HOLLANDE, OBAMA, BAS LES PATTES !1 – LE CONTRATPetit retour sur l’interview de Bachar Al Assad.Nous avons déjà dénoncé l’inique mensonge de François Hollande par lequel celui-ci met dans la bouche du Président syrien, des horreurs qui ne sont que dans sa tête à lui.Il n’en est pas moins vrai que Bachar Al Assad a répondu à une question de Georges Malbrunot : « Nous combattons des terroristes. 80 à 90 % de ceux que nous combattons appartiennent à al-Qaïda. Ceux-là ne s’intéressent ni aux réformes ni à la politique. Le seul moyen de leur faire face est de les liquider. ». « Liquider ! » Certes le mot est dur et sa signification terrible. Certes il peut surprendre, voire même choquer. Nous en avons déjà donné quelques explications, tout d’abord par la mise en perspective dans ce contexte de guerre civile. « Bachar Al-Assad parle, il est en guerre contre eux depuis deux ans et demi, de liquider des terroristes jihadistes qui se battent au nom de Dieu et pour l’avènement du « grand califat », avec lesquels il est impossible de nouer un quelconque dialogue vu que les réformes, la démocratie, la solution politique ne sont pas leurs problèmes. ». Il nous faut en donner une autre :Les pays impérialistes occidentaux, USA, Angleterre, France, ont en quelque sorte mis « un contrat » sur la tête du régime légal syrien. Leurs complices arabes, l’Arabie Saoudite et le Qatar, au nom de Dieu, de la guerre sainte et du grand Califat, recrutent pour eux des sicaires et des tueurs à gages qu’ils infiltrent en Syrie, financent et arment.Lorsque vous avez un différend avec un voisin, un partenaire, un concurrent ou un adversaire, voire un fou ou un agresseur, vous pouvez espérer contenir sa fureur, la canaliser par la discussion et la persuasion, enfin finir le conflit qui vous oppose par des concessions, la recherche d’un compromis. Mais si l’agresseur est un tueur à gages qui touchera l’autre moitié « de ses émoluments » quand le « boulot sera fait », quel recours vous reste-t-il ? On ne négocie pas avec un tueur à gages. C’est lui ou vous. Vous n’avez d’autre option que « de le liquider». C’est ce qu’à dit Bachar Al Assad. C’est dur. Mais l’est-ce vraiment plus que cette terrible menace des frappes occidentale, ce révolver des superpuissances braqué sur la tempe d’une nation souveraine et d’un peuple libre et fier ? Est-ce vraiment plus dur que le crime et les destructions préméditées par les Obama et Hollande dont la victime désignée est ce beau pays un des berceaux des civilisations méditerranéennes ?2 – UNE BÉNÉDICTION POUR VLADIMIR POUTINE Dans une lettre « adressée à M. Poutine en qualité de président du G20, le pape évoque dans un premier temps la situation économique et sociale mondiale, avant de condamner les « inutiles massacres » au Moyen-Orient, lançant un appel contre toute solution armée. « Il est regrettable que, depuis le début du conflit en Syrie, des intérêts unilatéraux aient prévalu et entravé la recherche d’une solution qui aurait permis d’éviter un tel massacre », écrit le Pape dans son courrier daté du 4 septembre, à la veille du sommet. « Les dirigeants du G20 ne peuvent rester indifférents au drame du peuple syrien », poursuit-il, avant de lancer un « appel sincère » aux dirigeants du sommet, qui doivent « trouver des moyens de surmonter les positions divergentes » et « mettre de côté la poursuite futile d’une solution militaire ». (Extraits empruntés à l’article de Caroline Piquet, « My TF1 News », 5 septembre 2013).Une telle initiative pontificale est, je crois, une première historique. Le chef de l’Église romaine ne se limite pas à une homélie ou à des vœux pieux. Il prend la plume, il s’invite au sommet du G 20, il milite, il interpelle, il interfère. Sa lettre s’adresse à Vladimir Poutine, quoi de plus naturel semble-t-il puisque celui-ci préside le G 20. Mais qui ne verra que l’initiative aurait pu prendre toute autre forme et emprunter bien d’autres voies pour parvenir à ses destinataires. Dans le moment et le destinataire direct choisis, il y a plus que le simple poids des contingences, la volonté évidente d’apporter son appui manifeste au chef de l’État russe qui n’a cessé depuis le début de la crise et encore récemment, d’œuvrer pour une solution politique du conflit syrien, et se pose en protecteur des minorités catholiques du Moyen-Orient.Le pape François écrit au G 20, c’est une bénédiction pour Vladimir Poutine et un camouflet à François Hollande et à Barak Obama.5 septembre 2013.
