BARAK OBAMA N’EST PAS « CHARLIE ». OU, LES USA, UN PAS DERRIÈRE Ni Barak Obama, ni John Kerry, ni aucune autre personnalité américaine d’importance n’a pris part à la manifestation nationale du dimanche 11 janvier. John Kerry est venu une semaine plus tard en « pèlerinage à Paris », faire une accolade fort ostentatoire à Hollande, pour relativiser ce qui de la part de tout autre que les USA, aurait été interprété par nos pouvoirs public et nos médias à la solde, comme un affront fait à la France. Alors certes, comme c’est de rigueur en ces cas-là, le chef de la diplomatie américaine, a expliqué l’absence « du prix Nobel de la paix », par une excuse fort diplomatique, de « calendrier chargé ». Que l’on y songe quelques instants : le journal satirique « Charlie Hebdo », le magasin hyper-cacher, à travers eux, le pays tout entier est la cible d’attaques terroristes, conséquences de la politique Belliciste voulue par les USA au Moyen-Orient, et dont la France n’est en vérité que l’exécuteur docile et (…) il est vrai. Et en de telles circonstances, les plus hautes autorités des Etats-Unis ne daignent pas se joindre aux chefs d’États du monde occidental dont ils sont le chef de file, lors de la manifestation « Nationale » appelée par le gouvernement de la France et le président de la République en personne. C’est un peu comme si, à l’occasion d’un hommage rendu aux invalides » à des policiers morts en service, le ministre de l’intérieur se dérobait au prétexte de son emploi du temps chargé. Devant la gravité des faits, et la portée de leurs symbolique, chacun l’a compris l’excuse ne tient pas. Elle est du niveau des migraines invoquées par la dame, du théâtre de boulevard, qui ne veut pas recevoir l’hommage de son mari. La vérité est pourtant toute simple. Certes les USA et les autorités américaines partagent entièrement l’émotion et l’indignation de la France, condamnent les attentats et la Barbarie qui les touchent et touchent leurs amis et alliés*. Cela ne fait pas le moindre doute. Mais la France officielle ce jour-là c’est réunie au nom de « la liberté d’expression » sous le signe « je suis Charlie ». Or les USA, il faudrait dire « les anglo-saxons », s’ils sont attachés au principe de « la liberté d’expression », ne lui donnent pas tout à fait le même sens que nous, surtout en matière de respect des cultes et de blasphème. Barak Obama, les autorités fédérales américaines « ne sont pas Charlie », elles n’ont pas voulu se joindre à une manifestation qui revendiquait son identification aux blasphémateurs. Elles ont voulu, de la sorte, ménager la susceptibilité du monde musulman, et de leur propre société. Nous sommes avec toi France, ont dit les USA, pais un pas derrière, une semaine après. Jeudi 22 janvier 2015.* Le terrorisme Islamiste radical des « coupeurs de tête », touche la Syrie de plein fouet depuis trois ans, plusieurs attentats dévastateurs ont été pertpétrés contre les autorités légales de ce pays, des centaines de soldats ou ressortissants syriens, ont été décapités, sans que les USA ni aucun pays occidental ne s’en émeuvent. Au contraire, ils ont justiflié cette violence là , politiquement et militairement soutenu ses auteurs. Ils ne s’émeuvent pas d’avantage de la terreur d’Etat qu’Israël, leur allié, inflige à Gaza.
