ISRAËL, L’ABCÈS PURULENT DE LA GUERRE

ISRAËL, L’ABCÈS PURULENT DE LA GUERRE Nous eûmes déjà l’occasion de saluer la perspicacité de l’Ayatollah Khamenei, nous nous devons de récidiver. Le guide suprême de la révolution Iranienne, l’Ayatollah Ali Khamenei, a récemment évoqué la possibilité pour Téhéran d’user de « l’arme économique » du gaz dont il est un des plus importants producteurs, en réponse à d’éventuelles nouvelles sanctions occidentales contre son pays. « L’Iran pourrait couper ou réduire les livraisons de gaz à l’Europe si l’Occident durcit ses sanctions, a déclaré jeudi à Téhéran le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. »Or, ce n’est pas par « pure méchanceté » ni tout à fait par hasard, que le dirigeant Iranien c’est livré maintenant à cet exercice. C’est en réponse à la décision de l’UE, « la semaine dernière de réinscrire la National Iranian Tanker Company (NITC) et l’homme d’affaires iranien Gholam-Hossein Golparvar sur la liste des entités et personnes faisant l’objet de mesures restrictives. Le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié cette décision de « démarche politique contraire à la nature des négociations sur le nucléaire iranien ». » Cette décision, qui est une provocation en effet, a été prise, on s’en doute, sous la pression des israéliens qui veulent faire capoter les négociations sur le nucléaire iranien. Aussi l’ayatollah Khamenei a-t-il émis des doutes « quant à la possible levée des sanctions par l’Occident en cas de succès des négociations sur le programme nucléaire iranien. « Je suis persuadé que si nous faisons des concessions à l’Occident et cédons aux pressions occidentales aux négociations, les sanctions seront maintenues, puisque les ennemis de l’Iran sont hostiles à l’existence de la République islamique ». Il a entièrement raison de douter l’Ayatollah Khamenei, des intentions réelles du tandem israélo-américain. Il va de soi que si le problème était véritablement celui du nucléaire, la négociation suffirait à le résoudre. Mais le nucléaire n’est qu’un prétexte, comme l’étaient les prétendues armes de destruction massives de Saddam Hussein. C’est à l’intégrité territoriale de l’Iran, à son potentiel économique, à l’existence de la République Islamique elle-même, qu’en veulent véritablement les États-Unis et Israël. Les actuelles négociations sur le nucléaire iranien n’ont qu’une fin tactique au regard des USA. Fissurer l’unité Nationale Iranienne qui s’était affirmée autour de la question « du droit » national au nucléaire, tenter de désengager l’Iran de son soutien à la Syrie de Bachar Al Assad et au Hezbollah libanais, gagner du temps pendant qu’ils finissent de faire la peau à ceux-ci, tels sont les objectifs que les USA assignent à ces négociations. Puis l’Iran enfin seul, ayant perdu ses derniers appuis régionaux et arabes, s’occuper de son cas particulier, lui faire la peau à son tour. Il va donc de soi, quand bien même les négociations sur le nucléaire aboutiraient à un accord viable, que les USA et Israël trouveraient au moment opportun un prétexte tout de même à leur action militaire contre la République Islamique d’Iran. Dans le propos ci-dessus, l’Ayatollah Khamenei, s’en tient à envisager le maintien des sanctions. Oui ou non, dirons-nous. Elles peuvent très bien aussi être levées, tout ou partie, pour convaincre l’Iran de rentrer dans la nasse diplomatique où les USA voudraient bien l’enfermer. Puis être renouvelées peu de temps après comme un couperet, sous n’importe quel prétexte : prétendues entorses dans l’application de l’accord, ou le plus (usité) et le plus récurant, « menace pour la sécurité d’Israël », ou même, soutien à l’opposition démocratique contre un régime autocratique, en cas de résurgence naturelle ou provoquée, d’une teille opposition. Mais les sanctions, maintenues, levées en totalité ou partiellement, réintroduites ou pas, ne sont qu’un instrument dans les préparatifs de la guerre, qu’au bout du compte, les USA comme Israël veulent faire à la République Islamique. On a vu la semaine passée les tensions survenues entre Benyamin Netanyahou et Barak Obama, à propos de l’annonce de la visite actuellement en cours, du premier ministre Israélien aux USA, et concernant précisément le « dossier Iranien ». Les USA sont impliqués dans les négociations qui pourrait déboucher sur un accord sur le nucléaire Iranien et donc sur une détente dans les relations de l’occident avec ce pays. Or Israël ne veut pas de la détente, il veut la guerre. Mais qu’on ne s’y méprenne pas. Les divergences entre les USA et Israël ne tiennent pas au fond de la question, celui de la guerre ou pas. Sur ce point-là ils sont en parfait accord : « ’il faut ou faudra faire la guerre à la République Islamique d’Iran ». Leur différend porte sur « le timing ». Les Israéliens veulent la guerre au plus vite, tout de suite si possible. L’administration Obama voudraient se donner du temps pour achever l’isolement de l’Iran redoutant avec l’ouverture de ce nouveau front, de parachever l’embrasement de tout le grand Moyen-Orient et de l’Asie mineure et de créer ainsi une situation totalement incontrôlable. Mais Israël inquiet de la résistance du régime de Bachar Al Assad craint que le temps au contraire ne joue contre eux, et qu’en guise d’isolement, le renforcement des alliances Russie/Iran/Chine ne finissent par consolider les positions et capacités militaires de celui-ci. C’est pourquoi Benyamin Netanyahou qui craint que la recherche d’un accord sur le nucléaire ne fasse perdre un temps précieux à son sens, est allé dire ouvertement devant le Congrès américain, hier3 mars, qu’il faut faire la guerre à l’Iran sans plus tarder. Alors bien sûr, il y a ceux qui, nous ne cessons de le répéter, veulent faire taire toute critique de la politique Israélienne au prétexte que critiquer Israël ce serait de l’antisémitisme. Consciemment ou non, ceux-là sont complices des menées bellicistes de l’État d’Israël et de ses alliés américains. Ce serait criminel dans de pareilles circonstances que de prendre peur et de se taire. Nous ne nous tairons pas. Comment pourrait-on se taire quand le premier Ministre Israélien va aux USA pour prêcher la guerre au risque de précipiter le monde dans le cataclysme d’un troisième conflit mondial généralisé ? Ce ne sont pas des intentions que nous prêtons à Israël, mais bien la réalité factuelle indéniable. Les interventions de Benyamin Netanyahou le prouvent une nouvelle fois et doivent finir de convaincre ceux qui ne l’étaient pas encore : la politique Israélienne, voilà le danger du monde, voilà l’horrible menace, voilà l’abcès purulent de la guerre qui contaminera la planète si on ne le neutralise au plus vite. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Mercredi 4 mars 2015.

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