SILENCE, ISRAËL TUE ! Nous avons écrit dans notre article du 13 janvier que la grande offensive terrestre de l’Etat Juif contre Gaza en 2002, n’avait été que partie remise. C’était dire que l’offensive à laquelle nous assistons à présent n’était que la reprise de la précédente là où Ariel Sharon avait dû la suspendre. Mais c’était dire aussi est surtout que certains actes prises de positions ou actions antérieures, dont on comprenait mal alors le sens ou la cohérence, n’étaient en vérité que des dispositifs préparatoires à la nouvelles offensive à l’heure où le contexte international en annonçait l’imminence. Nous avions eu aussi le 13 juillet la bonne inspiration de rappeler que c’est de ce temps, en 2002 que date la grande offensive du gouvernement et de la diplomatie de Tel-Aviv, relayés par la diaspora pro-sioniste, pour étouffer toute velléité de contestation de la politique israélienne. Malgré tous ces efforts pour abuser l’opinion française ceux-ci avaient beaucoup de mal à convaincre de la réalité d’une résurgence véritable de l’antisémitisme en France. Tant, qu’il leur fût nécessaire de fabriquer eux même des actes antisémites mensongers pour tenter de donner du sens à leurs vociférations. Un rabbin qui se blesse lui-même avec un couteau pour faire croire à une agression, une jeune mère juive qui ne l’était pas, agressée dans le RER par une bande de « jeunes beurs », et une presse et des politiques tout aussi naïfs qu’irresponsables qui s’empressent de faire mousser les faux évènements qu’on leur sert sans prendre le soin préalable d’en vérifier l’authenticité. N’est-il pas de notoriété publique que Judas ne peut pas mentir ? Or, ce n’est pas le hasard ni son antisémitisme supposé, mais cette campagne infâme quand Ariel Sharon exécutait l’autorité palestinienne de Yasser Arafat prisonnière de ses chars dans la Mouquata’a en ruines, quand la diaspora à son service applaudissait déjà au crime annoncé, qui inspira le sketch tant contesté de Dieudonné le 1er décembre 2003 sur le plateau de Marc Olivier Fogiel. Cela tombait à point, les associations juives pro sionistes tenaient enfin, en cette affaire, la preuve de la résurgence de l’antisémitisme qui jusque-là se dérobait à elles. Elles la tenaient, cela leur était trop précieux, elles ne la lâcheraient plus. D’où l’acharnement, sans cette explication incompréhensible, du CRIF et de la Licra contre l’humoriste. Les années s’écoulèrent. L’anathème qui frappait Dieudonné n’avait pas était levé. Mais les choses malgré tout paraissaient s’être apaisées. Interdit de Télévisions l’Humoriste n’en poursuivait pas moins une carrière brillante, arcbouté sur son théâtre de « la main d’or ». Or, tout à coup, l’an passé, que l’on s’en souvienne, de façon inattendue, surprenante comme un coup de tonnerre dans un ciel serein, la campagne d’anathématisation de Dieudonné rebondit. A propos de quoi, D’un nouveau sketch ? Du spectacle « le mur » ? Non, cela ne viendra qu’après. Mais à propos de la gestuelle comique que Dieudonné sert depuis des années dans ses spectacles et qu’il a baptisé « la quenelle ». Tout à coup un journaliste prétend lire dans ce geste à caractère phallique un salut hitlérien inversé et donc par nature antisémite. Pour donner du corps à cette affaire insensée, toute la machine médiatique se met en branle, et le gouvernement emmené par le ministre de l’intérieur et soutenu par le président de la République. On le voit, l’affaire a été inventé, construite de toute pièce. Les autres éléments de la polémique, le spectacle « le mur », son interdiction, ne sont venu qu’après. Alors pourquoi ? Pour qu’elles raisons ? Parce que l’évolution de la situation dans le monde arabo-musulman, induite par les conséquences de ce qui fut appelé « printemps arabe », remettait à l’ordre du jour la possibilité pour Israël d’en finir avec la question nationale palestinienne en tuant le dernier carré de la résistance armée de ce peuple, c’est-à-dire Gaza et le Hamas. Et cette fois, ils n’attendaient pas le déclenchement des opérations pour en remettre une couche contre la résurgence supposée de l’antisémitisme en France afin de tétaniser par avance les ultimes velléités de protestation. Cela l’annonçait. Protester contre l’action criminelle de l’Etat d’Israël c’était se qualifier « antisémites » Et voilà, le raccourcit est fait, ils l’ont osé. François Hollande, Manuel Valls, en toute cohérence avec leur attitude dans l’affaire Dieudonné, interdisent à présent carrément les manifestations de protestation contre l’opération militaire Israélienne, en cours à Gaza, au prétexte qu’elles alimentent ou « risquent de…. », « l’antisémitisme ». C’est dire que toute critique est interdite dès lors qu’il s’agit de l’Etat d’Israël. Israël tue. Silence ! Nous intiment François Hollande et Manuel Valls. Nous ne pouvons accepter cet oukase. Notre conscience s’insurge. Quand l’indignation est à son paroxysme, quand l’homme meurtri par l’inexprimable colère qui l’envahit est contraint à l’impuissance, qui lui contesterait en plus, et de quel droit, le recours à l’ultime et vain moyen de l’interjection ? Notre rage est fondée, nous sommes justifiés à crier : Valls, Hollande, salauds ! Injure au chef de l’État et au chef du gouvernement ? Si la vérité est injure, alors soit. J’en prends le risque. Lundi 28 juillet 2014.
