GRANDE LESSIVE DE PRINTEMPS CHEZ LES « LE PEN ».

GRANDE LESSIVE DE PRINTEMPS CHEZ LES « LE PEN ». Lorsque l’on aspire à parvenir aux commandes de l’Etat, dans le cadre du jeu institutionnel, on est tenu de sacrifier à quelques rites et obligations d’allégeance « au système ». En échange de quoi on reçoit les « adoubements »nécessaires des centres décisionnels réels. Il y a peu, Marine Le Pen dans un duo amusant avec le président du CRIF, a fait connaitre son aval aux exigences minimales du Lobby israélien et Roger Cuckierman lui a décerné en échange « un certificat de respectabilité »;Jean-Marie son Papa, entendu quelques jours après sur France inter, abondait dans son sens : « Israël a droit à la sécurité il a le droit de se défendre ». Mais le « vice » de ses origines, comme le sang de l’hydre, colle malgré tout à la peau du FN nouveau. C’est la partition sur laquelle entendaient jouer ses adversaires politiques pour le combattre. Ne lui fallait-il pas, avant l’épreuve des régionales où le FN devrait confirmer sa place de premier parti de France, atteindre à la respectabilité incontestable ? Se laver définitivement de la suspicion infamante d’être un parti fasciste ? Et pour atteindre ce but, ne devait-il pas immoler le père fondateur ? N’était-ce pas en tout cas ce que lui suggérait Roger Cukierman précisément, dès avant les départementales quand il confiait à l’AFP, « que «madame Le Pen n’est pas fréquentable parce qu’elle ne s’est pas désolidarisée des propos de son père». » Voilà donc. Ce sera fait bientôt. Madame Le Pen sera fréquentable.Commençant hier la rédaction de cet article, c’est à peine si j’osais suggérer timidement que Jean-Marie a donné exprès, à la nouvelle génération FN, le bâton pour se faire battre. Or, depuis, j’ai eu connaissance de l’avis de Nathalie Saint-Cricq, émis hier soir dans le journal de 20 heures de « France 2 », qui disait « qu’en tout cas cela arrangeait bien Marine qui d’un mal ferait un bien », et celui, ce matin, d’Eric Coquerel (Front de Gauche) sur « Sud radio » « On se demande à quel niveau c’est pas un dernier cadeau de Jean-Marie Le Pen à sa fille ». Me voilà rassuré, je n’hallucine peut-être pas encore. Le vieux semble se sacrifier à la cause. Un autodafé. Ill Jette dans le feu ses vieux démons. Le parti en sortira purifié, en ordre de marche pour la conquête du pouvoir.Jeudi 9 avril 2015. JEAN-MARIE LE PEN, CE COMIQUE ? On entend parfois des phrases ou propos dont le potentiel comique nous échappe. Comme de jolis joyaux qui pour n’avoir été « découverts », par personne, retournent à la nature et à l’oubli. J’ai saisi il y a quelques instants une de ces superbes perles noires de la dialectique (dans son sens ancien), au journal de la mi-journée de « France 2 ». Je serai chagrin qu’elle se perde. Je ne résiste pas à vous la livrer toute chaude. Ils font parler Jean-Marie Le Pen sur une image d’archive : « Elle (Marine. NDLR) parle de suicide. C’est elle qui se suicide. Elle se tire une balle dans le pied » Certes, ça fait mal, mais ce n’est pas très mortel. Jean-Claude Gayssot a expérimenté cela il y a quelques années, non au sens figuré mais factuel, il se porte toujours fort bien.Vendredi 10 avril 2015. SAVANTE CONTRADICTION Serge Moati est un « Lepinologue » un spécialiste de Le Pen. Il a récemment écrit un livre qui a pour titre « Le Pen, vous et moi, éd. Flammarion, Paris, 2014. ». Serge Moati fait preuve d’un grand à-propos. Le contexte est vendeur. Il était interviewé hier, j’ai omis de noter sur quelle chaine de télévision, c’est « France 2 » je crois. A propos du « drame shakespearien » en cours. Serge Moati est de l’avis contraire au notre. Il affirme qu’il n’y a pas de mise en scène, (drôle de théâtre shakespearien que celui-ci sans mise en scène ? Mais passons.) Or, il ajoute presque aussitôt, nous renvoyant à la dramaturgie, grecque cette fois, que Marine avait besoin de cela avant les régionales et surtout la perspective des présidentielles de 2017 où elle ne doit plus paraitre comme « la fille de… » Elle doit en quelque sorte tuer son père, politiquement parlant. Et il suffirait donc que ce soit souhaitable ou qu’elle y pense, pour que « le ciel » la serve sur un plateau. Ah la bonne fille bénie des cieux. N’avez-vous pas le sentiment que ce constat est de nature à infirmer le « présupposé » selon lequel il n’y aurait ni préparation ni mise en scène ? Samedi 11 avril 2015.

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