CROISSANCE ? LA PROPAGANDE MENSONGÈRE

CROISSANCE ? LA PROPAGANDE MENSONGÈRE Deuxième trimestre 2013, plus 0,1 pour cent de « croissance ». Autant dire, rien, si on le rapporte à l’accroissement de la population. Mais qu’importe, il faut tenir la France en haleine. Tant que persiste la croyance en une embellie prochaine, le risque de cataclysme social reste limité. Pour le gouvernement (si s’en était un autre, de droite, ce serait pareil) pour les médias qui le secondent, pour les acteurs économiques qui le commanditent, même au pied du mur, l’optimisme est de commande. Aussi, se chiffre insignifiant, + 0,1 %, donna-t-il en son temps, l’occasion aux économistes, aux médias papier et audiovisuels, aux chroniqueurs politiques et économiques de tous genre, de faire des gorges chaudes avec « la croissance retrouvée ». François Hollande, le capitaine de pédalo que le « système » a propulsé à la barre du navire France, se révèlerait-il, en matière de navigation économique, un autodidacte de génie ? La question bien qu’idiote était sérieusement posée, par d’autres bien entendu. Il faut dire que les chiffres truqués du chômage avaient alors contribué aussi à donner du crédit à la thèse d’une embellie et d’une sortie de crise prochaine. C’était même déjà fait, pour le premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui à ce prétexte, répondant à la grogne sociale, prêchait la patience. Mais patatras ! Derniers trimestre 2013, c’est déjà finit. « Dans ses dernières prévisions diffusées ce jeudi soir, l’Insee prévoit une stagnation du PIB au troisième trimestre, mais une hausse de 0,4 % au quatrième. » commentait « Les Echos.fr » en octobre. Or, les chiffres viennent de tomber, ils ne sont pas bons, non pas croissance même faible, mais recul. «Le Produit intérieur brut (PIB) s’est légèrement replié au troisième trimestre (-0,1%), selon les chiffres de l’Insee publiés ce jeudi. (Les Echos.fr. 14/11/2013). Certes, « Le ministre de l’Economie se veut rassurant, estimant que ce n’est pas « un indicateur de déclin ». Pourtant, sur toile de fond de fronde sociale l’inquiétude gagne les rangs socialistes et les commentateurs se font plus prudents ou plus critiques.. Nous étions bien plus réalistes. Nous écrivions le 27 octobre (« Echos parlant qu’en bruit on mène ») « Les résultats ? Mais quels résultats autres espère-t-on vraiment quand on pratique une politique de récession économique. Car, qu’est-ce « l’amélioration annoncée de la compétitivité des entreprises » sinon une politique de récession brutale et pleinement assumée. Améliorer « la compétitivité » cela signifie en clair, réduire la part salariale dans le partage de la richesse produite. Cela ne peut aller sans rétrécissement consécutif du marché intérieur, particulièrement celui lié à la consommation populaire, et la baisse d’activité des secteurs économiques, agricoles, distribution, industrie agroalimentaire, et industries des biens de consommation courants, avec à la clé, effet boule de neige, des fermetures d’entreprises et encore plus de pertes d’emplois. » Compétitivité signifie récession de la masse salariale. Or les ostrogots qui nous gouvernent et tentent de nous « bourrer le mou » prétendaient précisément que c’était la consommation des ménages qui allait soutenir cette croissance illusoire. Et pour se faire l’INSEE comptait, non sur la progression du pouvoir d’achat mais sur « le déblocage de l’épargne salariale et l’anticipation d’achat de voitures en amont du durcissement du malus au 1er janvier. ». Les petits Français étaient invités à puiser dans leurs réserves. Mais une autre révélation récente vient ajouter une couche à la morosité qui gagne du terrain. « Malgré le Perco, l’épargne salariale déçoit les attentes » (Par Les Échos 13/11) En effet, les sommes distribuées aux salariés à ce titre, ont reculées de 4,2 % en 2011. La tendance est à la baisse, bien sûr, comme celle de l’activité économique. « Le déblocage de l’épargne salariale instauré en 2013 par le gouvernement Ayrault pour relancer la consommation, (souligné par nous, lvdsv) ne rencontre pas le succès escompté. En effet, selon les experts du Club de l’épargne salarial, seuls 1,5 à 2 milliards d’euros auront été débloqués d’ici à fin décembre alors que l’exécutif tablait sur le double. » Pour conclure ce chapitre, la fin de la récession annoncé, le retour de la croissance, l’inversion de la courbe du chômage en fin d’année, ne sont que des mots qui relèvent de la propagande mensongère, pour tromper le bon peuple et tenter d’endiguer la colère qui enfle. Mais il y a plus encore. « La croissance », comme concept économique est elle-même devenue un leurre à l’usage des peuples. Nous vous en entretiendrons mercredi 20 novembre. Lundi 18 novembre 2013.

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