« GAIN MAL ACQUIS NE PROFITE JAMAIS » (Hollande remonte dans les sondages)

« GAIN MAL ACQUIS NE PROFITE JAMAIS » (Hollande remonte dans les sondages) Au premier temps on est en droit de se demander si cela est bien vrai. On a déjà connu ces sondages de complaisances, quand ce n’est de commandes, lesquels tentent de formater l’opinion quand leur mission normale devrait-se limiter à la décrypter. Qui s’efforcent de faire dire aux Français, autre chose que ce qu’ils pensent vraiment. Dans un deuxième temps, si on postule leur véracité, on est en devoir de constater leur insignifiance globale. Au lieu de 12 % le Président de la république serait rendu à 17 % voire 25 % comme le prétend l’institut BVA le plus dithyrambique. 17 ou 25 %, la belle affaire, moins ou pas plus d’un quart des Français approuveraient l’action du Président de la république. Pas vraiment de quoi se réjouir, largement de quoi s’alarmer au contraire. Tout serait, non dans le chiffre brut, d’ailleurs tellement variable d’un institut à l’autre, mais dans la dynamique et les « promesses d’avenir. Si l’on admet comme BVA que le Président a doublé sa côte entre octobre 12% et décembre 25 %, alors bien sûr on peut se prendre à rêver à un François Hollande majoritaire dans l’opinion pas plus tard qu’en Mars 2015. Excusez-moi l’expression, Ces gens-là « ont vu la vierge » ou prennent carrément les Français pour des cons. Nous avons-nous une méthode d’investigation critique qui a révélé sa pertinence aux temps passés où des sondages, de complaisances, la preuve en a été administrée en son temps, commandés et financés par l’Élysée, voulurent nous faire croire durant deux ans que la côte de popularité de Nicolas Sarkozy qui perdait 3 points chaque mois était malgré cela toujours à 33%, voire même reprenait de l’altitude. Notre méthode c’est celle de la raison qui ne se laisse dominée ni par l’émotion ni par les prétentions scientifiques des sondeurs. Nous, qui ne prenons pas nos contemporains pour des cons, nous interrogeons : Si d’un mois à l’autre l’état de l’opinion évolue, encore faut-il en connaitre l’explication, car il y en a forcément une. Et ce n’est qu’à cet éclairage, si l’explication est cohérente, que les sondages peuvent être réputés Justes. Par contre, si les explications fournies sont incohérentes voire « abracadabrantesques » alors les sondages doivent être frappés d’irrecevabilité. Dans un troisième temps il convient donc de poser les deux questions ; pourquoi et comment ? Car sauf à prendre les Français pour une masse d’idiots versatiles, il faut dire, s’il y a véritablement « mouvement d’opinion », qu’elles en sont les causes et le sens. La libération de Serge Lazarévic, Il n’y a plus d’otages Français nulle part dans le monde, aurait pu compter aux nombre de celles-ci ? Mais, paradoxalement personne ne se risque à proposer cette hypothèse comme une des causes possible de l’embellie supputée. Nous ne nous y risquerons pas d’avantage. Alors que certains nous explique, s’était le cas de François Lenglet et d’Alain Duhamel sur « France 2 » Samedi soir, que le Président a changé de « stratégie de communication », qu’il ne veut plus dire que « la courbe du chômage va s’inverser », « que l’économie va redémarrer », « les Français le verront bien eux-mêmes », et qu’il préfère un langage plus réaliste, et que ce serait là le secret de « l’embellie » des sondages, d’autres nous disent pourtant comme « le chercheur en science politique Marc Crapez » dans un entretien au « Figaro » relaté par « HuffingtonPost »… « que François Hollande fort d’une « croissance qui repart », « prépare le terrain pour 2017 » et a « de beaux jours devant lui ». Croissance qui repart ? Mais qu’elle croissance. Ce n’est pas ce que disaient les derniers chiffres des indicateurs économiques qui témoignaient d’une stagnation et même d’une situation