant, la Russie qui a prévenu que : « l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne serait contraire à la légalité internationale » ne pourra pas encore bien longtemps rester en dehors du conflit.Si les Russes n’avaient pas réagi en livrant à la Syrie des avions et des missiles S300, la coalition occidentale aurait interprété leur réserve comme de l’indécision, et profitant des faiblesses de la défense antiaérienne syrienne, testée les jours précédents par les raids israéliens, elle se serait emparé sous peu et par surprise du contrôle du ciel syrien. Mais voilà, la manœuvre a échoué. Les Russes n’ont pas été dupes, ils ont livré, malgré la perspective de la conférence, les armements sophistiqués, indispensables à la défense (de l’espace aérien de la Syrie) du gouvernement légal syrien. Dès lors, les Américains devaient réviser leurs plans. C’est alors que « La maison blanche », qui jusque-là avait reçu avec dédain ces informations, a découvert, fort à propos, que la France et l’Angleterre disaient vrai, Bachar Al Assad avait bien fait usage de gaz sarin.….Et Obama et sa bande (Hollande, Caméron..) des mêmes méthodes mensongères et de désinformation qu’utilisa Georges W Bush, son triste prédécesseur, pour justifier son attaque contre l’Irak en 2003.Vendredi 28 juin 2013.

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