UNE PROVOCATION DU CRIF ?

UNE PROVOCATION DU CRIF ? Dieudonné doit se produire en spectacle le samedi 22 février au « Zénith » de Toulouse. Des « Croix gammées, sigles de l’OAS et de l’ex- groupuscule d’extrême-droite Occident ont été bombés au cinéma Utopia, à la fac de droit et sur les murs de la maison de la laïcité et des diversités. » Bien entendu, on l’a sonné, Manuel Valls s’alarme, il « a dénoncé des actes «lâches et insoutenables, qui ne peuvent que nous révulser et qui salissent la ville de Toulouse». Gilles-R Souillé écrit dans « la dépêche du midi » : Le collectif Arc-En-Ciel « ne s’y est pas trompé, », qui « pointe «le climat de haine et de violence libéré par les anti-mariages gay et entretenu dans les conférences du groupe Civitas ou les défilés du Printemps Français, de la Manif Pour Tous et autre Jour de Colère ». Cette association « appelle d’ores et déjà à un rassemblement samedi prochain à 14 h 30 devant l’Espace des diversités et de la laïcité, rue d’Aubuisson. Quelques heures avant que Dieudonné investisse la scène du Zénith où sont attendus près de 5 000 spectateurs. » Mais aussi des «contradicteurs», nous informe le signataire de l’article. Car bien sûr, mais ne l’aurait-on pas deviné, le CRIF veut enfourcher la monture qui semble avoir été apprêtée tout exprès pour lui. « Le conseil des institutions juives de France (Crif), qui veut procéder à une distribution de tracts. Ce qui va faire beaucoup de monde dans les rues. Et quelques raisons de craindre pour l’ordre public. » La voilà la provocation ! Créer exprès les conditions de « risque pour l’ordre public » afin de servir au maire, sur un plateau, le prétexte utile à interdire le spectacle, selon l’esprit de l’arrêt inique du Conseil d’Etat. Et, s’il s’avérait que celui-ci ne s’exécute pas, chercher alors l’incident afin d’alimenter un deuxième étage de la campagne anti Dieudonné devant aboutir à son interdiction totale. Gilles-R Souillé parait s’interroger, dans « la dépêche du midi » sur ces « Tags de la honte «.. antisémites et homophobes qui ont été tracés, ce week-end, en plusieurs lieux symboliques de Toulouse. » Mais en vérité il ne s’interroge nullement. Il a une opinion, toute faite : « Les extrémistes de droite ont-ils l’intention de jeter de l’huile sur le feu et de raviver les tensions à quelques jours du spectacle de Dieudonné, programmé samedi prochain au Zénith de Toulouse ? Difficile, en tout cas, de voir une simple coïncidence temporelle dans la vague ». Les extrémistes de droites ? Mais que diantre viendraient-ils faire dans cette galère ? Pourquoi diable voulez-vous que des extrémistes de droite veuillent faire monter la tension à proximité de la venue de Dieudonné dans la ville ? Ah oui, c’est vrai parce que Dieudonné est d’extrême droite que disent ses détracteurs. Mais ne voyez-vous pas que cet argumentaire tourne court ? Parce que selon eux « l’ex-humoriste Dieudonné » est en vérité un militant d’extrême droite, des énervés d’extrême droite voudrez donner tout exprès un prétexte nouveau à Manuel Valls pour interdire le spectacle de leur champion ? Manque de cohérence, en effet ! Abracadabrantesque ? D’ailleurs, n’est-ce pas en vérité une manière de laisser poindre son scepticisme refoulé, quant aux responsables pré désignés, que le journaliste confesse : « La tâche, confiée au groupe d’investigations sur les bandes (GIB) de la sûreté urbaine, s’annonce pourtant ardue. ». En effet, le procureur de la République Michel Valet ne reconnaissait-il pas « hier, qu’il était difficile de trouver une cohérence dans des graffitis qui ont même convoqué les fantômes de l’OAS. » et du « GUD ». « Ce qui témoigne d’un minimum de «culture» politique » nous dit l’auteur de l’article, «en tout cas celle qui se cultive dans les arrière-cours de l’extrême-droite traditionnelle et désormais dans les officines intégristes catholiques, réveillées par le débat sur «le mariage pour tous». Une mouvance large et instable. » Minima de.., inculture..? Ne convient-il pas de voir plutôt une « sous culture » politique et journalistique, dans la méthode d’investigation de l’auteur de l’article ? La meilleure façon de conduire une enquête ou une démonstration, droit dans le mur n’est-elle pas de l’aborder, comme il fait, avec un apriori, et sur la foi de cet a priori De l’instruire à charge. Le journaliste de « la Dépêche du Midi » n’eut il pas dû faire preuve de prudence dans ses affirmations ? N’avait-il pas signalé lui-même, dès le titre de son article, l’étrangeté de cette opération de « tagage » ? N’est-ce pas la première question que doit se poser tout enquêteur, dans n’importe qu’elle affaire de crime ou de délit : « à qui cela profite-t-il ? Quel en est le mobile, le but poursuivit ? ». Or, il suffit de poser cette question simple dans le cas d’espèce, pour se rendre compte immédiatement que la réponse simpliste « l’extrême droite, les officines intégristes catholiques » – étrange, en effet – a toute chance d’être aussi idiote qu’elle est courte. Une autre hypothèse, une autre voie d’investigation, existe, et qui dès-lors saute aux yeux, bien plus crédible, nous semble-t-il, qui pourrait expliquer cette « vague surprenante » : UEJF, Le Bétar, les nervis du Crif, les provocs du ministre de l’intérieur. Eux ont un mobile qu’ils clament d’ailleurs ouvertement de toute la puissance des médias coalisés. Ils veulent interdire, non pas seulement le spectacle « le Mur », non pas seulement les sketches qu’ils jugent antisémites, mais toute expression de Dieudonné. « Le nouveau certificat de «respectabilité» accordé à Dieudonné, après le retrait des passages litigieux de son spectacle, n’a pas convaincu tout le monde. Si le maire, Pierre Cohen a renoncé à interdire son show a priori, d’autres, comme Gérard Folus, le vice-président national de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme ( Licra), considèrent qu’il aurait fallu maintenir l’interdiction pour stopper un antisémitisme «devenu parole libre, banalisée et impunie, accompagnée d’un négationnisme virulent». Ceux-là, insatisfaits de la demi mesure que représente à leur sens l’interdiction du spectacle « la Mur » et mécontents du rebond de l’artiste, ont des raisons qui leur appartient de vouloir revenir à l’offensive. Bien sûr, nous n’avons pas plus de preuve de l’implication de ceux-là que Gille-R Souillé n’en a de « l’extrême droite ni des officines intégristes catholiques ». Mais notre hypothèse à nous a l’avantage considérable sur la sienne de rétablir une cohérence qu’il cherche toujours et cherchera en vain. Jeudi 20 février 2014.

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