OBAMA,LE PETIT HOMME Parce qu’il était le premier président des États-Unis de race noire, on a voulu enfumer l’opinion publique internationale avec cette preuve par neuf de la persistance du « rêve américain ». A peine élu et qui n’avait eu le temps encore de rien faire qui le justifie, ils firent de ce nouveau président de la nation la plus agressive de la terre, un prix Nobel de la paix. Après le Bush junior aux petits pieds, celui-ci serait, s’était certain, un grand président. Or, et sans nous étendre sur le fond de sa politique, nous avons eu à plusieurs reprises déjà l’occasion, d’épingler le président des États-Unis, en situation de petitesse, voire de bassesse. Est-ce la marque d’un grand homme que de faire un voyage en Afrique du Sud en quête du dernier souffle d’un vrai grand homme mourant qui serait utile à redorer son image ternie ? Est-ce la marque d’un grand homme que l’aveu si maladroit que ce sont les intérêts cruciaux des Etats-Unis qui commandent sa conduite en Syrie, quand voilà plusieurs années qu’il s’efforce de faire croire le contraire, que la politique internationale des USA est entièrement philanthropique, commandée par les seuls impératifs de « liberté » de « démocratie » de « droits de l’homme » ? Ces épisodes ne donnaient-ils pas déjà à douter de sa maitrise et de largesse de ses vues ? Vers la fin du journal de vingt heure de « France 2 » hier soir, David Pujadas annonce qu’il doit revenir sur le sujet de l’Ukraine, car dit-il, « il y a du nouveau ». Du nouveau ? Des faits ? Des mouvements ? Des décisions ? Des manifestations ? Un incident ? Dans un pareil contexte on s’attend à une information importante. Non ! Une simple déclaration de Barak Obama, Déclaration ? Un idiotisme devrions nous dire : « Vladimir Poutine est du mauvais côté de l’histoire ». L’Histoire Monsieur Obama a un cours, elle n’a pas de côtés. Elle est faite de luttes et de combats. Sa raison est celles des vainqueurs. Les « bons » sont les gagnants et les perdants sont réputés « mauvais ». Le seul vrai tort que l’histoire reconnait à ses acteurs, c’est de perdre. Mais attention, même cela posé les choses ne sont pas si simples. Un combat fini en appelle d’autres et il arrive parfois que l’issue s’inverse et que les bons de la veille soient les mauvais du lendemain Un combat est engagé, d’une part entre le trio impérialiste Occidental (USA, France, Angleterre) dont vous êtes de chef de file, et d’autre part la « fédération de Russie ». Il est trop tôt encore pour dire qui seront « les bons ou les mauvais », cela dépendra de l’issue du combat. Mais cela n’empêche nullement les êtres humains audacieux de choisir leur camp et d’apporter leur modeste contribution à ce pugilat. Monsieur Vladimir Poutine veut restaurer la Russie dans son statut de grande puissance, en cela il égratigne les États-Unis qui pensèrent à la chute de l’URSS pouvoir instaurer leur leadership planétaire. Nous partageons sur ce point son combat, car nous ne voulons pas d’un monde unipolaire, où l’Empire du fric imposerait la « valeur marchande » comme seule « valeur » du monde.Vous dites, Monsieur Obama, que V Poutine est du mauvais côté de l’Histoire. C’est poser le postulat que l’histoire en a deux, « le bon et le mauvais ». Mais c’est quoi donc que ces histoires ? Depuis quand l’Histoire a-t-elle deux visages comme Janus, deux faces, dont une cachée, comme la lune ? Votre saillie réductrice nous renvoi à cette vision du monde, bien ancré dans une certaine « sous-culture » américaine, tant qu’on lui a donné le titre de « vision Hollywoodienne du monde». « Le bien et le mal », « le blanc et le noir », « docteur Jekyll et Mister Hyde ». Nous voilà revenu, par votre entremise, à la vision simpliste et manichéenne du monde qui était celle de votre triste prédécesseur. Ce jugement vous range définitivement dans la catégorie des nabots de la pensée humaine. Mardi 4 mars 2014.
