LE VRAI SENS DU DISCOURS HYSTÉRIQUE DE NETANYAHOU Le premier Ministre Israélien c’est fendu sans frémir des propos qui suivent : Parlant de l’Iran « « Un régime menaçant, « non seulement Israël, mais la paix du monde ». Un « régime plus radical que jamais », qui a déjà « dévoré » quatre pays (l’Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen) et qui « sera toujours un ennemi de l’Amérique ». Où il n’hésite pas à présenter l’Iran agressé comme l’agresseur. Où il ne craint pas d’énoncer des mensonges et contre-vérités aussi énormes que la soi-disant responsabilité de l’Iran dans le sort fait à l’Irak, la Syrie ou le Yémen, quand chacun sait que l’Irak a été d’abord la victime de l’intervention militaire américaine directe, que la Syrie et le Yémen ont été, comme la Libye, des victimes des prétendues révolutions démocratiques « du printemps arabe », tous évènements auxquels l’Iran n’a aucune part. En vérité des agressions extérieures commanditées par les USA avec la complicité du Qatar et de l’Arabie Saoudite, et la contribution active de l’Angleterre et de la France. Comment dans ces conditions peut-on, comme Monsieur Netanyahou le fait, oser énoncer de tels mensonges, sinon sous l’empire de la rage et de l’hystérie meurtrière. « Le premier ministre israélien a ajouté que la bataille en cours en Irak entre l’État islamique et l’Iran ne visait qu’à départager celui qui serait le mieux à même d’imposer « l’islamisme » et « la terreur ». Mais Monsieur Netanyahou aurait-t-il oublié que cette bataille ne se résume pas à l’engagement de l’Iran contre l’EI mais qu’elle concerne aussi les Kurdes Irakiens, et la « coalition occidentale » ? Comment peut-il avoir l’incongruité d’occulter cette réalité, que ce sont les occidentaux le Qatar et l’Arabie Saoudite, qui ont généré le monstre « EI » qu’ils sont contraint de combattre aujourd’hui, et que ce monstre qui leur échappe en partie, ils l’avaient précisément conçu et armé « de pied en cap » pour faire la guerre au « chiisme », c’est-à-dire à leur sens à la Syrie au Hezbollah et à l’Iran. Comment peut-on reprocher dans ces conditions, sans une immense dose de mauvaise foi, l’engagement de l’Iran pour combattre les légions de l’Apocalypse que l’Occident avait spécialement inventées pour l’exécuter ? « Dans cette situation, l’ennemi de votre ennemi est votre ennemi », a tonné M. Nétanyahou, qui s’est ensuite attaché à prouver que le projet d’accord (toujours en discussion) entre l’Iran et les grandes puissances « garantit » selon lui que l’Iran parviendra au cocktail destructeur qui allie « l’islamisme militant à l’arme nucléaire » et qu’on ne doit pas « tolérer ». Mais qu’est-ce que c’est que cet embrouillamini ? En quoi l’Islamisme et le nucléaire formeraient-ils un cocktail plus destructeur que « le sionisme et le nucléaire » ? Car l’arrogance guerrière d’Israël ne tient-elle pas pour une part à ceci, que cette nation de 6 millions d’âmes possède l’arme nucléaire ? Qu’est-ce que c’est que cet amalgame insultant entre l’islamisme radical sunnite instrumentalisé par les Monarchies arabes et l’impérialisme occidental, et la République Islamique d’Iran, chiite, qui n’a jamais eu recours aux méthodes terroristes ni à l’intervention extérieure, contrairement à Israël, ses missiles et ses drones ; Qui n’a jamais bombardé personne hors de ses frontières sinon contrainte par les circonstances qu’on lui a imposées comme durant la guerre Iran/Irak, où à présent avec l’agression occidentale contre la Syrie et l’apparition de l’EI. Et cela, encore une fois, contrairement à Israël, qui s’arroge le droit de bombarder n’importe quel pays de la région, comme il le fit en Tunisie, comme il le fait en Syrie, à Gaza ou au Liban. Comment peut-on vouloir interdire l’accès à la « dissuasion nucléaire » à une Nation plus vaste et plus peuplée que la France, et qui a toutes raisons de se sentir en danger, vu qu’elle fait depuis trente ans l’objet de toutes les manigances agressives et les rhétoriques guerrière d’Israël et des USA. En quoi la possession de l’arme nucléaire par la République Islamique d’Iran » serait-il un cocktail plus destructeur que sa possession par « la démocratie américaine » ? Car jusqu’à preuve du contraire, les