PRIX NOBEL DE LA PAIXLES PROPOS IMPUDENTS DE FRANÇOIS HOLLANDEIls attendaient Malala, ils ont eu l’OIAC. C’est une « organisation » « une institution internationale » crée sous l’égide de l’ONU, qui a obtenu le prix Nobel de la paix.Bon, nous n’accordons guère de crédit à ce Jury tragicomique, qui décerne chaque année des diplômes comme autant de manifestes politiques de la propagande impérialiste occidentale. Chacun se souvient avec gène et commisération de l’attribution du prix Nobel de la paix à Barak Obama alors même qu’il n’avait encore rien fait d’autre que d’être le premier noir élu à la présidence de la première puissance de la terre, la plus agressive, et « fauteuse » de la quasi-totalité des guerres et des drames humains qui depuis 60 ans ravagent notre planète.Nous tenons cette institution, en peu d’estime, vous vous en seriez douté. Loin de nous l’idée de nous « esbaudir » du choix de son Lauréat; 2013. Nous avons entendu maintes hypothèses sur les motivations de celui-ci. Mais quelle qu’elle soit, une chose en ressort au moins. En récompensant l’OIAC, le Jury Nobel a voulu donner du sens et le crédit, qui manquait, à la politique agressive du trio impérialiste USA France ROYAUME-UNI. Comme si celui-ci avait œuvré, non pas pour une agression ouverte contre la Syrie, dont la finalité était la défense « des intérêts cruciaux des États-Unis », mais en bon père de famille qui hausse-le ton pour faire rentrer le mauvais fils dans le rang.La décision du Jury Nobel donne du crédit à cette posture. Elle leur permet de « s’attribuer tout de même leur part de mérites ». Vous voyez, disent-ils, que nous avions raison, que ça a servi à quelque chose, de menacer des foudres de la guerre. Et dans cette logique sordide, le champion est encore une fois notre président de la République à nous les Français. Voilà ce qu’il ose : »Le prix Nobel vient donner une consécration à tout ce que la France, pas seulement la France, a engagé depuis plusieurs semaines pour dénoncer l’utilisation des armes chimiques et les éliminer dans un proche avenir », « Chacun a compris le message du jury qui a attribué le prix Nobel à l’organisation qui a pour mission de détruire les armes chimiques », a-t-il ajouté, estimant que ce message s’adressait « à tout ce qui est prolifération, pas simplement chimique, mais aussi nucléaire ».Or, la vérité est autre. La proposition de mise sous contrôle international et de destruction de l’arsenal chimique syrienne, ce ne sont ni la France ni les USA qui l’ont faite, mais bien la Russie. Il est aisé de comprendre que ça n’est que contraint, pris à leur propre piège, que les USA ont dû accepter de se ranger à cette raison qui leur ôte un prétexte d’ingérence militaire, et chacun sait que la France, jusqu’au dernier instant, avec « ses projets de résolution » et « ses trois exigences » à l’ONU, a eu pour dessein de faire capoter l’initiative russe.Quand François la guerre et Barak la terreur, menaçaient, plus même, disaient qu’ils allaient frapper dans les jours voire les heures qui venaient, à leur convenance. Ils prenaient certes prétexte d’une attaque chimique dont on ignorait les coupables, mais leur objectif n’était pas l’interdiction de l’arsenal chimique, ni la recherche des conditions de la paix, mais bien la guerre, avec pour but la liquidation du régime de Bachar al-Assad et la mise sous tutelle impérialiste du territoire syrien et de sa population.Alors, sous cet éclairage, il parait quelque peu mal honnête le commentaire de François Hollande sur le choix du prix Nobel de la paix 2013, malhonnête et impudent. « DH.be », cité plus haut, qui a bien compris le sens des propos de François Hollande titrait d’ailleurs le 11 octobre « Prix Nobel de la Paix : la France veut sa part de lauriers. ». Imaginez donc, cet homme, ce président qui hurlait à la mort et au sang comme un guerrier antique, qui ne voyait d’autres solutions que de frapper fort et vite, aurait presque l’outrecuidance à présent de réclamer sa part du prix Nobel de la paix.14 octobre 2013.
