SYRIE,SA SE BOUSCULENT AU PODIUM DE L’ORDUREVoilà des gens qui se sont coalisés, il y a quelques années pour élaborer et rendre crédible à l’opinion publique internationale, un des plus odieux mensonges de l’histoire humaine. Odieux, car la finalité en était de justifier l’exécution militaire d’une nation, d’un régime politique et d’un chef d’État. Puis, les années passant, la réalité a repris ses droits. Non l’armée de Saddam Hussein n’était pas la deuxième armée la plus puissante du monde. Non la « puissance militaire irakienne » n’était pas une menace bien réelle pour l’État d’Israël. Non l’Irak ne développait pas un programme nucléaire militaire. Non l’Irak ne possédait pas des stocks d’armes de destruction massive. Pourtant, à ces prétextes, un pays de 35 millions d’âmes a été victime, plus de dix ans durant, d’un embargo meurtrier. À ces prétextes l’Irak a été la cible d’une opération militaire de grande envergure fomentée par une coalition de nations emmenées par la plus grande puissance militaire de la planète. Or le mensonge découvert, se sont-ils excusés ? Ont-ils indemnisé les victimes, réparé à leurs frais les destructions occasionnées ? Ressusciter les centaines de milliers de victimes de leur barbarie ? Ont-ils restauré le régime républicain laïque du Baas irakien ? Dépendu Saddam Hussein ? Leurs mea culpa et leurs excuses, « nous avons été trompés », ne sont que du vent, aussi nauséabond que leurs mensonges précédents. Par qui en effet prétendent-ils avoir été trompés ? Par leurs propres services secrets, par l’AIEA (agence internationale de l’énergie atomique), par les inspecteurs de l’ONU ? Tous organismes censés établir la vérité. Qui n’a vu que ces mensonges, à présent avérés, étaient des mensonges de commande, manigancée par les plus grandes autorités des États criminels pour justifier leur forfait. Et qu’importe si le mensonge est établi plus tard, ce qui est fait est fait, on ne revient pas en arrière. Eh bien, ce sont les mêmes États qui prétendent aujourd’hui qu’il convient de stopper le programme du nucléaire militaire iranien, c’est la même engeance qui affirme qu’il faut exécuter le régime du BAAS syrien de Bachar Al-Assad, qui ce serait rendu coupable de massacre à l’arme chimique. Opération punitive ? A qui appartient-il de punir ? Au maitre ? Au gardien de l’ordre moral ? Les maitres, ils peuvent se prétendre les maitres, les Tyrans sont aussi des maitres, les maitres d’esclaves ne punissaient-ils pas leurs esclaves ? Mais la morale, de qu’elle morale peuvent-ils se prévaloir, quel crédit ont-ils, ces menteurs, ces assassins internationaux ? Seuls peuvent leur accorder crédit leurs complices et les aveugles.Ils ont soutenu, encouragé, aidé, ce qu’ils ont appelé les printemps Arabes. Ils n’ont pas rechigné, au nom de « la démocratie » à s’allier avec les partis islamistes voire même avec les tendances radicales jihadistes et autres salafistes de l’Islam pour venir à bout de la Jamahiriya libyenne, ou mettre la Syrie à feu et à sang. Eh puis ils ont soudainement retourné leur système d’alliance, soutenu le coup d’État militaire en Égypte et l’opération d’égorgement massif des frères musulmans. Depuis le coup d’État militaire des milliers de Frères musulmans, des hommes femmes et enfants, des êtres humains, des civils quoi, ont été exécutés à balles réelles dans les grandes villes d’Égypte. Leur crime ? Ils ont eu le tort de prendre au sérieux leurs discours démocratiques. Mais là, pas de condamnation « internationales », pas de menace d’intervention militaire extérieure, pas l’opération punitive envisagée contre l’armée égyptienne qui massacre sa propre population. Et pourquoi donc cette différence de traitement entre l’Égypte du général Sissi et la Syrie de Bachar Al Assad ? Au prétexte que les uns tuent chimique et les autres à balles. Fallait-il un autre argument pour invalider les « motivations morales » de ces justiciers de l’enfer ? Elle est là. Les victimes égyptiennes, de la barbarie