seuls malades, jusqu’ici, qui ont osé faire usage de l’arme nucléaire, à peine la possédait-ils, ce sont tout de même les grands démocrates américains. Et ce sont eux encore à présent, qui usent et abusent de leur prédominance militaire et nucléaire pour faire régner la terreur et imposer leur loi au monde. Le premier ministre israélien a invité son auditoire « à ne pas répéter les erreurs du passé », tout en affirmant que « les jours où les juifs restaient passifs face au génocide sont révolus ». « Nous, les juifs, pouvons, nous défendre nous-mêmes », « mais je sais que l’Amérique se tiendra aux côtés d’Israël », a conclu M. Nétanyahou. Où l’on voit que le provocateur Netanyahou roule surtout des mécaniques parce qu’il sait pouvoir compter, quoiqu’en disent certains, sur le soutien sans faille des USA, dont il ne rechigne pas à abuser en les mettant en demeure de couvrir sa politique belliciste. « On ne parie pas avec notre futur et celui de nos enfants », a poursuivi le premier ministre, qui a demandé qu’il soit exigé de l’Iran l’arrêt « de ses agressions vis-à-vis de ses voisins et du Moyen-Orient », de son soutien au terrorisme et qu’il cesse « de menacer d’annihiler mon pays ». Cet homme est plus qu’un menteur cynique, c’est un terrible fou. Israël intervient massivement contre le petit territoire martyre de Gaza, bombarde des objectifs en Syrie, tue dans des attentats multiples des scientifiques et ingénieurs en charge du programme nucléaire de l’Iran, les pays occidentaux avec les complicités d’Israël, de l’Arabie Saoudite et du Qatar, recrutent et lancent des hordes terroristes pour mette la Syrie à feu et à sang, et il faudrait demander à l’Iran de « cesser ses agressions », et c’est lui, une des victimes, qui le combattent, qui serait accusé de « soutien au terrorisme ? » Cessez donc vous-mêmes vos agressions et votre propre soutien, il faudrait dire « recours » au terrorisme messieurs d’Israël et d’Occident, et ravalez votre morgue arrogante ! « Ce ne sera pas un adieu aux armes mais un adieu au contrôle des armes », avait asséné Monsieur Netanyahou : « un Moyen-Orient nucléarisé » et « une fois qu’on sera au bout de la route, le compte à rebours pour un cauchemar nucléaire ». Mais le compte à rebours, pour le cauchemar de la guerre n’est-ce pas cette politique folle et agressive d’Israël qui le cadence ? N’est-ce pas Israël qui veut ainsi clairement précipiter toute la région et probablement le monde dans la guerre ? Si la menace israélienne cessait, si l’agression Américano-israélienne, qui vise à balkaniser le Moyen-Orient pour mieux le placer sous tutelle américaine et sous la férule d’Israël, cessait, la menace induite ne cesserait-elle pas ? Car si par quelques raisons l’Iran constitue véritablement une menace pour Israël, n’est-ce pas dans la seule mesure où il est contraint de se mettre en défense contre les intentions belliqueuses du pitbull enragé de l’Amérique, ici si clairement assumées et revendiquées par Benyamin Netanyahou ? Et si c’était tout le contraire, si la possession de la dissuasion nucléaire par l’Iran faisait taire définitivement la rhétorique guerrière des Netanyahou et consorts, ne se révèlerait-elle pas comme un facteur de paix et d’apaisement dans la région ? Alors, ce discours hystérique qui devrait faire frémir de terreur les gens normaux et glacer les sangs des peuples, qui vaudrait à tout autre la condamnation unanime « de la communauté internationale », comme ils disent ; ils s’efforcent de nous l’empaqueter de manière présentable, la fureur guerrière d’Israël Netanyahou, ils s’efforce d’en amortir le sens et la portée. Il conviendrait de ne pas s’alarmer trop, veulent-ils nous faire accroire, Benyamin Netanyahou est en campagne électorale et ceci explique cela, explique sa propension à la surenchère guerrière Et puis, ne répète-t-il pas les mêmes choses depuis près de vingt ans, ne s’est-il pas déjà trompé dans le passé à propos de l’imminence de la menace iranienne ? Enfin, de toute façon n’est-il pas en froid avec la maison Blanche ? « Vivement critiqué pour avoir organisé sa visite avec le « speaker » républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, dans le dos de la Maison Blanche, M. Nétanyahou entretient