FRANÇOIS HOLLANDE INSULTE LA MÉMOIRE DE NELSON MANDELA

FRANÇOIS HOLLANDE INSULTE LA MÉMOIRE DE NELSON MANDELAFrançois Hollande, succédant à Sarkozy, a eu soins de démontrer en toutes choses la « continuité gouvernementale ». et que le slogan « le changement c’est maintenant » n’était qu’une formule creuse de campagne électorale. En fait il a tenu parole, pourrait-on dire tout de même. Le changement a vraiment eu lieu. On a changé de personnel politique. Qui en attendait d’avantage n’a rien compris aux institutions de la 5ème république, au bipartisme et à l’alternance. Nous, n’espérions qu’une chose de ce renouvellement de personnel politique, en finir avec les outrances et les brutalités du petit énervé. Si, par-delà la mutation du personnel politique nous n’attendions aucun changement maintenant ou après, nous nous accrochions tout de même (à la l’espérance) sans prétention d’un « président normal ». Or même en cela nous avons été floués. Il a fallu bien vite se rendre à l’évidence, c’est une brute froide qui a relevé la petite frappe agitée. L’une en l’inaugurant l’autre en le confirmant, n’en ont pas moins humiliée la France en l’abaissant au statut vassal de nation mercenaire au service de l’impérialisme anglo-américain. Ils l’humilient et la dévalorisent aux yeux du monde en pratiquant la diplomatie des vociférations guerrières et en se livrant à maintes agressions verbales ou militaires contre maintes nations du Moyen-Orient, d’Afrique et même d’Europe de l’Est. Côte d’Ivoire, Libye, Syrie, Liban, Afghanistan, Iran, Somalie, Tchad, Niger, Soudan, Centre-Afrique, comme au plus beau temps des colonies, la France donne du canon et de l’hélicoptère de combat partout. Enfin, partout ? Partout où la mandate son maitre l’impérialisme américain. Malgré cela, François Hollande s’était jusque-ici gardé des excès qui caractérisaient son prédécesseur. Eh bien ça y est, il vient de franchir le pas. Non par des propos cavaliers, des insanités où des attitudes décalées par lesquelles se distinguait « Nicolas Le Petit », mais, et c’est même d’une certaine manière plus grave, par une initiative déplacée qui relève de « l’outrance diplomatique ». Nous avions dit dès le 1er juillet, à propos du voyage de Barak Obama en Afrique du Sud, nous avons « re-redit », dans trois articles successifs, depuis la mort de Nelson Mandela, l’attachement de celui-ci au colonel Kadhafi et la grande contrariété que l’assassinat commandé de celui-ci, lui avait procuré et qu’il avait manifesté aux jours ultimes de sa vie en refusant les visites à son chevet des deux chefs des deux nations responsables de ce forfait. Eh bien, François Hollande n’a rien trouvé de mieux que d’insulter la mémoire de Nelson Mandela en invitant Nicolas Sarkozy, le commanditaire direct du crime, à venir s’incliner sur la dépouille de l’ami de sa victime. François Hollande l’a-t-il fait exprès ? Exprès ou par inadvertance, qu’importe. C’est aussi grave dans un cas que dans l’autre. Dans le premier par le cynisme que ça suppose, dans le second par le manque de maitrise, que ça traduit, impardonnable pour un chef d’État. Mardi 10 décembre 2013.

Please follow and like us:
0
Tweet 20
Pin Share20

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

YouTube
LinkedIn
Share
Instagram
Retour en haut