MORT D’HERVÉ GOURDEL : OSER DIRE LA RESPONSABILITÉ DE LA FRANCE ! Comme le monde entier nous avons appris hier la mise à exécution immédiate des menaces « des soldats du califat ». Hervé Gourdel, un brave homme qui n’y était pour rien a été décapité par ses bourreaux. Nous ne nous étendrons pas sur la méthode d’exécution que nos médias et les cercles de pouvoir occidentaux, veulent identifier à l’horreur pure. Nous avons déjà à ce propos dénoncé ailleurs (« L’échelle Ducon » 22 août 2014) la terrible inhumanité qu’il y avait à vouloir établir « une échelle de l’horreur ». Nous réitérons. L’assassinat « hyper sophistiqué », par des drones venus du ciel, de dirigeants du Hamas ou de responsables du programme nucléaire iranien, ne nous apparait pas moins barbare. Ces dernières semaines, de nombreuses voix ont fait entendre (nous leur avons fait écho) leur différence, voire leurs désaccords avec l’actuelle politique étrangère de la France, d’inféodation totale à celle des Etats-Unis, inaugurée sous l’ère Sarkozy. Et c’est là précisément, quand les conséquences terriblement douloureuses et néfastes d’une politique brutale et aveugle se font sentir, qu’il faudrait jeter l’éponge, se taire au lieu de hurler la vérité cruelle : la part de responsabilité de la France et de ses équipes dirigeantes, à la situation où nous voilà ? Ce serait trop facile Messieurs Hollande Fabius ou Valls. Le docteur Frankenstein peut-il s’exonérer des crimes de sa créature monstrueuse ? Le « monstre » que la France aux cotés des USA, a maintenant décidé d’exécuter, et qui se rebiffe et le lui fait chèrement payer, n’est-il pas sa créature pour une bonne part ? Ne sont-ce pas ses fous d’Allah que les USA, la France, l’Angleterre et Israël, en association étroite avec le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Jordanie, après avoir exécutée la Jamahiriya libyenne du colonel Kadhafi ont recrutés, armés, entrainés et financés depuis deux à trois ans, pour mener leur injuste et horrible guerre contre le régime laïc du président Bachar Al Assad ? Certes, il y a plus fou que « les fous d’Allah », il y a l’équipe des « fous obstinés », les Hollande Fabius qui voudraient à présent suggérer que la faute en revient à Bachar Al Assad. S’il avait accepté de mourir tout de suite comme le lui ordonnait François Hollande et Laurent Fabius, ceux-là n’auraient pas été contraints de créer et sustenter cette créature criminelle qui se rebiffe à présent contre ses maitres. « Consensus national au parlement, nous dit-on, « sauf le « Front de Gauche »*. Face à l’adversité les critiques devraient être ravalées, et nous voilà sommés en quelques sortes, à cette raison, d’être tout à coup solidaires. La décapitation serait l’horreur pure, et tétanisés par celle-ci il parait que l’on devrait se taire et serrer les coudes entre « français ». C’est le contraire qui nous apparait vrai. N’est-ce pas le moment au contraire de hurler toute notre colère et notre indignation contre la politique étrangère criminelle de notre pays, que nous dénonçons depuis plusieurs années et dont nous avons dit longtemps en avance les conséquences dommageables auxquelles elle ne manquerait pas de conduire. Eh bien non ! Non et non ! Nous refusons la logique du consensus qui est celle des imbéciles. Quand arrive les tempêtes dont ils ont semés les vents, ce n’est pas le moment de se taire mais de dire haut et fort combien nous avions raison et d’exiger des comptes. Jeudi 24 septembre 2014. * il est à noter tout de même, et cela milite à l’avantage du « Front de Gauche », qu’un consensus « sauf » n’est plus tout à fait, voire plus un consensus du tout.