de notoriété publique des relations glaciales avec le président Barack Obama. » Est-il ainsi écrit dans « Le Monde.fr » en date du 3 mars 2015. Des commentateurs vont même jusqu’à parler – le grand mot (ndlr) – de « fracture au congrès américain où le discours a été Boycotté – seulement (ndlr) – par 4o élus de la chambre des représentants et 8 sénateurs et diverses personnalités dont Barak Obama. Dans ces conditions il conviendrait de ne pas apporter une trop grande attention à l’hystérie guerrière de Netanyahou, qui ne concernerait que lui et ne présente donc guère de danger réel. N’est-elle pas étonnante la bonne disposition des médias Occidentaux à l’égard de Mr Netanyahou ? Eux qui eurent baptisé du nom infamant de « nouvel Hitler » tout autre, non juif, imaginez par exemple Assad ou Ahmadinejad, se fut permis de tenir un discours équivalent. Revenons donc, sans voile, aux réalités angoissantes et cruelles. Cet homme veut la guerre, mais cet homme n’est pas un quelconque quidam, c’est le premier ministre de l’État d’Israël au nom duquel l’Occident a justifiées toutes les guerres du Moyen-Orient depuis 1947. Il convient de ne pas prendre par-dessus la jambe les discours hystériques de Benyamin Netanyahou, au prétexte qu’il répète les mêmes depuis vingt ans à intervalles réguliers ou à la raison que le contexte de campagne électorale législatives en Israël expliquerait une certaine propension à la surenchère. La campagne d’hystérie quasi planétaire, au prétexte de la « sécurité d’Israël », qui conduisit à la destruction de l’Irak par un embargo et deux guerres à dix ans d’intervalles, dura aussi plusieurs décennies au bout desquelles Israël parvint à ses fins. Durant cette période on entendit souvent le reproche fait à Georges Bush « sénior » de n’avoir pas en 1991 poussé l’avantage jusqu’à Bagdad et la pusillanimité supposé de l’administration américaine qui ne voulait « pas finir le bouleau » en précipitant la chute de Saddam Hussein. La suite a prouvé combien ces allégations manquaient de fondements et leurs auteurs de jugement. Quant à la campagne électorale, nous ne voyons pas en quoi le fait de devoir satisfaire les appétits bellicistes d’un corps électoral démontrerait que le discours est de peu de conséquence. Quand c’est tout un peuple, ou pour le moins une large fraction de celui-ci, qui adhère à l’Hystérie guerrière de ses dirigeants, c’est le contraire qui nous parait vrai. Netanyahou est sans nul doute un fou et un malade comme le furent dans le passé et comme le sont au présent la plupart de ceux qui ne rechignent pas à envisager froidement le sacrifice de millions d’hommes à une cause, injuste de surcroit. Mais il est surtout le premier Ministre de ce petit État paranoïaque et belliqueux, allié privilégié de la première puissance militaire mondiale et qui sert fidèlement les intérêts de celle-ci. Les paroles d’Israël ne sont pas des paroles en l’air, comme le roulement du tonnerre qui annonce l’orage, ce sont les pré annonces de la foudre impérialiste. Les simulacres de fâcheries entre le Président américain et le premier ministre Israélien, sont de simples précautions tactiques de façade pour préserver la crédibilité des négociations en cours sur le nucléaire iranien. Elles ne doivent pas égarer le bon sens, ni amortir la vigilance des peuples. N’oubliez pas que Benyamin Netanyahou est allé pour prononcer son discours de haine, devant le Congrès américain, à la demande du Parti Républicain, sur fond de Chaos au Moyen-Orient et de multiplication des foyers de guerre, et dans un contexte de fin de mandat de Barak Obama et de précampagne électorale présidentielle aux USA. L’alternance américaine fonctionne depuis la nuit des temps avec la régularité d’un coucou d’Horloge, un démocrate succédant toujours à un Républicain ou un Républicain à un démocrate », au terme des 2 mandats « statutaires » du sortant. En toute logique, un Républicain succédera à Obama en 2016 – soit, l’année prochaine ! – et c’est la campagne électorale américaine qui conduira à l’élection du prochain président des États-Unis qui a ainsi été placée sous le signe de « la guerre nécessaire à l’Iran ». Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ».Lundi 9 mars 2015.