militaire, mériteraient-elles moins de compassion parce qu’elles ont eu le privilège d’êtres exécuté à balles ?Cela fait en vérité plus de deux ans, quel qu’en fût le prétexte, que les Occidentaux (États-Unis, Angleterre, France) veulent tordre le cou du régime syrien dont Bachar Al Assad est le dirigeant. Tout le monde le sait et chacun l’a compris depuis belle lurette. Pourquoi diable avaient-ils encore besoin de s’inventer un nouveau prétexte pour justifier leur escalade militaire ? Pourquoi n’avoir pas dit tout bonnement, « nous voulons sa peau quoi qu’il en soit, ça y est nous sommes prêts, nous y allons. ». C’est ça les menteurs compulsifs, même lorsque cela n’apporte rien et pourrait les en dispenser, ils se croient obligés de mentir encore.L’attaque a bien été « chimique » nous assène-t-on de toute part. Mais la question est moins celle-là que celle de son origine. L’attaque a été chimique, soit, mais qui sont les coupables, Assad ou les terroristes fous de l’opposition jihadiste ? Le triumvirat occidental ne veut même pas attendre, pour agir, les conclusions des inspecteurs de l’ONU. Si par hasard celles-ci, à défaut d’innocenter Assad, faisaient tout de même grandir le doute sur l’origine de l’attaque. Alors, dites-vous Monsieur Hollande, « La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer ces innocents. » Nous l’avons écrit il y a fort longtemps. S’étant avancé comme il l’on fait, le chef de l’État et la diplomatie française, n’ont d’autres issues que la fuite criminelle en avant. Ils doivent tuer Assad, tous les prétextes sont bons à prendre, s’ils veulent éviter le plus grand désastre diplomatique que n’aie jamais subit la France. C’est la raison pour laquelle monsieur Hollande ne doute de rien. Mais « La France » di-il. Il pense probablement « la France c’est moi ». Or, « la France », non pas l’État, mais l’opinion n’est pas de son avis.Chacun l’a bien compris, preuves établies ou pas, inspecteurs de l’ONU ou non, l’attaque chimique de Damas, n’est qu’un odieux mensonge, la rage dont le « triumvirat occidental » charge son « chien désigné, Assad » dont il a décidé la mort quoi qu’il en soit. D’autres que nous le disent à mots couverts, en langage feutré, en termes plus diplomatiques, avec quelques réserves, nous n’en somme pas moins nombreux, nous sommes même la majorité, à évoquer la possibilité que « le crime » incombe en vérité à « l’opposition » aux alliés des occidentaux. Jean-luc Mélenchon, . Pierre Laurent, Dominique de Villepin, François Bayrou, Marine Le Pen, qui représentent tous des secteurs importants de l’opinion publique, chacun à sa manière a dit cela et rappelé les mensonges de la guerre contre l’Irak en 2003. François Fillon lui-même a fait part de son scepticisme. La majorité des Français est contre ? Qu’importe, cela, nous venons de le voir en Égypte, n’empêchera jamais les criminels d’agir au nom de la démocratie.Infâme, avez-vous dit Monsieur Hollande ? Mais l’infamie en l’occurrence, ne vient-il pas de vous qui prétendez couvrir d’un voile moral ce nouveau crime de la barbarie impérialiste occidentale, que constitue l’attaque annoncée contre la Syrie ?Non, Monsieur Fabius, ce n’est pas Assad qui se moque de la vie humaine et de la légalité internationale, c’est vous et vos complices qui vous, « fichez » de nous et du monde entier. Vous Monsieur Fabius, qui débitant vos mensonges odieux et criminels, n’osez même pas lever les yeux pour regarder la caméra, c’est-à-dire les téléspectateurs, les Français, en face. Vous autres, les Obama, Caméron, Hollande, Fabius et Bernard Henri Lévy, votre âme damnée, qui menacent à chaque instant de traduire devant le TPI (Tribunal pénal international), tous ceux qui ont l’outrecuidance de vous ternir tête, c’est vous qu’il convient de traduire, le plus tôt sera le mieux, devant le plus incontestable des tribunaux internationaux qui soit, celui des peuples associés. Et celui-là, clin d’œil à l’histoire, c’est à Nuremberg qu’il officiera.29 aoüt 2013.
