L’UKRAINE AGRESSÉE ?

L’UKRAINE AGRESSÉE ? Oui, mais par qui ? C’est devenu la règle de nos médias et des pouvoirs politiques, occidentaux, dissertant sur la question Ukrainienne, de la réduire à ce qu’ils appellent « l’agression russe ». Agression pourquoi ? Parce que l’on voit des mouvements de troupe, des soldats en uniforme ? Mais les scènes de guerre civile provoquées place Maïdan par une milice fasciste armée, n’était-ce pas une agression contre un pouvoir légal ? Ces grands démocrates occidentaux édictes des règles qu’ils ne craignent pas de fouler aux pieds l’instant d’après. Le nec plus ultra de la démocratie, selon eux, se serait l’élection du président au suffrage universel direct. Mais même si tu t’y conformes et gagne les élections, tu n’en seras pas moins dictateur, si tu t’opposes à leurs desseins. Au demeurant, le mot « agression » ne se limite pas à désigner une agression militaire. Les agressions peuvent-être de nature diverse, verbales, juridique, financières, etc. Prendre appui sur une minorité activiste pour imposer à la majorité du peuple ukrainien, un renversement d’alliances stratégiques au profit de l’Europe libérale, n’est-ce pas une agression ? Bien sûr que si. Une agression et une provocation. C’est l’Europe libérale qui a porté le fer dans le flanc ouest de la zone d’influence russe, et nous en avons dit ailleurs les raisons, faire payer cher à la Russie son barrage à l’agression occidentale en Syrie, mais aussi peut-être, dans un deuxième temps, avec le dessein de chasser la Russie de la mer Noire, afin de faire cesser l’aide à la Syrie qui transite par là. La Russie n’a agressé personne, elle a tout simplement réagit à la provocation, elle s’est défendue. Elle a dans un premier temps verrouillée la péninsule de Crimée où sont ses bases et sa flotte, elle a verrouillé la mer d’Azov qui excite bien des convoitises. Dans un deuxième mouvement, peut-être prendra-t-elle les dispositions utiles à rétablir le pouvoir légal et incontestable du président Ianoukévitch, ce qui est le préalable nécessaire à l’application de l’accord du 20 février entre le gouvernement légal l’opposition et les ministres Européens, qui prévoyait des élections présidentielles anticipées. Faisant cela, la Russie n’agressera personne non plus, elle ne fera que défendre les principes de la légalité démocratique que les européens et les américains ont si allègrement trahis en optant pour le putsch et le coup d’État.Jeudi 6 mars 2014.

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