de « déflation » c’est-à-dire de récession, et qui plus est, laissaient entendre que la zone euros toute entière replongeait dans la crise, Allemagne compris, dont « l’exception économique » touchait à sa fin. Ce n’est pas non plus ce que disaient, plutôt alarmants, les derniers chiffres du chômage toujours en hausse. Les citations contradictoires ci-dessus, d’Alain Duhamel à Marc Crapez, en font la démonstration, voilà pour l’incohérence. Mais ils ne s’arrêtent pas là. Alors même que les protestations et les grèves qui prouvent l’indignation des Français que provoque celle-là se multiplient, ils ont même l’outrecuidance de suggérer, ne craignant ni le ridicule ni d’insulter les Français qu’ils prennent pour des billes », que ces derniers aiment la loi Macron. Que les Français aiment la schlague en quelque sorte. Vous savez, la loi de cet androïde fou qui s’en prend aux 35 heures et un peu à tout le monde, les médecins les pharmaciens, les taxis, les avocats, les huissiers, les salariés sommés de travailler le dimanche, etc… A tout le monde sauf bien sûr à ses amis de la haute finance. Voilà pour « l’abracadabrantesque » La vérité, semble-t-il, c’est qu’ils essaient une fois encore d’enfumer l’opinion en lui bricolant une explication de fortune pour donner du corps et du sens à cette prétendue progression des opinions favorables dont bénéficierait François Hollande. Or, les sondeurs et journalistes menteurs, poussent le bouchon encore plus loin, trop loin. Ils s’ingénient, fusse au point de manquer de respect au petit peuple « des sans dents » à vouloir nous convaincre de toute force que l’essentiel du progrès des opinions favorables au Président de la république serait le fait des « sympathisants de gauche » décidément plus bêtes que jamais. Du calme messieurs-dames ! Point ne nous est besoin de vos explications pseudo scientifiques ni des prétendues preuves dont vous voudrez bien illustrer votre propos, pour savoir que cela ne se peut pas car, il n’y aucune raison pour que ceux qui désapprouvent une politique dont ils souffrent, se mettent tout à coup à l’aimer au prétexte qu’on la confirme et la durcit. Rien de cela ne tient la route. Nous voilà fondés à l’affirmer, ces sondages et les commentaires des politologues et journalistes qui les mettent en perspective, manquent de sérieux et ne sont probablement que des « menteries » du système. Le « Système » bien sûr, qui ne peut pas laisser totalement couler François Hollande, car François Hollande c’est le Président de la république, et le Président de la république c’est la clé de voute de nos institutions. Si véritablement le président Hollande progresse dans l’opinion, alors, pour notre part, nous en voyons une d’explication, une seule. Il y a des gens intéressés à la politique qu’il mène. Ce sont les patrons, les actionnaires et « ses chers ennemis de la finance ». Certes en façade, pour « la galerie », pour donner du sens à la fable de « l’opposition droite gauche », parce que c’est la loi de « l’alternance », ils engueulent Hollande, trop timide, qui ne va pas assez loin. Mais « sous cape » en « sous-main », ils savent bien que celui-ci travaille frénétiquement pour le service de leurs dividendes. Ceux-là, et ceux-là seuls, ont toutes les raisons de lui en savoir grès. Si Hollande a vraiment progressé dans les sondages, alors ce ne peut-être que dans cette catégorie de la population. Alors, certes il peut s’en réjouir François Hollande, et ses amis avec. Mais qu’est-ce que cela change à la donne ? Non seulement cela n’y change rien, mais au contraire confirme et même approfondie sa rupture totale avec l’électorat de gauche qui l’a porté aux responsabilités ? Mardi 23 décembre 2014.

Please follow and like us:
0
Tweet 20
Pin Share20

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

YouTube
LinkedIn
Share
Instagram
Retour en haut