SARKO BLANCHIT ? – ET – FRONT CONTRE FRONT

SARKO BLANCHIT ?Il est content Sarko, le juge d’instruction a prononcé un « non-lieu » le concernant dans ce que l’on appelle « l’affaire Bettencourt » (qui n’est que l’une des affaires du même nom). Ses amis, ses valets, ses obligés éructent de bonheur. Lui-même par mail c’est semble-t-il réjouit que la « justice ait reconnu son innocence »Et dire que cette « engeance » est avocat, qui ne sait pas faire la différence entre un « jugement » et un « non-lieu ». Seul un jugement au terme d’un procès aurait pu le déclarer innocent, « Un non-lieu » est tout autre. Certes il ne l’accable pas, certes il le met à l’abri des rigueurs de la justice dans cette affaire. Mais il ne dit pas qu’il y a rien, il dit que les charges sont insuffisantes ou ténues, ne donnent pas matière à poursuite. Le non-lieu dit simplement que cessent les poursuites, il ne noircit pas davantage, mais il ne blanchit pas non plus.Nous avions anticipé cette chute à « lavoiedessansvoix ». Le chef d’accusation était mal ficelé, il avait de fortes chances de faire choux blancs. N’avions-nous pas écrit:le 25 mars 2013 « La pauvre vieille à trente milliards » « Nicolas Sarkozy est mis en examen dans l’affaire Bettencourt, au motif « d’abus de faiblesse ». Et là, nous sommes dubitatifs. Voilà un aventurier de la République, mandaté par les plus riches pour faire rendre sueurs sangs et larmes aux plus pauvres, accusé « d’abus de faiblesse » sur la personne d’une des femmes les plus puissantes du monde, qui a apporté son éco au financement de son accession au pouvoir, avec force valises pleines de billets de banque. « La pauvre vieille », de méchants larrons ont « abusé » de son grand âge pour lui « taxer » une partie de son magot. Alors, « abus de faiblesse » ? Bon, c’est « le chef d’accusation » approprié pour lui faire rendre gorge, soit, nous ne protesterons pas. Mais ça n’est que cela et ça doit le rester. Donner un autre sens, plus général, à cette formule ce serait vouloir « abuser » du bon sens des Français. »FRONT CONTRE FRONTLe « Front national », a remporté, le Week-end passé, à Brignoles (Var) un incontestable succès. Certes, certains voudraient en atténuer la portée en invoquant le faible taux de participation. Mais dans ce genre de scrutins partiels les taux de participation ne sont-ils pas toujours faibles ? Ceux qui veulent nier leur revers de la sorte, si le résultat avait été inverse n’auraient-ils pas fait du faible taux de participation la preuve du caractère incontestable de leur victoire ?Le FN remporte là une précieuse victoire dans la ligne droite avant les municipales de 2014, et rien ne sert de se voiler la face.Voilà de longs mois, voire des années que nous tirons le signal d’alarme. « Il faut une véritable opposition de gauche au gouvernement de la Gauche d’alternance » avions-nous écrit le 27/3/2013, parmi de nombreux articles sur le même thème, et encore récemment (29/6/2013) « le FN aux portes du pouvoir » (Leçons des élections partielles de Villeneuve sur lot.). Nous ne sommes donc pas le moins du monde pris au dépourvu.Et alors, que fait « la Gauche » gouvernementale face à la victoire possible du parti de Marine Le Pen à Brignoles ? Elle en appelle au « Front républicain » elle appelle à voter UMP. C’est abracadabrant ! C’est dantesque ! C’est suicidaire.On se souvient du débat sur « la cohabitation » qui anima les milieux politiques de la fin des années 80 au début des années 2000. De quoi s’agissait-il ? De la cohabitation à la tête du pouvoir d’un président de gauche ou l’inverse avec une assemblée et un gouvernement de droite ou l’inverse (Mitterrand/Chirac, Mitterrand/Balladur, Chirac/Jospin). Quel était le défaut que le monde politique reprochait à ces situations ? Raymond Barre l’avait résumé ainsi : « le mélange des genres ». Pour notre part nous en avions donné une explication exhaustive dans le sous-chapitre « l’ère de la cohabitation » de notre plaquette « Social-bonapartisme et classe ouvrière ». « L’une et l’autre (la droite et la gauche) doivent impérativement respecter les mêmes institutions. Peu ou prou, l’une et l’autre sont amenées à faire des politiques fort semblables. Si d’aventure elles se mettent à parler le même langage et à « cohabiter » couramment, la confusion serait quasi-totale. Les mécontents se réfugieraient dans l’abstention ou se tourneraient vers d’autres formes d’expressions plus radicales, extrainstitutionnelles. Ressentant cela comme une vaste fumisterie, les masses déserteraient les planches de cette comédie… Etc. » (page148)Que reprochent les Français au système politique de l’alternance ? « Ils font tous peu ou prou la même politique », « Droite ou gauche, c’est blanc bonnet et bonnet blanc » Etc. Et n’est-ce pas sur ce thème que le Front national a fait « ses choux gras » ? « L’UMPS » etc..Alors, pensez, « le front républicain » la Gauche appelle à voter pour la droite et la droite pour la gauche. S’il était encore de ce monde Raymond Barre nous dirait : « c’est le mélange des genres puissance X ». Le mélange des genres de la cohabitation résultait de vote contradictoire de l’électorat et pouvait à ce titre lui être imputé. Le mélange des genres du « Front républicains » résulte du seul choix des partis qui y adhèrent et ne peut-être imputé qu’à leur collusion fondamentale.L’avouer, l’assumer de la sorte aussi ouvertement, n’est-ce pas le moyen de finir la démoralisation de l’électorat et de le précipiter, un peu plus et plus vite, vers le vote FN, la seule alternative véritable à la collusion « des larrons » ?8 octobre 2013.

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