JE SUIS GERMAINOPHOBE Voilà donc que le Maire de Tours, à son tour, veut interdire le spectacle de Dieudonné prévu le 10 Janvier. Je ne suis même pas effaré, mais furieux tout de même. Furieux de d’entendre ces chiens aboyer avec la meute. Je vais aux renseignements, voir à quels motifs cet homme formule sa demande. « La liberté d’expression est une donnée fondamentale de la République », Vous constaterez, c’est probablement une marque de fabrique, « le faux culisme » affiché du maire socialiste de Tours. Ces gens-là prétendent agir au nom de, ou défendre des principes, qu’ils foulent aux pieds dans l’instant même où ils les énoncent. Nous avons eu, ces temps-ci, l’occasion d’attirer plusieurs fois votre attention sur cette « spécificité socialiste ». C’était à propos du repos dominical dont ils réaffirment qu’il doit rester le principe chaque fois qu’ils lui font un nouvel accroc. Eh bien en l’occurrence, Jean Germain invoque ici « la liberté d’expression fondement de la République » dans l’instant même où il propose d’y contrevenir. Pire encore. Les attaques contre le « principe du repos dominical » se font, elles, au nom d’un autre principe « la liberté du commerce », mais la charge du maire de Tours contre la liberté d’expression, c’est au nom de la liberté d’expression elle-même qu’il prétend la conduire, détectant dans l’usage de « la liberté » des risques de « métempsychose » de cette vertu républicaine qui ainsi pervertie se transformerait en « vice » : « .mais lorsque cette expression se transforme en une propagande…. il y a lieu de réagir ». Et de s’arcbouter sur « la loi ». « A ceux qui m’accuseront de censure, je rappelle que dans notre République toutes les paroles ne peuvent être tenues et que chaque propos antisémite ou d’incitation à la haine raciale doit faire l’objet de poursuites pénales ». Le problème en l’espèce, c’est que monsieur Germain se fait ici juge et partie. Il n’accuse pas seulement les propos d’être anti sémite, il tranche, ils le sont, et il sanctionne. Mais la loi, ce n’est pas comme ça que ça marche. La loi c’est aux tribunaux de la faire appliquer, il leur revient d’apprécier le fondement de l’accusation. Une propagande ? « Raciste, xénophobe, antisémite et négationniste ». « Dieudonné ne peut plus se « réfugier derrière une revendication de liberté d’expression » ou continuer à « entretenir l’ambigüité sur le sens de ses propos » après « ses déclarations récentes, en particulier celles visant le journaliste de France Inter, Patrick Cohen, (qui) expriment clairement un antisémitisme »…« Les spectacles de Dieudonné se transforment en tribune depuis laquelle sont proférées les pires horreurs ». Douché par ce flot de préconçus, d’imprécations et d’injures, on est fondé de s’interroger. Qui prêche la haine et laquelle ? Parmi les réactions des internautes à cet article paru le 3/1/2O14 dans « Orange actu », nous avons relevé celle-ci visant Dieudonné : « Ancien d’extrême gauche, il est passé à l’extrême droite ! Bizarre ce revirement, je pense que c’est un paranoïaque, comme tous ses nouveaux amis. Je souhaite qu’il soit ruiné, qu’il aille sur Mars voire pire!! Quand on en arrive au négationnisme, je pense qu’il est grand temps d’aller vivre dans une autre planète inhabitée, au moins, il cessera de nous les briser, ce gros c.n!! » Alors me direz-vous peut-être, Messieurs Germain, Valls, Barthes et consorts, ne sont pas responsables des dérapages qui s’expriment dans leur sillage. Ils ne sont pas responsables des dérapages d’autrui ? Soit, Dieudonné non plus. Mais alors, que vient faire l’argument censé fonder la demande d’interdiction : « Au vu de ces éléments et des risques de troubles à l’ordre public qui pourraient en résulter, je demande à Monsieur le Préfet de prendre toutes les mesures afin que le spectacle (…) à Tours n’ait pas lieu ». Que vient faire un tel argument quand on sait qu’en vérité d’éventuels incidents seraient sans nul doute provoqués, comme ce fut le cas récemment par des militants de l’UEJF, ou des nervis du « Betar ». Ce sont eux qui sèment la haine et « foute » la zizanie, et leurs amis du gouvernement prennent prétexte de cela pour interdire des spectacles et la libre expression d’un humoriste. Car tout se barouf dont ils entendent rendre responsable Dieudonné, d’où vient-il en vérité ? Dieudonné qui n’a fait qu’en rire et ne demandait rien à ces gens-là, a réagi à l’affabulation insultante de Yann Barthes qui a vu dans « la quenelle un salut fasciste à l’envers » et aux propos injurieux de Patrick Cohen qui l’a qualifié de « tête malade » et s’en est pris à un de ses collègue (Frédéric Taddeï) qui avait osé braver l’ostracisme qui frappe l’humoriste et auquel P Cohen entendait dicter sa conduite. Alors, Dieudonné, un provocateur ? L’oublierait-on, la provocation est venue d’ailleurs, de ceux-là, les Yann Barthes, Patrick Cohen, Manuel Valls. Pourquoi ? Comment ? Pourquoi en ce moment ? Sur commande bien sûr. Nous l’avons écrit précédemment, pour tenter de faire capoter sa tournée dont ses ennemis ne supportent pas le succès prévisible, « La salle de 2.000 places du centre de Tours où le spectacle de Dieudonné était annoncé affiche complet, selon les informations de la presse locale ». Ils ne le supportaient pas et sa les défrisait eux qui avaient juré sa perte. Alors oui, cela nous donne un haut le cœur et nous « glace les sangs », quand on entend tous les chiens de la haine et de l’obscurantisme, se mettre à aboyer avec leurs congénères, sans trop en connaitre les raisons, se contentant de répéter, sans les vérifier, les antiennes que d’autres ont composées. Le maire de Tours est donc de cette meute. C’est le Moyen-âge qui ressurgit, C’est le marteau des sorcières. Je ne suis pas raciste, pas antisémite, pas arabophobe, pas homophobe, mes écrits nombreux en font foi. Je n’ai jamais, moi, affirmé que les Roms avaient vocation à rentrer chez eux, et malgré la mémoire vive de l’occupation et de la résistance que m’ont transmise mes parents, je n’ai jamais été non plus Germanophobe. Mais voilà, une haine me vient enfin, contre la bêtise et la noirceur humaine. Je le revendique haut et fort, je suis à présent, « Germainophobe ». Dimanche 4 janvier 2014.
