EXHORTATIONS A L’ADRESSE DES DÉPUTÉS SOCIALISTES DU « GROUPE DES FRONDEURS ». Vous avez messieurs dames, menée une bataille « pied à pied » contre la loi ultra libérale du banquier Manuel Macron. Le débat parlementaire en première lecture venait à son terme et vous vous apprêtiez à voter. Vous alliez voter contre. La loi n’allait probablement pas passer. Alors voilà que le premier ministre recours à l’article 49 3 de la constitution et vous prive de vote. Si vous voulez vraiment empêcher l’adoption de cette loi, vous voilà en dernier recours, contraint de voter la censure contre ce gouvernement. Vous n’avez pas l’intention semble-t-il d’aller jusque-là. Vous voulez dites-vous « infléchir à gauche la politique du gouvernement pas le faire tomber » Vous voudrez bien entendre cette remarque, que c’est le gouvernement qui a fait un coup de force contre la représentation parlementaire, et qu’il était dès-lors légitime que les parlementaire censurent ces « dictateurs aux petits pieds ». Mais il y a pire, ne pas voter la censure, sauver ainsi de fait, la « mise » au gouvernement et permettre à la « loi Macron » de poursuivre son bonhomme de chemin vers l’adoption définitive, est la pire des choses qui pourrait se produire dans le contexte actuel. Vous menez une bataille contre une loi ultra libérale, que vous êtes sur le point de gagner. Le gouvernement vous fait un coup de force, et vous passeriez sous la table au prétexte idiot que « la gauche c’est la gauche », vous sauveriez se faisant la politique économique de droite au prétexte que « c’est la gauche qui la fait ». Avez-vous vraiment pris la mesure de l’incohérence affligeante où cela vous réduirait ? Les Français, les couches laborieuses et populaires victimes de la loi Macron, croyez-vous qu’elles entendront votre argument spécieux. Une loi néfaste pouvait être évitée, le sors en était entre leurs main et ils ont choisit de laisser passer la loi pour ne pas faire tomber le gouvernement « de gauche qui fait la politique de la droite » Décidément se diront les électeurs populaires, « on ne peut pas compter sur ces compères. Même quand ils sont contre ils se débrouillent en définitive pour « voter » pour ». Le choix des possibles se restreindra encore un peu plus. « Il faut donner un coup de pied gigantesque dans cette fourmilière de politiciens et de traitres » se diront beaucoup, et leurs regards se tourneront vers la seule option qui leur reste, « la ligne de l’horizon bleue Marine ». Votre attitude pusillanime et tellement incohérente, s’il s’avère que vous vous teniez à celle-ci, annulerait votre crédibilité et acculerait à l’échec votre tentative de faire naitre une « autre gauche ». Mais au-delà, ce serait une bénédiction pour le futur électoral du « Front National. Patrick. Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Jeudi 19 février 2015.
