ÉLECTION MUNICIPALESSANCTION !IL FAUT RENVERSER LA TABLE Dans 3 jours, le premier tour des élections municipales. Les français travailleurs : ouvriers, salariés, paysans, chômeurs, auxquels le pouvoir politique porte chaque jour de nouveaux mauvais coups, doivent sanctionner, clairement et sans appel celui-ci. Alors, je sais bien, on va nous rétorquer qu’il s’agit là d’élections municipales, d’élire les gestionnaires des collectivités locales. Que ces élections ne sont pas et ne doivent pas être politiques. Mais les électeurs français le savent bien, au soir du premier tour, c’est bien l’interprétation que feront tous les commentateurs. Les uns diront que l’électorat a sanctionné et d’autres essaieront de défendre que la sanction n’a pas eu lieu, qu’elle est minime ou relative. Alors oui, il faut sanctionner clairement, c’est-à-dire massivement, afin que tous ces hâbleurs s’emmêlent les crayons dans leurs sophismes. Les collectivités locales et territoriales sont les fondements de leur assise par lesquels ils tiennent leur véritable légitimité populaire et leur capacité d’entrainement de la nation. C’est en quoi, et quoiqu’ils en puissent dire, ces élections bien que locales, sont infiniment politiques et justifient qu’on les utilise pour sanctionner le pouvoir central. Les griefs sont nombreux et immenses. Emplois : Ils poursuivent allègrement la politique de désindustrialisation de la France, de délocalisations. Et ce n’est pas le « Ministère du redéploiement industriel » et « l’acteur » Montebourg, qui peuvent masquer cette réalité, même si tel est le rôle qui leur est dévolu. Lutte contre le chômage : A défaut de véritable défense du tissu économique, et de véritables créations d’emplois, elle se limite à tenter de masquer la misère avec « les emplois d’avenir » et l’explosion des « petits boulots et emplois précaires. Par contre ils ne cessent de prendre des mesures pour culpabiliser les chômeurs. Si ceux-ci ne trouvent pas d’emplois, ils ne disent jamais que c’est parce qu’il en manque. Au contraire, ils insistent lourdement sur les offres d’emplois non pourvues qui serait la preuve d’une certaine mauvaise volonté des demandeurs. Ou alors, ceux-ci sont insuffisamment ou mal formés, manquent d’expériences, refusent de changer de métier, ou de se déplacer vers les bassins d’emplois, etc. Alors ils les punissent, prennent des mesures à caractère vexatoires et coercitif pour les obliger à s’adapter, à passer à la moulinette, à accepter des emplois de plus en plus mal rétribués pour éviter d’être radiés des listes de « pôle emploi. Pression fiscale : Elle touche tout le monde, même ceux qui sont exonérés d’impôts directs, par le biais de la TVA, de la CSG et de diverses taxes sociales ou « écologiques ». En vérité elle est la conséquence de la dette publique, c’est-à-dire des intérêts que sert l’état à des créanciers privés, qui vivent et s’engraissent de cette manne. Un racket sur le peuple au profit de la finance. Compétitivité : Sous ce vocable se cache en vérité, la pire des politiques anti populaire que gouvernement français n’est mené depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Compétitivité cela veut dire baisse drastique des salaires et des charges sociales qui sont du salaire différé. Même si pour l’opinion ils tentent d’en atténuer le sens en prétextant que la baisse des salaires n’est pas le seul moyen d’accroitre la compétitivité. La baisse des salaires et des charges, c’est-à-dire l’appauvrissement des couches laborieuses du pays est leur ultime but. Il ne se passe guère de jour sans qu’un nouveau train de mesures n’en apporte la preuve. Dégradation de la couverture sociale : conséquence directe de la baisse des charges sociales et des divers cadeaux que le gouvernement octroi aux patrons en puisant directement dans la caisse de la sécu, c’est-à-dire dans les poches des français les plus démunis. Attaques contre le droit du travail et le repos dominical, etc. International : Les sujets de mécontentement sont trop nombreux, nous ne pouvons les évoquer tous. Mais parmi ceux-ci il nous faut tout de même signaler la politique internationale qui est celle de notre pays. Avec Sarkozy, et Hollande n’a fait que confirmer ce cours, la France c’est totalement alignée sur la politique internationale des USA, impérialiste agressive, qui nous précipites chaque jour un peu plus vers un conflit mondial majeur. Si les USA sont le gendarme du monde, la France en est devenue son chien policier. Alors oui ce gouvernement doit être sanctionné. Il faut refuser nos voix aux listes où figurent des candidats du parti au pouvoir. Ce que l’on est en droit de reprocher à ce gouvernement qui se dit de gauche, c’est de faire en vérité exactement la même politique économique et sociale que la droite. Alors, si nous refusons de donner nos voix à « cette gauche-là », ce n’est certainement pas pour les donner à la droite. La sanction contre la gauche ne doit pouvoir en aucune manière être interprétée comme une victoire ou le simple retour en grâce de la droite. Donc, pas de voix pour les candidats PS, mais pas de voix non plus pour les candidats UMP. J’entends déjà les réprobations et imprécations de militants aveugles, prêts à affirmer qu’un coup de pied au cul de gauche est préférable à un coup de pied au cul de droite. « UMPS », « Rouge/brun » diront-ils encore, cette position c’est la politique du pire qui revient à dérouler le tapis rouge sous les pas de Marine La Pen. Petit un : Excusez-moi camarades, mais passant sous un cerisier, côte à côte, avec Marine La Pen, (bien que je ne me soi jamais promené dans un verger avec cette fille, et qu’il est tout à fait improbable que cela n’arrive jamais), quand elle s’exclamerait : « ah les belles cerises ! », je n’affirmerai pas, parce que c’est elle qui l’a dit que ce sont en vérité de vilaines prunes.Petit deux : L’alternance est un système bloqué, une sorte de cage à écureuil où l’électeur est prisonnier et contraint de faire tourner toujours la même machine. Il n’y a nul recours en l’état actuel des choses, vu que les oppositions potentielles refusent de rompre carrément et définitivement avec cette machine infernale. Alors oui, il faut casser la machine, éclater le piège, renverser la table. C’est le seul moyen d’en sortir et de rebattre les cartes du jeu politique. Ni droite, ni gauche ! – Vous ne voulez pas que ce soit le FN qui tire des marrons du feu ?- Moi non plus. – Alors tirez les vous-mêmes, érigez-vous » en véritable opposition de gauche, en alternative à ce système politique, en prétendants au pouvoir, je vous rejoindrez illico. Des milliers d’autres militants en sommeil en feront tout autant. Jeudi 20 mars 2014.
