LA « DÉMOCRATIE » TOMBE LE MASQUE

LA « DÉMOCRATIE » TOMBE LE MASQUE Nous avons dit à maintes reprises, vous pouvez lire ou relire plusieurs articles où nous le martelons (dans notre page « forum » sous le titre « l’horreur démocratique ».) nos prétendues démocraties occidentales, au nombre d’elles la France, sont en vérité des dictatures qui avancent masquées. Or, ces dernières heures le voile s’est déchiré, les masques sont tombés, derrières les phrases ronflantes sur la démocratie, l’amour déclaré des libertés publiques, de la liberté de conscience, la…liberté de la presse, la liberté d’expression, c’est le visage blafard de la dictature qui est apparu. La dictature d’un seul homme est un fantasme qui relève de la littérature de fiction, où et quand que ce soit dans le monde cela n’a jamais existé; une dictature, fut-elle « la plus personnelle » est en vérité une question d’équipe. Le dictateur « nominal » S’appuie toujours sur un clan, un parti, une ethnie ou une classe sociale. Ainsi, notre dictature Française, élective, qui vient de tomber le voile, avec le « Président » à sa tête, est-elle celle d’une équipe rapprochée formée par Manuel Valls, Manuel Macron, Laurent Fabius, et Stéphane Le Fol, mais qui s’appuie plus largement sur des institutions taillées tout exprès, et la classe des capitalistes financiers dont ils sont les serviteurs zélés. Nous avons déjà rapporté (« La dictature des fourbes » – 18 février) la sortie de Manuel Macron au 20 heures de la 2 la veille 17 février, qui a affirmé « le gouvernement continuera à réformer plus vite et plus fort », confirmant de la sorte son mépris du parlement et des parlementaires. Vous avez entendu Manuel Valls vociférant, « nous continuerons malgré-vous ! » délicieuse démocratie en effet où le chef du gouvernement dit clairement aux députés qu’ils ne sont rien, qu’il se passera d’eux, de leur accord. Mais quel instant de vérité terrible où le chef du gouvernement insulte le parlement en le renvoyant à sa vacuité, en lui signifiant sans détour qu’il n’est qu’une « fioriture démocratique » pour abuser le bon peuple, qu’il a la même fonction que la guirlande du sapin. Vous avez enfin entendu Stéphane Le fol menacer de sanction et d’exclusion du PS« les députés frondeurs » qui s’aviseraient de voter la censure. Délicieuse démocratie où les députés sont sommés de marcher au pas et dans le rang. Le Président de la république a invoqué cent fois ces derniers jours « l’esprit du 11 janvier » auquel il parait vouloir se raccrocher, dernier lien avec son peuple, comme un naufragé à sa bouée. « On est tous Charlie ! » Charlie devenu par la voie sacrificielle le symbole de la liberté de conscience. Prenez-vous la mesure amis lecteurs du degré de l’imposture ? Se prétendre les champions de la liberté de conscience quand on est les chefs d’un État qui interdit aux députés de sa propre majorité, l’exercice de leur propre liberté de conscience. Qu’elle part véritable de liberté de conscience peut-on prétendre encore accorder aux citoyens quand on la conteste même aux « représentants élus » en théorie détenteurs d’une parcelle de la souveraineté nationale ? Mais cela pose une autre question d’ordre juridique et institutionnel. Qui est-il Stéphane Le fol pour prétendre exclure des membres du PS. Le Parti Socialiste n-a-t-il pas ses propres instances et ne lui appartient-il pas de décider lui-même de sa propre ligne de conduite? Qui est-il Stéphane Le Fol et n-a-t-il pas là franchi le Rubicon ? Est-ce au gouvernement, ou à l’un quelconque de ses membres de donner des ordres au parti, fut-il comme on dit « le parti de la majorité ? Qu’est-ce que c’est donc que cette confusion des genres où ce serait « au parti » de traiter des questions de « discipline parlementaire » ? Et qu’est-ce que cette notion de discipline parlementaire qui est une négation de la liberté de conscience et une entrave au libre exercice de la démocratie ? Certes, nous le savons de longue date (voir « Social-bonapartisme et classe ouvrière ») sous la cinquième République, le Parti de la majorité présidentielle est nécessairement un parti « godillot », de la piétaille au service de la dictature présidentielle. Mais est-ce une raison pour le traiter de la sorte avec si peu d’égards et tant de désinvolture ? Stéphane Le Fol a dans cette affaire dévoilé sa fibre de satrape L’emportement de Stéphane Le Fol est une injure à la démocratie, un crachat à la face de la République, une insulte au parti Socialiste. Si j’étais un de ces députés PS que la presse a baptisé « frondeurs » je me sentirai profondément humilié, et si j’hésitais jusque-là à faire chuter le gouvernement des dictateurs aux petits pieds, j’aurais pour sur cessé d’hésiter en entendant Stéphane le fol et voterait sans états d’âmes, avec mes camarades du front de gauche la motion de censure déposée par l’UMP. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Jeudi 19 février 2015.

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