LE PÉRIL DE LA CGT Corruption ? Nous suggère-t-on. Corruption du secrétaire Général de la CGT par la CGT elle-même. Car pour autant que nous sachions les dépenses engagées pour les rénovations de l’appartement de fonction et du bureau, la prime même dont il aurait été gratifié lors de son départ du Pas de Calais, émanent bien de la trésorerie de la CGT. Train de » vie ostentatoire ? Il ne faut peut-être pas exagérer Un appartement de 120 mètres carrés dont il n’est pas propriétaire. Il conviendrait de savoir raison garder. Dépenses somptuaires ? Nous avions déjà répondu à cette objection, de manière très technique, dans notre article du 5 novembre 2014 « Se faire Lepaon ». La presse, « les médias audiovisuels », instruments « du système » font mousser cette affaire de manière indécente. Le réflexe populiste auquel ils font appel pour construire leur campagne est le réflexe du chien. Celui-ci jaloux est toujours prêt à disputer la gamelle de son congénère, jamais la grasse assiette de son maitre ». Le 5 novembre 2014, nous sommes déjà intervenus à propos de « l’affaire LEPAON. Si nous avions fustigée « l’attaque venue d’on ne sait où », nous insistions surtout sur le caractère surfait, en vérité dérisoire, de la prétendue « affaire ». Et de conclure : » Alors, de grâce messieurs ne polluez plus nos oreilles avec votre cabale ridicule. » Nous sommes bien petits et n’avons bien sûr pas été écouté. La cabale c’est poursuivie. Thierry Lepaon et le bureau exécutif de la CGT ont démissionné hier. Le CCN de la CGT tranchera bientôt. (Nous avons appris dans la journée la démission à présent acquise de Thierry Lepaon) Alors nous allons être plus clairs. « Attaque venue d’on ne sait où ». C’était la manière « soft » de dire que cette affaire avait des tenants cachés. En vérité, nous nous en doutons bien un peu, « les fuites » et informations mal intentionnées dont « le canard enchainé » c’est fait le relais, sont venues de l’intérieur même de « la CGT », de certains de ces cadres et dirigeants. Il ne peut en aller autrement. Ce ne sont que les prolongements d’une sourde bataille au sommet, qui s’était engagé dès avant l’élection au secrétariat général de Thierry Lepaon soutenu par Bernard Thibault. C’est quoi cette bataille, c’est qui, qu’elles sont les positions respectives et orientations des uns et des autres ? Voilà ce qu’il nous intéresserait de savoir. Bon, l’on devine vaguement « qu’une tendance » que les médias menteurs qualifient de « moderniste » s’oppose à une autre plus « traditionnelle ». Voilà sur quoi les travailleurs et salariés aimeraient avoir des éclaircissements. Sur quoi ils aimeraient pouvoir se prononcer en faveur des uns ou des autres. Nous nous prononcerions nous même si les termes d’un débat étaient plus ou moins clairement formulés. Mais nous refusons catégoriquement de prendre parti dans une bataille nauséabonde de coup tordus. On nous parle de « Corruption », à 250 000 euros tout compris, et bien que dérisoire cela est sans nul doute, nous en convenons, incompatible avec la mission du syndicalisme. Mais nous constatons aussi qu’une tendance, laquelle ? Tente de déstabiliser l’autre pour s’emparer de la direction de la CGT. La méthode dont elle use à cette fin est rédhibitoire à notre sens. Comment les syndicalistes de la base les salariés électeurs de la Confédération historique du syndicalisme français, pourraient-ils remettre le destin de la CGT dans les mains de gens qui agissent avec des méthodes de brigands ? Corruption contre procédés de bandits. Nous craignons surtout que la CGT y laisse des plumes dans un temps où il conviendrait de préparer activement une contre-offensive sociale. Mais ne serait-ce pas là que réside le sens de toute cette affaire ? Chacun sait, voilà deux ans au moins que cette crainte hante les esprits dans les sphères du pouvoir, que les dirigeants de notre pays, redoutent un embrasement social. Quand pour toute réponse aux angoisses et à la désespérance populaire, le Président de la république et le Premier ministre rétorquent qu’il faut garder le cap et même accélérer les réformes anti sociales, ils ont tout lieu en effet de penser que l’hypothèse pourrait bien devenir réalité. Or, en cas d’embrasement social, les tendances de « luttes » dans la CGT, seraient renforcées, et celle-ci pourrait bien accompagner le mouvement, voire se radicaliser avec lui. L’opération en cours ne serait-elle pas, dans cette perspective, une manigance menée de longue main avec la complicité du pouvoir et le PS pour mettre la CGT sous contrôle ? A défaut l’affaiblir pour la rendre inopérante ? Mercredi 7janvier 2015.
